I. CONSEILS RELATIFS A LA LECTURE DES EXTRAITS
Quel est celui d'entre nous qui, vivant à Paris ou dans une grande ville, n'y trouve parfois l'existence bien artificielle et bien compliquée? qui ne regrette, à certains jours de fatigue et de lassitude, la vie du berger montagnard, nourri de lait et de fromage, et logé, comme ses bêtes, dans un chalet grossier ? — Nous apprécions les tramways, le métropolitain, les calorifères et les ascenseurs. Nous admirons le mouvement des affaires et l'animation des rues. Beaucoup d'entre nous, les femmes surtout, s'ennuieraient à vivre loin des salons où l'on se montre et où l'on cause. Mais nous aimons aussi à revoir, chaque année, quelques semaines, les champs, les prés et les bois; nous voulons retourner à nos origines et nous retrouver, comme aux temps bibliques, hommes simples sur la terre nue... C'est ce plaisir que Rousseau révèle à la société raffinée de son temps : il met, suivant le mot de Sainte-Beuve, « du vert dans la littérature ».
Vous chercherez, dans vos Extraits, les textes où vous retrouvez le mieux vos propres impressions sur les points suivants :
LE SENTIMENT DE LA >ATURE ^f^5