‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdes par d'EsternoChapitre 97 sur 117 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Du désintéressemeut. De l’amour des richesses.

On ne saurait douter que la richesse ne soit une chose bonne en elle- même ; ainsi , l’amour des richesses, lorsqu’il est contenu dans de justes bornes, ne mérite que des éloges, comme tout autre attachement aux choses louables et utiles. Il s’est trouvé autrefois de profonds philosophes qui ont dépeint sous le jour le plus flatteur les avantages de la pauvreté ; mais ces panégyristes de l’indigence étaient propriétaires de fortunes colossales qu’ils conservaient et augmentaient avec le plus grand soin. S’ils apient regardé la pauvreté comme le souverain bien, pourquoi ne l’auraient-ils

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