CHAPITRE IX
Des commuiuiux, de la vaine pàlui-e, du défricbemeiit des. bois, des prés natureb, considérés dans leur rapport avec le produit net.
Q I. Des communaux.
Il y a peu de chose à dire sur l'institution même des communaux ; mais leur emploi peut donner lieu à de sé^ rieuses réflexions.
Est-il à propos que les communes possèdent des terres? Ne vaudrait-il pas mieux qu'elles ne possédassent que des rentes? Cette question, peut-^tre assez simple en elle-même, s'est compliquée d'un élément hétérogène qui a pour beaucoup d'esprits complètement déplacé la discussion. Les communes, autrefois créancières de l'état, ont vu dans un moment de détresse leurs fonds saisis et détournés pour subvenir aux besoins du trésor. Ce souvenir vit encore dans la mémoire de beaucoup d'hommes qui en ont été les témoins ; il y a laissé des traces profondes que réveilleraient infailliblement toute tentative feite dans le dessein de mettre les communaux à la disposition de l'état. Il n'y a donc pas lieu de s'occuper de cette opération qui répandrait partout l'inquiétude et serait considérée comme une espèce deconfisca-