II. — Renaissance
Copernic (i473-i543),de Thom, chanoine de Frauenbiirg — étudie en Italie — reprend l'hypothèse pythagoricienne dans son ouvrage De revolutionibus orbium cselestium (i543).
Sa doctrine n'est adoptée que par quelques mathématiciens, de i55o à 1600.
II[. — La dernière génération du XVI^ siècle.
I. Kepler (i57i-i63o). — Wurtembergeois — étudiant à Tubingue — élève du copernicien Mœstlin. — Son œuvre principale : r « Astronomie nouvelle, ou physique céleste, fondée sur les observations de Mars, déduite des observations de Tycho-Brahé ». — Les 3 grandes lois de Kepler.
3, Galilée (i564-i642). (Éd. Laurent, p. i8-38.)
— né à Pise — professeur de mathématiques à l'université de Padoue — puis à Florence, précepteur du jeune duc de Toscane.
— étude d'Archimède — expériences sur la pesanteur et l'hydrostatique — la lunette de Galilée (1609).
— il défend la doctrine de Copernic dans la Lettre à la grandeduchesse Christine (161 5) et dans les Dialogues (i632).
3. Harvey (1578-1657). — Né à Folkestone. — Il a pour maître, à Padoue, Gesalpini, qui avait déjà découvert la « petite circulatioii du sang ». — Dès 1619, Harvey enseigne lui-même la théorie de la circulation.
Ici se placeront Descartes (iSgG-iôSo) et Pascal (i6a3-i662), nés plus tard, morts moins âgés.
Remarquer que la science est toujours œuvre collective • les plus grands hommes ont dû quelque chose à leurs maîtres et à leurs contemporains. (Voir cette idée exprimée par Pasteur [Éd. Laurent, p. 345] et par Berthelot [p. 37a].)
Note sur les obstacles opposés à l'esprit d'observation par l'esprit d'autorité.
I. — Les difficultés que rencontrent ces grands hommes. Les principaux documents à consulter sont les lettres de Galilée et Bezatio. — Métli. a
l8 LES ORIGOES DE LA RAISON CLASSIQUE
le texte original des décrets qui par deux fois le condamnèrent avec une trop célèbre inconscience (Laurent, p. 2 2-33). Encore ne donnent-ils qu'une faible idée des résistances rencontrées jusque vers la fin du xviie siècle, dans le monde des savants et des professeurs, par la doctrine de Copernic. Bien rares furent alors, en France et en Italie surtout, ceux qui, comme le P. Riccioli, Gassendi, le P. Mersenne et Malebranche, désapprouvèrent sans ambages les congrégations romaines. Pascal lui-même, qui, bien entendu, les blâme en qualité de janséniste, ne paraît pas les condamner formellement comme mathématicien (voir Provinciales, i8« lettre). Tant la routine a de force et pèse sur les plus grands esprits 1