‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (volume 2)Chapitre 242 sur 314 · DE LA TRANSMISSION DE LA PROPRIÉTÉ PAR LA VENTE VOLONTAIRE OU FORCÉE · texte numérisé non relu

DE LA TRANSMISSION DE LA PROPRIÉTÉ PAR LA VENTE VOLONTAIRE OU FORCÉE

Si nous voulons concevoir une juste idée des effets que peuvent produire les lois qui régissent la transmission de la propriété sur la condition économique d'un peuple, comparons l'état actuel de la France avec ce qu'elle était il y a seulement un siècle. Alors, il y a un siècle, le grand instrument du travail productif était possédé par une classe d'hommes étrangère à toute espèce de travail, et qui ne savait que se battre et commander. La classe laborieuse était ou privée de l'instrument, ou ne pouvait l'obtenir qu'à des conditions qui ne lui permettaient pas de consacrer librement son intelligence et son industrie à tirer de cet instrument le meilleur parti possible. Le sol était partagé en un petit nombre de vastes domaines plus qu'à demi incultes et couverts de misérables villages. La classe des fermiers anglais n'existait pas. Le cultivateur , privé de tout moyen d'acquérir la propriété , écrasé d'impôts et de vexations de toute sorte, méprisé comme un esclave , se trou-

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