ET DL PRODUIT BRUT
en honneur chez les peuples qui n’estiment pas et, pjtr conséquent, qui ne comprennent pas l’industrie. Le produit net domine chez ceux qui précèdent les autres dans la voie du progrès.
Les sectateurs du produit net supplanteront toujours et partout les partisans du produit brut, comme les fusiliers et les artilleurs balayeront toujours les armées qui combattent avec l’arc ou le javelot ; ainsi la doctrine du produit brut disparaîtra avec ses partisans, comme ont disparu devant le canon les archers, les frondeurs et les hommes d’armes bardés de fer.
C’est à regret que nous abandonnons ce sujet sans avoir reproduit et réfuté une à une les objections multipliées des partisans du produit brut, il faudrait des volumes : résumons le chapitre iii.
L’ouvrier libre ne doit jamais être à la charge de celui qui l’emploie ; autrement l’industrie ne serait qu’une taxe des pauvres plus ou moins déguisée.
L’ouvrier libre doit payer par son travail au-delà du prix de son salaire ; autrement ce salaire baisserait , puisque les maîtres n’auraient plus d’intérêt à retenir leurs ouvriers.
Ce n’est pas en dévorant les ressources de la nation que les ouvriers doivent maintenir leur existence; c’est en les augmentant, au contraire; toutes les fois qu’un homme meurt sans laiser derrière lui, sous une forme quelconque, un accroissement de la richesse publique , que cet homme soit prolétaire ou pair du royaume, il a dû être nécessairement mal constitué ou mal dirigé.
Le produit net se partage forcément entre les ouvriers et leurs maîtres ; les uns et les autres perdent quand il n’y a pas de produit net.
La doctrine du produit net amène à sa suite celle de la concurrence : or, au milieu d’avantages sans nombre , la concurrence produit des désastres partiels et momentanés. Leur aspect ne doil point effrayer le véritable philantrope.