‹ De la méthode littéraire; journal d'un professeur dans une classe de premiereChapitre 301 sur 443 · L'éloquence · texte numérisé non relu

L'éloquence

Certains mots de Figaro (« Parce que vous êtes un grand seigneur. Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus... tandis que moi, morbleu ! »)

Le mouvement, dans le monologue de Figaro.

c. — L'ironie et l'impertinence.

Les mots de Brid'oison ( « Est-ce que j'ai aacheté ma chaarge pour autre chose ?» — « plus bête que Monsieur !» — « la foorme ! » ).

Les reparties de Figaro :

— généreux comme un voleur... comme un seigneur.

— recevoir, prendre et demander...

— Il fallait un calculateur...

— Ma réputation 1 — Et si je vaux mieux qu'elle ?...

— médiocre et rampant... et l'on arrive atout.

— La justice... indulgente aux grands, dure aux petit Les couplets :

— Tout finit par des chansons.

Conclusion,

Ainsi, trop souvent, malejré moi, je me suis surpris à suivre l'entraînement du public, j'ai applaudi comme les autres cette caricature de nos mœurs, cette satire de nos privilèges, cette dangereuse attaq[U€ d'un régime déjà si fragile... Même en ce moment, à la réflexion, je ne puis m'empêcher de rire en me rappelant cette verve, ce bouquet de fusées brillantes que tout le monde comparait à un feu d'artifice... Reste à savoir si les flammèches ne mettront pas le feu quelque part et si cette agitation ne sera pas le signal de l'incendie. Pour moi, plus je vois s'avancer l'échéance redoutable, plus je considère les années qui viennent comme des années de grâce que nous laisse le destin... Après... « Après nous le déluge 1 »(i) disait le roi Louis XV... Malheureusement, nous sommes trop jeunes pour dire la même chose que lui. Nous le verrons, le déluge ! Nous assisterons à des malheurs étranges. Crojez-en ce gredin de Figaro.

(i) V. la forme authentique de ce mot historique p. i84. On peut supposer qu'il avait pris déjà la forme légendaire en 1784.

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