‹ De la Méthode de l'Eau Camphrée Pour la Mesure de l'Odorat: Quelques-unes de ses applications cliniques et scientifiquesChapitre 4 sur 19 · RS · texte numérisé non relu

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imité convenable est portée dans les narines à une séconde précise que l’on note, puis on respire normalement en soulevant le tube d’un mouvement uniforme. On arrête le mouvement aussitôt que le parfum est perçu, et l’on marque la seconde exacte. Grâce aux données du pèse vapeur, on arrive par le calcul à connaître le poids d’odeurt qui a passé successivement dans le tube.

Dans les expériences d'Aronsohn, on se sert « de 2 flacons tubulaires gradués de 5o en 5o centim., chacun communiquant avec le tuyau d’un robinet en T : grâce à un 3° tuyau le contenu de l’un ou de l’autre facon pouvait être améné dans le nez. [a solution se composait d’une solution de Na CI (0,73 p. 100) chaüffée à 40° environ et d’une quantité déterminée de la substance odorante. » Une poire fait couler le liquide dans le nez d’une hauteur de 50 centim. Le sujet est penché en avant. On se sert d'huile d’œillet dans la proportion suivante : 0.05 pour 250 parties de la solution de Na CI à 40°. L'auteur dans ses expériences montre que la solution de 0,75 p. 100 est la plus indifférente, et ne gêne en rien l’olfaction. Les substances employées par l’auteur, sont l'huile d’œillet, le camphre, l’eau de Cologne, le cumarin et la vanille. Les doses d'huile d’œillet ont été diminuées depuis 0,6 jusqu’à 0,00001 pour cent de solution salée. Cette derniére dose serait la limite de l’olfaction. L'auteur trouve

les diverses limites de la perception olfactive pour les

re diverses substances, le camphre etc... Souvent dans le cours de ces expériences, la perception olfactive est troublée par des douleurs ou des picotements dans le nez:

Voici néanmoins le tableau qui exprime les résultats obtenus par l’auteur :

! & 2 2 ro) = Eo2+ Limite extrème K S| 2, |SeSs.e | dé la perception £ NE naB E2Z 282.206 olfactive..

Substance 0.8 8 La ÉD SL Concentratioh de la D £. GS R 9 2° $ bise odorante oo À 22 210 92 Substance pour SES EL = £e -— | 100 ce: d'une solu- E 2) &7 |SÉS-22 | ‘tion à06:p.100 2 5 253% |de sel dé Cuisihe ; De g ARTS Huile d’œillet...| 30 |40°c | 0.05 à 0.1 0.00001 Camphiess..:4411n 741188 0.6 àO.1 0.001 Eau de Cologne..| 14 |40à44|0.8 à 1.0 0.1 Gumarih:. .:..: 19 |44 0:5 0:00001 à 0.000001 Vanilline.......| 25 |44 Dam 0:001

Jacques Passy, lui, prépare une séfie de solutions titrées à 1/10°, 1/100°, 1/1000°, etc; «en dissolvant 1 gr. de matière odorante dans 9 gr. d’alcool, puis mélangeant 1 gr. de cette première solution dans 9 grammes d'alcool et ainsi de suite. Cela fait, ajoute l’auteur, je prélève une goutte de la dernière dilution que je laisse tomber sur un petit godet légèrement chauffé, disposé dans un flacon de capacité connue. On

si pe

attend quelques instants pour permettre à l'odeur de se diffuser ; on découvre alors le flacon et le sujet présette son nez à l'ouverture; s’il ne perçoit rien on répète l’expérience avec une solution plus concentrée et l’on continue ainsi jusqu’à ce que la perception apparaisse. On conclut que le minimum est compris entre les deux dernières expériences ; il est facile alors de le déterminer d’une façon plus précise; il suffit de préparer les solutions intermédiaires entre la solution trop faible et la solution trop forte.

Nous ne faisons que mentionner les méthodes de Dibbits, Frôhlich, Mesnard, etc, sans insister davantage, notre but étant d’esquisser les caractères des méthodes les plus connues. Toutes ces méthodes sont eritiquables pour la plupart tantôt au point de vue de leur principe, tantôt et particulièrement au point de vue de l'utilité pratique et scientifique. Il ne s’agit pas d’une utilité clinique, car on sait, qu’habituellement, tous les procédés sont bons en clinique et rarement ün criterium scientifique vraiment rigoureux, inspiré la soi-disant technique clinique. Notre critique s’adresse à la portée réelle scientifique des appareils; lesquels ne répondent que très peu à l'exigence des recherches olfactométriques.

Dans certaines méthodes comme dans celle de Valentin, par exemple, la manipulation elle-mème

implique une perte notoire de la substance odorante,

perte qui augmente proportionnellement de là durée de l’expérience.

Dans les appareils de Fischer et de Penzoldt, le milieu ambiant est loin d’être uniforme, malgré l’agitation de drapéaux qui impliquerait une diffusion pour ainsi dire, homogène de la substance odorante.

En oüutre, on ne distingue pas au juste les conditions où l'expérience commence de l’état qui suit immédiatement après. Il y a toujours une erreur presque inévitable dans toutes les méthodes qui concernent l’odorat mais qui se remarque surtout dans la méthode Fischer et Penzoldt à savoir celle qui dépend de l’'homogénéité du milieu ambiant.

Dibbits employant sa méthode d'acide acétique a créé une méthode difficilement applicable aux recherches un peu délicates oubliant surtout comme la plupart, de préciser ce qu’il entend par la mesure de la sénsation olfactive et l’on ne sait pas au juste s’il s’agit de sensations additionnées, d’une perception 6lfactive ou d’un état plus complexe.

Dans l'expérience de Frohlich, où l’on mesure le minimum perceptiple par rapport à la distance qui sépare le nez d’une substance odorante, les conditions expérimentales sont à la merci d’une foule de causes d’erreur trop élémentaires pour les révéler ici.

Lombroso et Ottolenghi, et peu après, Jacques Passy malgré une initiative plus heureuse dans l’étude olfactométrique, commettent une grosse erreur en

ëmployant des solutions titrées de diverses substances diluées dans l'alcool. Le minimum perceptible mesuré dans de pareilles conditions est sujet à caution à cause de l’odeur de l’alcool qui est assez variable.

Aronsohn, l’auteur, parmi les modernes, qui a le mieux étudié l’odorat avec un sens critique et avec une ingéniosité hors ligne, employant sa méthode de douche nasale est accessible à des critiques bien sévères concernant d’une part les conditions anormales de l'expérience et de l’autre l'absence de données précises sur l'expérience elle-même. On ne sait pas d'avance si les conditions de l’olfaction sont les mêmes dans l'air que dans l’eau. Et on ne sait pas non plus, jusqu’à quel point les conditions désagréables de l’expérience favorisent ou empêchent une détermination précise du minimum perceptible.

Pour ce qui concerne l’olfactomètre de Zwaarvemaker, il peut être critiqué longuement. Une première critique s'adresse à la manière de faire l'inspiration ; la deuxième, capitale, à notre avis, concerne le tube lui-même qui a la faculté de conserver les odeurs.

On peut mentionner encore comme cause d'erreur la composition même de ces nombreuses essences qui doivent varier nécessairement et qui par conséquent doivent présenter des pouvoirs odorants différents.

Charles Henry a fait un pas en avant dans l’olfactométrie, cherchant à mesurer la quantité minima de

vapeurs odorantes susceptible de provoquer une sen- Saint-Maurice 3

Sation olfactive. Mais, malgré l’ingéniosité de son appareil, on se heurte à des difficultés pratiques qu’on ne peut écarter que difficilement et qui sont compliquées encore par la délicatesse des conditions expé-

rimenteles tant subjectives qu’objectives.

Savelieff qu'on a critiqué avec raison a commis l'erreur capitale de commencer la mesure de l’odorat par la présentation des concentrations les plus fortes pour arriver au minimum perceptible.

En d’autres mots, il y a là des étapes intéressantes à retenir dans l’olfactométrie qui montrent en méme temps la difficulté du problème qu’on aborde, aucune de ces méthodes n'étant arrivée à présenter les conditions fondamentales qu’une bonne technique exige.

L’osmi-esthésimètre de Toulouse et Vaschide — nous l’avons vu à l’œuvre, — nous semble répondre à une grande partie de ces exigences et peut être considérée comme une nouvelle étape dans le problème de l’olfactométrie. Le corps odorant est défini rigoureusement ce qui manque à presque toutes les autres et de cette manière toutes les expériences cliniques sont comparables entre elles. L’odeur est famillière et peut être facilement reconnue par tout le monde, ainsi que les expériences de Toulouse et Vaschide l’ont montré ; et puis, la technique, par sa simplicité et par sa facilité de préciser chaque expérience elle-

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De A | ; 4 : h même par l'emploi des solutions, permet d'obtenir, fait à retenir, une graduation constante qui varie de

la solution inodore jusqu’à l’unité olfactométrique, le

camphre pur.

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