‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (volume 2)Chapitre 67 sur 314 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

SUITES DES CAUSES POLITIQUES DE LA MISÈRE. — DES IMPÔTS ET DES DÉPENSES PUBLIQUES.

Tous les économistes ont traité la question des impôts , et leurs travaux ont répandu une grande lumière sur ce sujet , qui intéresse à un si haut degré la fortune des nations. Plus heureux ici que dans les autres branches de la science, ils sont généralement demeurés d'accord avec les principes de l'égalité sociale. L'économie politique est par son origine et par sa nature une science d'opposition, et le despotisme, on le iait, n'aime guère plus les économistes que les idéologues. Celte science est née dans le temps où se préparait la révolution française; elle a pris l'initiative des réformes, et c'est en signalant les fautes de l'administration financière, en critiquant les impôts, qu'elle a gagné sa popularité. A l'exception de quelques théoriciens intéressés à croire et surtout à faire croire que les gros impôts favorisaient le développement de la richesse des nations, et que les appointements fastueux des agents et des favoris du pouvoir se répandaient en rosée bienfaisante sur le peuple assez heureux pour payer beaucoup , à l'exception encore de l'école d'indifférence de Macculloch et de Ricardo, qui

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