‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 4 sur 224 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

la manière de poser les questions, elles placent les concurrents sur la voie de ces découvertes ; autrement elles les exposeront à s'égarer dans des recherches oiseuses, et à manquer le but, qui est la vérité.

Par Tintelligente libéralité de M. le baron Félix de Beaujour, l'Académie des Sciences morales et politiques dispose d'un prix quinquennal de 5,000 francs sur Tune des nombreuses questions qui se rattachent à celle de la misère. C'est pour se conformer à ce vœu testamentaire de M. Beaujour, que l'Académie des Sciences morales a proposé la question qui nous a engagé à lui présenter, sous forme de Mémoire, un fragment incomplet de l'ouvrage auquel nous travaillions alors, et que nous publions aujourd'hui. Voilà donc le plus grand fait social de notre temps mis officiellement à l'étude !

Mais, pour que le travail parvienne à en dégager la solution, pour que les recherches ainsi provoquées aboutissent à un résultat utile , il est de toute nécessité qu'elles soient entreprises avec un but nettement défini, et surtout conduites avec méthode. Malheureusement les programmes de l'Académie nous paraissent s'écarter de la marche naturelle de la question : ils demandent plutôt des monographies plus ou moins intéressantes, qu'une étude méthodique du problème, en vue de sa com-

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