PARIS
J.-B. BAILLIÈRE et FILS,
LIBUAIKES DE LACAUÉMIE IMPÉRIALE DE MÉDECINE,
RUE UALTEFEUILLE, 19-
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DANS L'ÉTAT PUERPÉRAL
« Postquam gravida ef t fœmina, plurimis afflcitur malis e sola graviditate orîundia. »
(Yak Swieieh.)
Dans Tétade qui va suivre, je me propose d'examiner successivement quelles sont chez les femmes en couches les causes qui peuvent déterminer la mort subite avec ou sans lésion organique, dans les cas où ces causes sont assez obscures pour ne pouvoir être pénétrées sans un examen attentif. J'avais pensé d'abord a ne m'occuper que des morts subites qui n'ont offert aucune cause matérielle, afin de me conformer plus exactement au programme de l'Académie. Mais je ne tardai pas à m'apercevoir que mes recherches n'auraient aucune base solide; car pour bien apprécier quels sont les phénomènes vitaux de la respiration , de la circulation et de l'innervation qui peuvent par leur trouble ou leur arrêt soudain amener la mort subite, il faut préalablement savoir quelles sont les lésions des organes qui peuvent elles-mêmes troubler ces phénomènes ou les suspendre. Puis, aux termes mêmes de la question académique, les concurrents doivent s'occuper des cas qui ne s'expliquent pas « par les causes ordinaires et appréciables des morts subites, » et il est un grand nombre de cas de morts subites d'origine organique sur
le mécanisme et sur la nature desquels la science est encore très peu
fixée. Enfin, il en est d'autres dont la cause, bien que connue, ne peut être pénétrée, vu la rapidité avec laquelle s'accomplit la catastrophe. L'autopsie, lorsqu'elle a lieu, vient alors lever les doutes : mais ceux-ci persistent dans les cas bien plus nombreux où Touverture n'est pas permise ; et le moyen de bien apprécier ces cais douteux, c'est de les rapprocher des cas certains qui ont été éclairés par l'examen anatomique.