‹ De la morale de PlutarqueChapitre 85 sur 91 · Memor., IV, 4, § 10. Cf. Cicéron, Tusculanes, II · texte numérisé non relu

Memor., IV, 4, § 10. Cf. Cicéron, Tusculanes, II

CONCLUSION

Lucien; et il semble qu’il se soit écoulé entre eux plusieurs siècles de réflexion et de critique. Mythologie, histoire, philosophie, religion, Lucien, comme Plutarque, touche aux sujets les plus divers; mais partout où il porte la main, il sème la ruine. Tous les souvenirs, tous les restes de ce monde que Plutarque cherchait respectueusement à relever, Lucien les mine sourdement et les précipite. Le souffle d’un esprit raisonneur et sceptique anime les écrits du satirique de Samosate; Pâme de l’antiquité respire dans les ouvrages du sage de Chéronée : il est le défenseur à la fois candide et résolu, parfois volontairement aveugle, du passé. »

Dans un Traité compris parmi ses œuvres 1 , tous les Sages de la Grèce se trouvent, par un ingénieux anachronisme, réunis à la table de Périandre, tyran de Corinthe. Le repas est simple et frugal : les convives y sont assis sans distinction ni rang; des femmes y ont place. La religion, la politique, la famille, fournissent la matière de Tentretien. De la discussion d’une maxime on passe à l’explication d’une énigme, de l’énigme au conte, non sans s’arrêter, chemin faisant, à quelques sophismes; Apollon, Homère, Pla- ton, Euripide, les animaux, sont tour à tour appelés en témoignage; la parole passe avec la coupe. Le roi du festin s’est effacé; ou plutôt, le roi du festin, c’est L'auteur qui, d’un air demi-grave, demi-souriant, met doucement les convives aux prises et dirige le chœur.

Que Plutarque soit lui-même l’auteur de ce Traité,

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