‹ De la métrite chronique dans ses rapports avec l'arrêt d'involution de l'utérus après l'accouchement et l'avortementChapitre 8 sur 8 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Après ce long exposé qu’accompagnent les résultats' donnés par trois autopsies et de nombreuses observations, nous croyons être en état d’établir les conclusions suivantes :

1° La métriie chronique est beaucoup plus fréquente à la suite de la fausse-couche ou de l’accouchement qu’à toute autre époque de la vie d’activité sexuelle.

2° Ce n’est pas le travail de la fausse-couche ou de l’accouchement qui seul suffit à expliquer l’établissement, de l’état morbide d’où résulte la métrite chronique.

3° Sous l’influence des causes énumérées dans ce travail, l’involution utérine s’arrête dans son évolution, agit alors comme cause irritative et favorise le développement des conditions qui produisent la métrite chronique.

4° C’est ainsi que s'explique l'augmentation de volume, l’agrandissement souvent considérable que présente l’utérus dès le début de l’envahissement de la métrite chronique.

b° L’involution utérine, arrêtée dans son évolution, ne conduit pas fatalement à la métrite chronique, car cette affection ne se développe que dans les organismes atteints d’affection constitutionnelle ou de diathèses.

6° Dans le cas cù l’organisme est indemne de maladie générale, l’engorgement, le renversement, l’abaissement,

la flexion ou la combinaison de ces différents états sont le résultat de l'arrêt d’involution.

7° Les causes de la metrite chroniq^o consécutive à l’arrêt d’involution sont donc spéciales à l’individu, elles sont représentées par l’état diathési que.

8° Pour empêcher le développement de la métrite consécutive à la fausse-couche ou à l’accouchement, il suffit de favoriser l’involulion utérine en laissant, pendant le temps que met normalement l’utérus à revenir sur lui-même (70 à 80 jours), l’appareil utéro-ovarien dans le calme le plus complet.

9° Cette régression peut être favorisée par de nombreux moyens thérapeutiques, au nombre desquels, les décongestionnants, l’hydrothérapie, les révulsifs sur la région lombaire jouent le principal rôle.

Enfin, dans ce même but, il importe de préciser qu’abandonner une femme qui vient de faire une fausse-couche ou un accouchement, se fiant à la bonne nature pour ramener l’appareil utéro-ovarien dans l’ordre normal, est une erreur grave contre laquelle on ne saurait trop réagir.

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