DEVOIR-PLAN
Lettre d'an souscripteur de V « Encyclopédie » à Diderot, après le retrait du privilège, en ijSj.
CORRECTION
Les plan:s qui m'ont été remis ne sont pas très satisfai- ;ants. Il faut se méfier de cet exercice, et n'en user qu'avec DFudence : il vous habituerait vite à vous contenter d'àpeu )rès. Vous croyez facilement avoir des idées et des conlaissances, parce que vous avez aligné des formules creuses ; vous croyez les avoir rangées dans un ordre raisonlable, parce que vous avez prodigué les divisions et les luméros : en réalité, je ne vois là que des mots vagues iisposés au hasard. Rien n'est difficile, en effet, comme l'apprécier la valeur d'une idée lorsqu'on ne peut pas réiiger immédiatement le paragraphe. Un titre n'est valable \ue si vous êtes prêts à énumérer la série des faits qu'il 'ésume, si nous pouvons apercevoir, en le lisant, les réaités qu'il représente en raccourci. Ce n'est pas résumer m paragraphe en puissance que d'écrire comme H. :
La Philosophie alarme les classes dirigeantes...
)u comme J. :
Diderot se heurte aux préjugés philosophiques et à l'esprit de parti )ris...
Darce que le mot « classes dirigeantes » (anachronisme, i'ailleurs) ne nous indique nullement quels sont les adversaires de Y Encyclopédie ; parce que les mots « préjugés » 3t« parti pris » peuvent s'appliquer à toute autre chose et i toute autre époque qu'à l'esprit de la Sorbonne théolo-
SgÔ PROGRÈS DE LA RAISON DANS LA SOCIETE
gique en 1757. — Le titre que nous adopterons pour la première partie conviendra au contraire à cette époque et ne conviendra qu'à elle... Mais rédigeons d'abord notre préambule.
Préambule (en trois phrases).