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objets de oommerce : rien n'est plus désastrem que la variation fréquente des prix qui doivent , autant que possible , rester fixes on ne changer que par gradation. La vente à terme offre à la Bourse les mêmes avantages que sur les autres marchés ; sans elle , les mouvemens de hausse ou de baisse seraient infiniment plus fréquens et plus rapides : la vente an comptant produit ces mouvemens» la vente à terme les modère ; sa tendance est dono de diminuer les inconvéniens qn'on ne peut détruire et de rendre plus rares et plus difficiles les tripotages des joueurs ^ rien ne serait pltts facile que deledémontreri bien queTopiniongénéralesoittoutopposée.
Les dettes de jeu ou provenant d'un pari perdu n'ont pas de valeur devant les tribunaux^ et l'on en donne pour raison que la loi ne recoqnatt pas tous les contrats aléatoires; mais elle devrait au moins connaître de tons les contrats entachés d'escroquerie et , si elle ne poursuit pas le joueur pour lui faire payer ses dettes , elle devrait le poursuivre comme voleur pour avoir joué , ayant l'intention de ne pas payer.
Les partisans de la législation actuelle disent : £«# paris et les jeu» de earteê ou de boune étatU immoraux, la loi ne doUpoê e'en occuper,' si quelques vols en son$ la suite f on a su d avance à quoi ton s'exposait et les victimes ne mériient aucun intérêt.
Mais le vol ne doiMl pas être puni en vue de sa propre criminalité et non en vue de celui qui en souffire? Où en serionfr-nous si le volenr pouvait fsire valoir, comme moyen de défense, le peu de vertus de celui qu'il a pillé? L'article 579 du Code pénal déclare coupable de vol quiconque a soustrait fratêduletuement une chose qui ne Im appartient poMn II ne fait pas d'exception pour le cas ou la chose sonstraite appartiendrait à un homme vicieux. Quant à l'argument tiré de la non-intervention de la loi dans des msurchés qu'elle désapprouve, il équivaut à celui-ci : on ne doit veiller à la sûreté des voyageurs que quand ils suivent les grandes routes ou au moins les chemins vicinaux; s'ils s'écartent