‹ De la mort à la vie [microforme]Chapitre 2 sur 8 · MONTRÉAL · texte numérisé non relu

MONTRÉAL

“LA TEMPERANCE” 964 rue Dorchester ouest

AC312 Lu 8/64

Nihil obstat.

Marianopoli, die 1a junii 1916.

Fr. GERMANUS MARIA, o.f.m.

censor deput.

Imprimi potest.

Marianopoli, die 1a junii 1916.

Fr. JOANNES-JOSEPH, o.f.m.

Min. Prov.

Nihil obstat, Marianopoli, die 3a junii 1916.

E. HEBERT, censor librorum,

Permis d'imprimer.

Montréal, 3 juin 1916.

t PAUL, arch. de Montréal.

Lettres de Messieurs les docteurs Eugène Virolle et Z. H. Ethier

à l'auteur.

Montréal, 116 rue Laprairie, 10 juin 1916. d Au Révérend Père Hugolin, 0.f.m.

Mon Révérend Père,

Lorsque vous m'avez fait, il y a quelques jours, l'honneur de me demander l'appréciation de votre travail, connaissant depuis longtemps voire âme d'apôtre je soupçonnais bien quelque oeuvre philanthropique, mais j'étais loin de. m'atlendre à un exposé aussi précis el aussi complet de l'évolution et du traitement curatif de cette terrible maladie qui s'appelle la tuberculose.

Le titre de votre ouvrage en dit bien la nature: c’est un chant de victoire après une lutte acharnée contre un ennemi redoutable, et * d'autant plus redoutable qu'il s’insinue sournoisement dans un organisme déprimé.

En insistant comme vous le faites sur les causes débilitantes et les premiers signes du mal, combien, qui sont déjà sur la pente glissante de la tuberculose, pourront, grâce à vos

Conseils, se ressaisir el remonter vers la santé !

Et au tuberculeux Qui vous lira, sachant que

VOUS avez vous-même appartenu, ainsi que vous le dites si bien, à “la grande confrérie des tuberculeux”, quelle brillante lueur d'espoir pour Son âme, quel baume salutaire pour son coeur angoïssé !

“Votre Oeutre, mon Révérend Père, en préchant la patience et la persévérance, aidera beaucoup le médecin dans sa tâche difficile Quprès du tuberculeur. Si lous, en effet, ne Peuvent suivre l'entraînement du sanatorium.

tous du moins Peuvent se procurer la cure d'air et de repos chez eut. Or, c'est ici l'écueil au quel se heurte le médecin. Après quelques se. maïnes de repos, le patient se rebelle, se ré. volle même contre l'état d'inactivité dans lequel on le laisse, .. Qu'on lui lise alors quelques Passages de \a mort à la vie; qu’on lui mette en évidence la ténacité courageuse de ceux qui ont voulu guérir. Que votre Ouvrage devienne le livre de chevet du luberculeux; on verra alors v0s sages conseils porter leurs fruits.

En terminant, mon Révérend Père, laissezmoi vous dire qüe je trouve votre petit livre

complet pour l'objet qu’il a en vue, C’est un Ouvrage unique en son genre, et les malades soucieux de leur guérison seront pénétrés de re Connaîssance à votre égard s'ils mettent vos conseils en pratique.

Veuillez agréer l'expression de ma hauté considération et de mes sentiments les plus distingués,

Dt Eugène VIROLLE.

Montréal, 50 Avenue Laval, ce ler juin 1916.

Au Révérend Père Hugolin, o.f.m.

Mon Révérend Père,

J'ai lu avec un très grand intérêt votre travai intitulé De la mort à la vie.

Laissez-moi vous dire que je saisis avec une vive satisfaction cette occasion qui m'est offert: de venir apporter l'hommage public de ma reconnaïssante admiration à celui que l’on retrouve toujours à l'avant-garde des amélioralions sociales.

Depuis plusieurs années vous avez sacrifié vos heures de repos pour instruire notre population des dan, rs de l'alcooi, en lui montrant

par vos écrits le cortège lugubre des misères Que ce poison entraîne. Votre âme d'apôtre n'avait pas encore déversé tous ses trésors d bienfaisance, Voilà qu'aujourd'hui,

Ous avez triomphé,

vous voulez alléger le fardeau des Pauvres viclimes du même mal, én leur racontant votre histoire.

Certes, on a déjà beaucoup écrit, beaucoup Déroré sur la tuberculose, mais ici il ne s'agit Pas de théorie, ni de Conceplion d'ordre purement sentimental; c’est un malade qui, par Amour de ses semblables, à le Courage i'érrire, c’est à dire de revivre le mal dont il à été alleint, les angoisses dont il a été la proie, et qui redit les moyens salutaires qu'il a Pour “lourner le dos à la mort et s’a vers la vie.”

C'est un exposé, en quelques pages mises à la portée de tous, des signes auxquels on reconnaît le mal dès ses débuts insidieux et trompeurs, de la marche envahissante qui lui est Propre si on le laisse se Propager; et c’est l'affirmation authentiquement vécue et raison

employés cheminer

née que le tuberculeux peut guérir, s'il le veut et s'il se soumet courageusement et patiemment à la cure indiquée par un médecin d'expérience.

Au nom de lous ceux qui vous liront, mon Révérend Père, et en particulier au nom des malades, je vous dis un merci du plus profond” du coeur. Connaissant la psychologie du tuberculeux, je vois briller des larmes joyeuses et confiantes aux yeux de plus d’un pauvre phtysique qui lira ces pages n°? vous démontrez que LA TUBERCULOSE EST GUERISSABLE à toutes ses phases; qu’elle peut être guérie sous tous les climats, à cette seule condition de VOULOIR GUERIR.

C’est donc avec une légitime fierté que je salue votre entrée en lice dans la lutte antituberculeuse. Continuez votre oeuvre de charilé, aimez les malades, sauvez-les par vos conseils, faïtes-en des hommes forts et robustes pour la grandeur du Canada et le bien de l'humanité,

Veuillez agréer, mon Révérend Père, l’assurance réilérée de mes sentiments respectueux et dévoués,

Dr Z.-H. ETHIER,

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