À MON PRÉSIDENT DE THÈSE M, LE PROFESSEUR MATHIAS-DUVAL
Membre de l'Académie de médecire Officicr de la Légion d'honneur
Introduction
Une méthode précise, en clinique, joue un rôle capital ; car elle nous permet d’avoir des données scientifiquement comparables entre elles, en nous fixant les points de repère auxquels nous devons recourir. Elle est basée sur l’expérimentation grâce à laquelle nous essayons d’arracher à la nature ses secrets. Il ne faut pas oublier que c’est l’expérimentation qui nous donne le moyen le plus commode de comparer les faits et par suite, nous invite à attacher à chacun d’eux, respectivement, telle ou telle valeur factice, si l’on veut, mais qui, néanmoins, répond dans notre esprit à une conception bien définie.
Claude Bernard disait dans son (Introduction à l'étude de la médecine expérimentale » : (L/expérimentation est incontestablement plus difficile en médecine que dans aucune autre science, mais par cela même elle ne fut jamais dans aucune plus nécessaire et plus indispensable. Plus une science est complexe,
plus il importe, en effet, d’en établir une bonne cri-
rs
tique expérimentale, afin d'obtenir des faits comparables et exempts d'erreur. »
Pour ce qui concerne les sensations, et, en particulier, l’olfaction, il est évident que le médecin pourrait y puiser de sérieux éléments de diagnostic et de pronostic, s’il avait à sa disposition pour les mesurer des méthodes pratiques et exactes.
Ausei est-ce avec un très grand intérêt que nous avons poursuivi l'étude des méthodes destinées à la mesure de l’acuité olfactive tant au point de vue purement scientifique qu’au point de vue clinique. Ces méthodes, nous essaierons de les exposer successivement, avant d'étudier celle de l’eau camphrée qui doit faire le fond de ce travail.
Au moment de terminer nos études médicales, nous ne manquerons pas au devoir de remercier nos maîtres des hôpitaux de Paris qui aous ont toujours accueilli avec bienveillance, en particuliér Messieurs les Professeurs Tillaux et Dieulafoy qui nous ont initié aux difficultés de la clinique. Nous adresserons aussi l’expression de notre respectueuse reconnaissance à la mémoire de Monsieur le D' Gingeot.
Monsieur le Docteur Toulouse, médecin en chef de l’Asile Villejuif, directeur du Laboratoire de psychologie expérimentale, nous a guidé avec la plus grande aflabilité dans l'étude de la pathologie men-
tale et nerveuse : de plus, il nous a donné l’idée de ce
eh
travail : nous lui adressons l'expression de notre plus sincère reconnaissance.
Monsieur Vaschide, lui aussi, qui a bien voulu nous initier aux délicatesses de l’olfactométrie et faciliter notre tâche, a droit à notre vive gratitude.
Nous sommes heureux de remercier M. le Professeur Mathias Duval de l'honneur qu'il nous a faiten acceptant la présidence de notre thèse.