‹ De la Méthode de l'Eau Camphrée Pour la Mesure de l'Odorat: Quelques-unes de ses applications cliniques et scientifiquesChapitre 18 sur 19 · SAS CII · texte numérisé non relu

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réthisme nerveux que subit l’épileptique. Nous savons d’ailleurs que les autres sens participent de cette surexcitation.

Si, maintenant nous prenons le sujet quelques minutes après le sommeil qui suit l’accès, tout autres sont les résultats ; il semble que l’odorat subisse la torpeur et l’hébétude propres à cette période. La sensation minima qui équivalait à l’état normal à 7 p. 1.000.000, répond à ce moment à 2 p. 10.000. — La perception elle-même descend de 1 p. 10.000 à 1 p. 100. Ces faits ne peuvent vraisemblablement s’expliquer par l'épuisement nerveux. et qui plusest, la sensibilité tactile s'émousse complètement, l’ammoniaque en solution concentrée oumêmepureneproduitaucune réaction. Ce n’est donc pas seulement le nerf olfactif qui est intéressé, mais encoreet surtout le trijumsau.

La mesure de l’odorat dans la paralysie générale n'offre pas moins d'intérêt que dans les affections précédentes. Elle présente cependant de bien grandes difficultés qu'on ne peut surmonter qu'avec du tact

et de la persévérance.

20 malades ont été examinées aux différentes périodes de la maladie (période de début, période d'état avec démence et période de gâtisme). Il est très malaisé d'obtenir la moindre attention de la part de ces malades et souvent leurs paroles correspondent à leurs

idées délirantes, et ce n’est qu'avec l'habitude et sur-

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tout en répétant les expériences qu'on peut arriver à des résultats exacts.

Pour la détermination du minimum sensible, l’on notait simplement le flacon où la malade déclarait trouver une odeur plus forte; pour la perception on employait le procédé ordinaire. Nous voyons d’après cette étude que l’olfaction diminue au fur et à mesure que progresse.la paralysie générale. Dès la r"° période, la sensation comme la perception sont profondément diminuées, mais surtout comme on peut bien s’en rendre compte la perception qui est côtée 2 p. 10 au lieu qu’elle marque à l’état sain 5 p. 100,000. Ainsi dans cette affection qui trouble si profondément les facultés intellectuelles, c’est aussi la perception qui est la plus atteinte. Nous constations plus haut qu'il en était demême dansl'épilepsie à mesure qu’entraient en scène le délire et la faiblesse intellectuelle. Ce qui prouve bien que la sensation et la perception ont une évolutionsouvent distincte et méritent en conséquence d’être étudiées séparément. Ce dernier mode d’activité est sans aucun doute un mode d’activitè sensoriel complexe et sa diminution ne doit pas être sans nous faire pressentir une perturbation intellectuelle. Nous voyons également l'épreuve de la reconnaissance de l’eau comme de celle des différentes odeurs, donner des résultats bien inférieurs à la moyenne normale. Pour le 1° cas nous notons 6,8 au lieu de

la normale 9,40, dans le second cas 2,7 au lieu de 6,8,

Nous remarquons en outre le nombre élevé de sujets hors série (c’est-à-dire ceux ne percevant le camphre qu’à l'état pur en solutions saturées). Enfin 8 paralytiques générales sur 20 présentent l’amosmie complète. En somme l’olfaction est profondément atteinte dans cette affection et dans son mode le plus élevé et aussi le plus complexe, la perception.

L'odorat a été aussi mesuré au moyen de la même méthode, chez des sujets hystériques. Il a été possible de se rendre compte de l'influence des crises hystériques sur l’olfaction. Six femmes âgées en moyenne de 20 ans ont été examinées dans ce but, et ont pu fournir 26 observations complètes. Ces recherches sont reproduites dans le tableau que nous publions ci-dessous.

Par l’étude de ce tableau, 1l est facile de voir que l'olfaction est atteinte au point de vue presque exclusif de la sensation.

Dans la période qui précède immédiatement les crises, il y a hyperosmie ; nous nous rappelons avoir déjà trouvé dans l’épilepsie cette sorte d’éréthisme sensoriel. Et avant même la fin de la crise, le retour à l’état normal se produit.

Si, au contraire, nous étudions la perceptivité, c’està-dire la reconnaissance des odeurs, nous la voyons diminuer avant la crise et de plus en plus à mesure que l’on approche du paroxysme de la crise. Quant à

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PI | ÉoS © Le LE d MOMENT MINIMUM MINIMUM Fe À LS | SEL SON | de l’examen de sensation | de perception 6225 59 8 | sen ARS T

| Etat normal..........15p.1.000.000! 3 p. 100.000 | 8.81 | 6.33

Immédiatement ‘avant | la crise............14p.1.000.000! 2 p. 100.000 |9 5)

CE

| Pendant la crise. .....|1 p. 100.000 | 3 p. 100.000 | 8.17 | 5.33

Immédiatement après épris... Mp:1.0007000! p.100. C00:1 8:60 | 6133

SENSIBILITÉ TACTILE à l'ämmoniaaue

ne 7

Sensation | Perception |

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la sensibilité tactile, elle est plus fine avant et pendant la crise qu’à l’état normal:

Ainsi donc, si, chez les femmes saines nous trouvons pour la sensation 1 p. 100,000 et pour la perception $ p. 100,000; nous trouvons chez les hystériques, au lieu de ces chiffres, $ pour 100,000 et 3 p. 100,000. Cela montre bien que l’olfaction à une acuité plus coñsidérable dans l'hystérie.

En outre; les 6 sujets examinés présentaient de l’hémianesthésie sensorielle et tactile (4 à gauche et 2 à droite). L'un des sujets âgé de 19 ans et minutieusement examiné, avait pendant la phase hallucinatoire de la crise, une hypéresthésie de la sensation olfactive et en même temps une diminution de la perception ; quant à la sensibilité tactile elle devenait normale.

Nous reproduisôns plus loin le tableau donnant les résultats fournis par 10 observations prises sur le même sujet dont nous venons de parler.

Dans ce tableau nous pouvons étudier comparativément les accès hystériques et épileptiques au point

de vue de leur influence sur l’olfaction.

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MINIMA MINIMA de de sensation perception HPAATOEMAI,S LE. 7p.1.000.000! 1 p. 100.000 Immédiatement avant les crises .. |: À. ...|4p.1.000.000! 1 p. 100.000

Pendant les crises....[9p.1.000.000! ? p. 100.000

Pendant l'état halluci- Ritoem ire ..[2p.1.000.000! 8p.1.00.000

Immédiatement après les crises ..........|6p.1.000.000! ? p, 100.000

où l’eaù a éte reconnue

NOMBRE de cas sur 10

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