‹ De la méthode littéraire; journal d'un professeur dans une classe de premiereChapitre 305 sur 443 · Le devoir du citoyen : il appartient à la patrie · texte numérisé non relu

Le devoir du citoyen : il appartient à la patrie

Il avoue même que d'autres devoirs le retiennent, et que, si la personne du roi venait à disparaître, il n'en garderait pas moins sa place dans l'armée française. Il serait fidèle à la nation, après l'avoir été à son chef.

A. — Ses devoirs envers la nation survivraient à ses devoirs envers la royauté.

Certes, il a une reconnaissance profonde pour la dynastie qui a fait la France — L'œuvre des Capétiens à travers les siècles...

Mais il préfère encore la France elle-même ; et le jour ovi il lui faudrait choisir, c'est avec son pays et ses concitoyens qu'il resterait, contre le roi lui-même ramené dans les fourgons de l'étranger.

B. — De plus, les principes sur lesquels s'appuie la nation doivent prévaloir, en cas de conflit, sur ceux de l'ancienne monarchie.

... Vous ne voyez, mon cher comte, que les excès et les violences écœurantes de la populace. Votre colère, je le répète, est tout à fait

légitime; mais je crains qu'elle ne vous empêche de voir les chose? telles qu'elles sont. Elle vous fait trop vite oublier vos impressions premières et ce noble enthousiasme qui s'empara, le 4 août 1789, des trois ordres de l'Assemblée Constituante. Non, mon cher ami, nous ne pouvons nous être trompés lorsque nous avons salué, comme l'aurore d'une ère nouvelle, cette grande Révolution. Les nobles idées que nous proclamions alors survivront sûrement aux désordres d'un jour, et le rôle des honnêtes gens est d'en assurer coûte que coûte le triomphe définitif.

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