‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 62 sur 224 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

années , et tous les esprits éclairés pourront juger avec certitude si l'organisation sociale actuelle doit être réformée ou non. On verra alors clairement où va le monde , et les faits auront souverainement décidé la question si controversée aujourd'hui, de savoir si nous sommes ou non dans le chemin qui mène aux glorieuses destinées que se promet l'humanité : ce ne sera pas peu de chose de gagné!

Nous terminons cet aperçu de la misère légale de l'Angleterre par une citation empruntée à l'agent d'émigration Muggeridge, qui, moins optimiste que plusieurs de ses collègues de l'administration du paupérisme, avoue ainsi l'étendue de la misère et l'impuissance où l'on se trouve d'y porter remède. « Il est, je le » crains, hors de doute que, quelques efforts que l'on fasse

■ pour améliorer la condition sociale des classes inférieures de » ce pays , avec quelque persévérance , quelque dévouement » qu'on les soutienne, qu'ils émanent de la philanthropie indi-

■ viduelle ou de la sagesse de la législature, ces efforts n'ob- » tiendront jamais de bienfaisants résultats, à moins qu'ils ne » soient accompagnés d'un système d'éducation assis sur une » base large et libérale. » Sans contester ie pouvoir de l'éducation, nous douterons à notre tour qu'elle puisse remédier jamais à la mauvaise situation économique des classes laborieuses de l'Angleterre.

Page 1