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à une heure du matin il est pris d’une crise de délire furieux et meurt. — Pendant les deux jours qu'il est resté à l'hôpital, la température s’est maintenue audessus de 40°. À l’autopsie on n’a trouvé aucune lésion cérébrale ni médullaire.
Nous avons observé chez un autre malade des tremblements des membres et des lèvres, auxquels succédèrent des contractures des deux membres supérieurs.
En général les alcooliques meurent avec une température très élevée.
Cependant la mort ne survient pas touiours avec cet appareil fébril intense, c'est ce que montre l’observation suivante :
Observation. — J.F..., garcon de cafe, âgé de 30 ans, est atteint le 22 mai d'un érysipèle de la face. Il entre à l’hôpital le 23. Bon état général. Pas d'albumine. Température 38,6. Le malade présente du tremblement individuel des doigts. Le 24 mai, dans l'après-midi, malgré que la température descende et n’atteigne plus que 37°, le malade commence à délirer. Anesthésie complète des deux membresinférieurs. Dans la nuit le délire augmente; le malade se lève, il voit défiler devant lui des animaux et des individus qui le torturent. Cet état dure toute la nuit du 26. Subitement, à 2 heures de l'après-midi, le malade tombe dans le coma. La respiration s’embarrasse et à 3 heures il meurt sans avoir repris connaissance.
À l’autopsie tous les organes paraissaient absolument sains ; les ensemencements n'ont d’ailleurs rien donné.