‹ De la Méthode de l'Eau Camphrée Pour la Mesure de l'Odorat: Quelques-unes de ses applications cliniques et scientifiquesChapitre 5 sur 19 · Chapitre ii · texte numérisé non relu

Chapitre ii

Ïl fallait donc au médecin une méthode peu com pliquée et capable, pour cette raison, d’entrer dans la pratique courante. En outre, pour que toutes les expériences fussent comparables entre elles, il était nécessaire, de substituer à toutes ces essences de composition variable dont on se servait auparavant un corps odorant à constitution définie. Le camphre, précisément, présente cette qualité fondamentale : au surplus, il peut être dissous dans l’eau à raison de ï pour 1000 sañs que ses propriétés odorantes en soient le moins du monde altérées. Cette solution doit être faite à froid.

Nous ällons voir tout à l'heure comment l’on doit employer cette méthode et quels sont les résultats intructifs qu’on peut en tirer dans bien des cas. Nous l’avons d’ailleurs particulièrement étudiée, voulant personnellement nous rendre compte de ses avantages dans la mesure de l’odorat chez les sujets normaux, comme chez les sujets malades.

Nous avons poursuivi dans ces derniers temps, au laboratoire de Psychologie expérimentale de l’Asile de Villejuif, une étude minutieuse de la méthode, aussi essayons-nous d'en dégager la valeur scientifique.

L'appareil a été désigné par MM. Toulouse et Vaschide sous le nom d’osmi-esthésimètre. Il permet de mesurer l’acuité de la sensibilité olfactive, la perceptivité des odeurs (pouvoir de reconnaissance) et enfin l’acuité de la sensibilité non olfactive de la muqueuse pituitaire.

Ce sont là d’ailleurs des propriétés qui sont conformes aux caractères généraux des divers appareils de mesure des sensations que nous ont fait connaître récemment MM. Toulouse et Vaschide. Ils permettent de mesurer les phénomènes suivants :

a). — Minimum moyen de la Sensation (connaissancede l'excitation la plus faible sentie).

b). — Minimum moyen de la Perception (reconnaissance de l’excitant quantitatif le plus faible perçu).

c). — Minimum de certitude de la Sensation (excitation la plus faible constamment sentie).

d). -— Minimum de certitude de la Perception (excitation la plus faible constamment perçue).

e).—Minimumdifférentiel entre deux sensations (1).

f). — Minimum différentiel entre deux perceptions (2).

(12) Ces minima différentiels doivent être recherchés, pour les moyennes générales, en prenant comme point de départ

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