‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (volume 2)Chapitre 195 sur 314 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

Des associations mutuelles d'ouvriers, et des sociétés charitables.

Les différentes formes ou plutôt les essais d'association appliqués au soulagement de la misère , sont encore les moyens les plus efficaces qu'on ait employés pour améliorer la condition des classes laborieuses. L'association, est le mot de l'énigme sociale, la parole magique qui doit mettre fin au charme fatal sous lequel vivent les classes pauvres. Bien qu'on ne l'ait pas encore nettement prononcé jusqu'ici , il a suffi de le bégayer imparfaitement pour en entrevoir déjà les bienfaisants effets. Que sera- ce lorsque nous saurons lire couramment celte puissante formule ?

L'association n'a été pratiquée jusqu'ici que sous deux formes, simples et incomplètes toutes deux : 1° Sous la forme d'association mutuelle d'ouvriers; 2° sous la forme d'association charitable.

Des ouvriers ordinairement du même métier se réunissent dans une sorte de club, et, au moyen d'une certaine contribution hebdomadaire ou mensuelle , ils s'assurent mutuellement 2 18

Page 1