G RÉSUMÉ KT CONCLUSION
une péirificalion dans un rocher. Tous ne sont pas d*ailleurs en mesure d'agir sur les lois et d'influencer l'avenir , mais il n'y a personne qui ne puisse adoucir quelques souffrances du moment. La bienfaisance doit donc être ainsi répartie : aux hommes d'état le soin des générations futures et l'initiative de ces grandes mesures qui changent le sort de l'humanité; à la charité privée le soulagement quotidien des douleurs actuelles; qu'elle continue à remplir consciencieusement ce pieux devoir et, si de hautes et puissantes influences s'offrent pour la diriger, qu'elle accepte leur patronage et ne dédaigne pas le rôle d'auxiliaire pour conserver une action plus indépendante, mais moins utile aux misérables.
On a quelquefois tenlé pour enr^hir les pauvres des mesures violentes et spoliatrices qui ont invariablement tourné contre ceux qu'on voulait favoriser. Leur résultat constant a été une immense augmentation de la misère générale. Qu'on ne revienne donc plus à des essais malheureux , que Texpérience a condamnés sans retour. La politique emploie souvent des moyens immoraux , parce qu'ils ont le malheur d'être profitables et elle invoque pour sa justification la triste excuse de la nécessité. Il n'en est pas ainsi de la bienfaisance. Elle ne saurait agir avec fruit qu'en améliorant à-Iafois les lois et les hommes ; qu'en répandant au loin les lumières, la probité, l'amour du travail, et qu'en prenant pour point de départ les principes les plus absolus d'une morale sévère , soutenus par les enseignemens d'une religion éclairée.