CHAPITRE III
A QUELLES CONDITIONS LA PRODUCTION DES RICHESSES ET LES PROGRÈS DE L'INDUSTRIE PEUVENT-ILS ÊTRE FAVORABLES A TOUTES LES CLASSES DE LA NATION , ET EN PARTICULIER A CELLES DES TRAVAILLEURS ?
Nous ne nous dissimulons pas les grandeurs et les difficultés de la tâche que nous assumons ici , et il nous serait beaucoup plus commode de clore en ce moment notre travail , laissant à d'autres plus hardis et plus intelligents que nous le soin de tirer les conséquences; mais nous pensons que les difficultés et les périls d'une entreprise n'autorisent jamais la désertion, et que . après avoir montré le mal et ses causes , il faut nécessairement conclure. Nous avons étudié le mal , nous sommes profondément convaincu de la grandeur des dangers dont il menace la civilisation, et de l'urgence de les combattre; à nos risques et périls nous dirons par quelles armes , par quelle méthode , et dût-on nous accuser de demander des réformes aussi impraticables que la république de Platon, nous protesterons