‹ De la métro-péritonite puerpéraleChapitre 5 sur 6 · MARCHE ET · texte numérisé non relu

MARCHE ET

Les urines reprennent leur aspect normal. Le méléorlsme disparaît, le retrait de lorgane utérin devient manifeste, les douleurs abdominales diminuent. La malade peut alors se coucher et se tourner sur tous les côtés indifféremment; le ventre devient souple dans toute son étendue, et la physionomie reprend son aspect naturel.

Enfin, les lochies redeviennent normales; c'est ainsi que, si elles ont élé sanguinolentes, on les voit bientôt prendre un aspect blanchâtre; et ordinairement, trois semaines ou un mois après le début de la maladie, les malades peuvent reprendre leurs occupations. Levret, Tissot, Doublet, etc., disent avoir eu fréquemment l'occasion d'observer que les accidents les plus funestes, que les symptômes les plus alarmants disparaissent presque toujours quand le lait se porte aux mamelles. Telle est ordinairement la marche que suivent les cas

isolés, sporadiques.

La métro-péritonite puerpérale épidémique, au contraire, a le plus souvent une terminaison fâcheuse.

Quant au retour de la sécrétion lactée (quand celleci a été supprimée), c'est simplement l'effet et non la cause de l'amélioration de la maladie.

D'après Dubreuilh fils, dans certains cas, la maladie serait jugée par une évacuation critique, telle qu'une sueur abondante, un flux copieux d'urine, des selles liquides nombreuses, une salivation continuelle. Les urines critiques sont louches, contiennent un sédiment qui paraît d'abord filandreux, mais qui se précipite ensuite et forme une masse d'un blanc mat; ce précipité formé surtout d'acide urique, apparaît également par l'addition d'une légère quantité d'acide nitrique et

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