CONCLUSIONS
Pour les 3,072 cas d'érysipèle, sur lesquels ont porté nos recherches, la mortalité s’est élevée à 5.37 pour 100.
La mortalité des enfants au-dessous d’un mois a atteint 100 pour 100. Jusqu'à un an révolu il y a environ 00 décès pour 100 malades. Ce chiffre tombe à 33 pour 100, si l’on considère en bloc tous les enfants jusqu'à 3 ans révolus.
Chez les vieillards, les gens affaiblis au débilités, atteints d'érysipèle, le pronostic est presque toujours fatal.
Les principales causes de déchéance organique, qui influent sur le pronostic de l’érysipèle, sont les lésions antérieures ou latentes du foie, du cœur, des reins ou des cellules nerveuses.
Le streptocoque de l’érysipèle peut aussicauser la mort chez des individus vigoureux par sa virulence excessive.
La mort dans l’érysipèle arrive quelquefois au
RÉPSN E
milieu des symptômes adynamiques qui sont communs à beaucoup d’autres maladies microbiennes, et composent le tableau classique de la mort par infection généralisée.
Mais la plupart du temps, la mort arrive au milieu de symptômes en rapport avec les lésions des organes touchés par le streptocoque; chaque complication imprime alors à la mort un cachet spécial; — par exemple, la prédominance des phénomènes nerveux, quand le streptocoque se cultive dans le liquide céphalo-rachidien en quantité anormale, et presque toujours limpide.
Vu par le Doyen, Vu par le Président de la ‘Thèse, BROUARDEL CHANTEMESSE
Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris