I, IV, 15; XII
358 ADMINISTRATION DE L'ARMÉE
rable. Nous le voyons souvent signalé dans les auteurs et les inscriptions, et nous savons que L. Cornélius Balbus, pour qui Gicéron fit le plaidoyer qui nous reste, était prœfectus fabrum sous le consulat de César.
Enfin, au-dessous des ouvriers, et en dernier lieu, venaient les vivandiers, lixœ, et les valets, calories. Les vivandiers étaient des hommes libres qui suivaient Farmée pour s'enrichir en trafiquant; les calories étaient des esclaves qui servaient les soldats et les déchargeaient de ce qu'il y avait de plus pénible dans les travaux militaires. Leur nombre, sous la république, avait toujours été trôs-restreint. et, dans l'origine, les officiers seuls et les chevaliers avaient pu s'en servir; mais plus tard, dans les temps de relâchement, il devint excessif; des armées en eurent quarante mille à leur suite (1). Les grands généraux en avaient toujours limité l'usage le plus possible : César, par exemple, lorsqu'il était parti de Sicile pour porter la guerre en Afrique, avait défendu à ses soldats d'embarquer un seul valet avec eux. Dans la décadence, ce fut tout le contraire : Léon voulut que ses officiers en eussent d'enrôlés pour garder les bagages pendant le combat, et que ses soldats se missent quatre ou cinq ensemble pour en entretenir un (2). Les empereurs, par de telles ordonnances, semblaient avoir pris à tâche de désorganiser euxmêmes l'ancienne discipline de l'armée romaine.
0) Tac, Hist., III, 33; Orose, V, 16. -(2) VI, 10, 14.