‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (volume 2)Chapitre 30 sur 314 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

même y est soumise aux lois et à tous les inconvénients de l'industrie.

Nous emprunterons encore un fait social à l'enquête anglaise sur les tisserands à îa main. M. Symons, chargé d'étudier la condition des mêmes ouvriers en d'autres pays, a reconnu que partout où le tissage était combiné avec d'autres travaux, la condition du tisserand était bonne , et que des familles régulières pouvaient vivre dans cette demi-aisance qui est la félicité des peuples. En Suisse et surtout en Autriche, les tisserands à ia main forment une classe distinguée parmi la population laborieuse , et la misère y est à peu près inconnue. Le savant commissaire pouvait ajouter que beaucoup de tisserands de Manchester se rappellent encore le temps où un travail bien rétribué faisait d'eux les ouvriers les plus intelligents et les plus sages des trois royaumes.

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