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De la monnaie

Ëdit£ur du Journal des ËcoDomistes « de la Golle&tloD dds principaux Ksoooaiistes ,

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DV CREDIT PVBJLIC.

I. Bases da crédit public. — Son origine en France. — Absence du crédit public dans Tantiquité. — Comment agissaient les gouvernements anciens en cas de besoins imprévus. — Ce qui est résulté souvent pour ces gouvernements du défaut de crédit. — Quelles circonstances rendent nécessaire Tusage du crédit public. — Opinion sur le crédit public des écrivains du dix-huitième siècle et de ceux de notre époque. — Ce quMl y a d'exagéré ou d*erroné dans ces opinions.

II. Modes successifs des emprunts publics. — Quel mode on suit aujourd'hui. — Histoire des dettes publiques de la France et de l'Angleterre. — Importance des dettes des différents États européens. — Combien ces dettes sont préjudiciables. — Des banqueroutes faites par les États. — Extrême facilité de TAngleterre à placer ses emprunts.— Ce que représente, dans le régime financier de ce pays, Tintérêt de sa dette.

III. L'amortissement. — Ses vices. — Ce qu'il a coûté à la France et à l'Angleterre. — Comment on doit éteindre les dettes publiques. — Des conversions de rentes. — Comment elles doivent être opérées et combien elles sont profitables. — Conversions récemment opérées. —-Du mode usité dans l'adjudication des emprunts publics. — Ce qui en résulte. — Du principe même de l'adjudication des emprunts. — De l'emprunt forcé. — Résultats produits sur le marché des capitaux par les emprunts publics. — Conditions des rentiers. — Morcellement actuel de nos rentes.

IV. Dettes flottantes. — Utilité et dangers de ces dettes. — Divers systèmes de dettes flottantes. — Composition des dettes flottantes de la France et de l'Angleterre. — Résultats produits par le crédit public.

Le crédit public est une des choses qui distinguent le plus les sociétés modernes des peuples anciens. De nos jours cependant, on en chercherait vainement encore II. 1

quelque trace où Ton ne rencontre ni ordre ni sécurité ; où le caprice seul gouverne, quand ce n'est la violence ; où Ton n'a nul souci des ressources du travail, non plus qu'aucun respect de la propriété • C'est que , quelque forme qu'il revête, le crédit repose toujours sur la confiance qu'inspirent les engagements contractés; bien ||[ plus, c'est cette confiance même (1). La base des finances

de tous les empires, c'est l'économie ; la source du cré-

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