‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 162 sur 224 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Rapprochons maintenant les faits que nous venons de rapporter de ceux que nous offre l'Irlande, qui , après ce que nous avons vu, n'a plus rien de nouveau à nous apprendre. Nous avons rencontré l'Irlande avant de passer le canal; la petite Irlande des cités anglaises et écossaises vaut de tous points la grande. A Dublin, les maisons, ruelles et allées, dans lesquelles habitent les classes pauvres , sont en si misérable étal de malpropreté, que les sales habitants de ces lieux peuvent seuls en approcher (1). Entrer dans de plus grands détails ce serait reproduire presque mot pour mot ce que nous avons dit déjà de Londres, de Manchester et de Leeds. Qu'il suffise d'avertir le lecleur que l'Irlande est le modèle , le type parfait de la misère, et que les districts pauvres des grandes villes dans les autres pays n'en sont encore que des imitations et des copies î

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