BU PASSÉ DE QUELQUES ÉTATS, ETC. 12S
les grands chemins de l'industrie. Le peu de sûreté de ces chemins et la crainte continuelle d'y être détroussé en élo!-* gnent la partie la plus nombreuse et la plus prudente de la population , et â en résulte un retard prodigieux dans les progrès de la richesse publique. Si Ton n'a pas perdu de vue que c'est sur ce progrès seul que peut être fondé l'espoir de détiliire la misère dans l'avenir , on comprendra la nécessité l'urgence d'une réforme dans nos lois industrielles. Il serait trop long de les passer toutes en revue ; cependant, nous allons examiner quelques-uns de leurs points les plus importans.
Ç I*'. Dupasse de quelques états en matière de financés; de t altération des
monnaies $ delà èanquerouisk
, Quels que puissent être les évènemens, le présent est tou-^ • jours le fils du passé, et rien ne peut e£Eaceren lui les traces des vertus et des vices de son père. Ceu^-là tomberaient donc dans une erreur étrange qui diraient : Une reste rien de la meiUe Pranee, 89 a ioui renouvelé. La révdution a déplacé et refondu toutes choses, la France a été jetée dans un creuset ardent et coulée dans un moule nouveau ; mais on n'a pas ehangç la nature du métal \ le plomb n'est pas devenu or et l'or n-est pas devenu plomb. On a changé les hommes, les familles et les institutions \ mais on n'a pas effacé le souvenir du passé ni rayé les pages de l'histoire. Laterrogeons-les \ voyons quels antécédens nous ont laissés nos pères, et peut-être ensuite cesserons*nous de noi^ étonner des vices actuels de nos institutions.
La science du crédit est née d'hier ; jusqu'en 1815, que trouvons-nous en France ? Des siècles de littérature, des siècles de splendeur royale et tout le reste absorbé par la guerre. Qu'elle ait été très souvent glorieuse , c'est ce que nul ne saurait contester ; mais les siècles guerriers ne sont pas remarquables par le bon état des finances et le respect