II. — L'application de ce principe
i) à la tragédie.
Prendre une note sur les auteurs de transition, au théâtre, qui occupent la scène entre la retraite de Corneille (i652) et le triomphe de Racine (1667, Andromaque^
LE NATURALISME DA>'S BOILEAU Il3
— Thomas Corneille et Quinault — Les derniers représentants du genre romanesque.
La tragédie de Racine définie par Boileaa (comme le drame de Sardou a pu l'être au jour le jour dans les feuilletons de J. Lemaître que vous êtes en train de parcourir):
a) La rapidité de faction (v. 27-37) et la règle des trois unités. (V. Brunetière, Époques du théâtre français, p. m et 113.)
6) La vraisemblance des sujets.
— le romanesque dans Corneille — ses erreurs. (V. Bru- :sETiÈRE, Conférence sur Rodogune, p. 66 et 74.)
— les ce idées communes » dans Racine (v. 47-5o) et les passions les plus répandues — l'amour (v. 95-96).
c) La peinture exacte de la réalité.
Gomment le poète rend originaux ces « lieux communs » par la sincérité de son observation personnelle.
Exemple : Difierence entre la banalité des héros de roman (v. 97 et ii5) et l'originalité des personnages de Racine (v. 98-99). — V. également Boileau, Épitre VII, début, et Brunetière, p. i63.
2) à la comédie.
Rapprocher le chant lïl du chant I (v. 79-96), où vous trouverez l'heureuse définition du burlesque. Les écrivains burlesques déformaient la réalité pour en faire une caricature, en même temps que les écrivains romanesgaes la déformaient d'une autre manière pour l'embellir ou la farder.
Molière se contente simplement de peindre la nature telle qu'elle est.
A. — Les lieux communs dans la comédie, ou les incidents de la vie bourgeoise.
— Pourquoi les auteurs comiques doivent se borner à ces sujets — comparaison entre Aristophane (v. 335-3/i4) Bezàrd. — Méth. 8
Il4 l'esprit classique au XVll" SIÈCLE
et la comédie nouvelle (v. 349-358) qui sert de modèle à Molière.
B. — Manière de renouveler ces vieux sujets :
L'observation personnelle de l'auteur dans la comédie.
Expliquer les mots naïves, vives (v. 367, 368 et 372). L'art de distinguer les traits particuliers à l'individu — Le talent de Molière (v. 391-400) — les réserves deBoileau — valeur de son jugement.