‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 173 sur 224 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

rés. H a comparé, par exemple, la mortalité officielle delà ville de Londres , avec celle de cinq comtés qui présentent à peu près une population égale s soit : 1,762,710 habitants. Du 1er juillet au 51 décembre 1858, la métropole compte 24,959 décès j les cinq comtés à population égale, pendant le même laps de temps, 15,210 décès. Du 1er janvier au 50 juin 1858, à Londres, 28,658 décès; dans les cinq comtés, 18,864. Total de Tannée dans la métropole, 55,597; dans les cinq comtés, 54,074. Ainsi, la mortalité de la ville de Londres est à celle des campagnes, comme 55 est à 54 ; et il ne faut pas oublier que ce sont les pauvres seuls qui soldent celte énorme différence (1) !

Un extrait des tableaux qui notent les causes de mort nous apprend que, sur une population égale, 22,994 maladies suivies de mort se sont manifestées dans les villes, du 1er juillet au 3! décembre 1857, et seulement 14,475 dans les campagnes. La proportion des épidémies contagieuses est de 6,204 dans les villes, de 2,550 dans les campagnes (2)!

On aperçoit , dans les différents districts de Londres , une différence remarquable dans le nombre des cas d'affections épidémiques. Dans le district de TVestminster , on ne compte que 25 cas de typhus, dans celui de Clerkenwell que 18 seulement , tandis que dans White-Chapel le nombre des cas de typhus s'élève au chiffre de 155 , dans un seul trimestre (5). A Liverpool , 266 attaques de typhus dans le même trimestre, à Manchester 142.

La comparaison de la mortalité dans les différents quartiers de la ville de Londres donne les résultats suivants : Dans White-Chapel, 5,908 décès, tout près de 4 décès sur 100 habitants; c'est le maximum de la mortalité à Londres; dans Saint-George Hanovcr square, quartier habité exclusivement par la richesse, 1,785 décès sur 100, pas tout à fait deux décès sur 100 habitants, c'est le minimum (4).

Nous espérons qu'on nous pardonnera cette longue citation

(1) First annual report of the régis trar gênerai, fable C. p. 148.

(2) Jbid., p, 150, table I).

(3) Jbid., table M, p. 152.

(4) Tbhl.. table F.

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