‹ De la mort subite dans l'état puerpéralChapitre 27 sur 27 · DR 1^ MORT SUBITS · texte numérisé non relu

DR 1^ MORT SUBITS

auraieDl mécaDiqueiDent arrêté I& ci ronlatioiu On conçoîl toftt oe qae présente de hasardé lie diagnoaiic d'une semblable iéaioB, au iDoment de Taccident et uéme après Touverture; car on doit alors sexlemandar si les concrétions se sont bien formées pendant la ifie« ou ai elles ne sont qu'un tfiTet cadavérique. Après avoir longuement discuté oetle grave question, je crois être parvenu à établir que chea la femmegcosse ou nouvellement accouchée» il y avait de grandes firobatbilités ^loiir admettre que la coagulation du saiig se faisait pendant la vie, et q«e telle devait être la cause de la mort dans lef; exemples que j'ai rapportés. Si on niait cette conclusion^ il faudrait de toute nôeessité expliquer ces sortes de mort par syncope nerveuse.

La possibilité de rintroduclion de l'air dans les veines utérines, pou de temps après la délivrance, m'a semblé un Xail démontré par des observations authentiques, et cette cause de mort subitecbez la femme en couches me parait incontestable. Le développement spontané d'un fluide aériforme, dans le système sanguin de la femme grosse, est un fait qui n'est pas établi aussi certainement que le précédent ; mais on ne saurait pourtant nier que ce fait est possible, et tout porte à croire que telle fut la cause de la mort, dans deux observations où Ton a trouvé des bulles de gaz dans le cœur et dans les gros vaisseaux. Ici, du leste, comme lorsqu'il s'est agi des concrétions sanguines, ) ai dû examiner si ce développement gazeux n'avait point été le résultat delà fèutréfaction, et la discussion a démontré, je pense, que cette hypothèse était peu probable. En recherchant avec soin quelles sont les conditions qui peuvent favoriser, soit le développement spontané d'un gaz dans le sang, soil TLiUroduction de lair dans les veines utérines, j'ai lait voir que cc^ conditions étaient parfaitement réalisées par l'état du sang et par la disposition des sinus utérins chez la femme grosse ou accouchée depuis peu. Je ne saurais en rien dire ici de plus, sans rentrer ' dans cette discussion. Le diagnostic de ces deux deruières affections u'itflie pas moins de diiûcultés que celui des ooiicréti<ms sanguines, et si l'autopsie ne mettait au jour la cause de la mort, on serait presque toujours parfaitement en droit de la nier et de rapporter la catastrophe à une cause inorganique.

Les affections organiques des centres nerveux déterminent presque toujours des désordres graves dans réconomie, ouis il est assez nire

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<|ae ces affeetions donnent lien à une mort véritablement snbile et sm*^ tOQt k one mort astex prompte, pour que le médecin n'ait pas le tempe dé reconnaître qn^elleest le résultat d'une lésion du système nervem central. Plusieurs faits tendent k démontrer que la marche des affeotions cérébrales est plus insidieuse durant l'état puerpéral , et que celui-ci prédispose même la femme i quelques-unes de ces afTectionSt notamment aux diverses formes de l'apopletie. Cependant il ne faudrait pas s'exagérer r»nfluence de la puerpéralité dans ces circonstances, et il est assez rareque la mort subite d'une femme en couches puisse être exclusivement attribuée à une affection organique de l'encéphale; presque toujours alors il existera quelques complications du cêté du ccrar ou du poumon, ot la soudaineté de la mort sera en rapport avec la résttftante de ces complications. Ces restrictions établies, les apoplexies cérébrales sanguines ou séreuses, en foyer ou diffuses^ sont les maladies de l'encéphale qnf m'ont paru le plus promptement redoutables chez la femme en couches. La mort peut avoir lieu avec ou sans convulsions^ dans un seul accès d'éclampsie quelquefois ; quelquefois aussi une léthargie profonde a succédé aux convulsions, et cette mort apparente en a imposé pour une mort définitive ; il est bien probable que plusieurs femmes ont été victimes de cette méprise . Les convulsions, bien qu'elles aient dans quelques cas paru liées à un épanchement cérébral, doivent aussi se manifester en dehors d'une semblable lésion. L'arachnoldite, le ramollissement de la pulpe cérébra le, etc. , sont encore des affections qui, sous l'influence puerpérale, peuvent se terminer d'une manière fatale et brusque. Enfin les impressions morales un peu vives, la sup* pression d'un flux habituel, et toutes les circonstances, en un mot, qui sont de nature à agir sur l'encéphale et ses dépendances, ou même sur la circulation et sur l'hématose, semblent avoir le funeste privilège de favoriser une apoplexie chez la femme grosse, et ses résultats pourront bien être plus prompts et plus fâcheux que si cette femme eût été dans l'état de vacuité.

Après avoir porté mon attention sur les causes de mort subite qui ont une action directe sur le poumon, le cœur et le cerveau, j'ai dé me demander si, parmi les maladies puerpérales, il n'en était point quelques-unes dont la terminaison fatale peut être à peu près soudaine et inallendue. La péritonite est de ce nombre : cette maladie si grave, et qui donne

lieu à des symptômes qui sont d^ordioaire si Iranchés, peut débuter soudainement et parcourir une grande partie de ses périodes sans être soupçonnée; alors des accidents terribles éclatent tout à coup et quelquefois la mort arrive assez rapidement pour que le médecin n'ait pas ' même le temps de déterminer la nature du mal qui tue* Une collection purulente considérable peut se former dans Fexcavation pelvienne sans donner lieu à aucun phénomène bien tranché; la femme paraît proche de son rélablissenAent, puis tout à coup» après un effort de garderobe» à la suite d un mouvement un peu étendu ou même sans autre cause que la maturité de Tabcès, celui-ci s'ouvre dans la cavité périlonéale^ et la femme succombe en quelques heures et même plus vite, avant qu'on ait pu reconnaître la maladie qui l'emporte. L'autopsie seule explique la mort. Il est souvent d*usage de purger les femmes quelques jours après leur délivrance, et si la malade est mal disposée^ ou si le Médicament est administré à dose un peu forte, ou est d'une nature un peu trop irritante, la mort peut avoir lieu quelques heures après, sans qu'il ail déterminé du reste aucune trace d'inflammation dans les voies digestives. EnQn la tympanile abdominale, qui est encore une affection assez commune après l'accouchement, parait aussi pouvoir déterminer la mort en fort peu de temps, alors surtout que la femme, épuisée par le travail, n'offre plus une grande résistance vitale. Dans ces divers cas, dont j'ai rapporté plusieurs exemples, il n'est pas toujours facile de pénétrer la cause de la mort. L'autopsie elle-même peut ne pas donner toujours des résultats qui satisferont complètement un esprit très positif, car une lésion qui n'est pas toujours très grave et qui ne porte que sur un organe secondaire, peut bien ne pas paraître suffisante pour rendre compte d'une mort subite ou à peu près. Pour moi, il m'a semblé que cette lésion tuait promptement, parce qu'elle éveillait des sympathies nerveuses d'un caractère morbide et qui portaient indistinctement le trouble dans les grandes fonctions vitales. L'action nerveuse ganglionaire est surtout celle qui m'a paru compromise dans tous ces cas.

Dans un dernier chapitre, le plus étendu et le plus important, parce que là est le nœud de la question à résoudre, j'ai cherché quelles sont les causes d'origine inorganique qui peuvent déterminer la mort subite chez les femmes en couches. Une première remarque à faire, c'est que

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la mort s'accompagne à peu près des mêmes symplêmes, qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas lésion d'organe : c*est qu'en effet elle est toujours le résultat de l'arrêt de l'une des trois fonctions cardinales de l'économie, la respiration, la circulation, l'innervation. Mais comme ces trois fonctions sont solidaires Tune de Vautre, comme en dehors de toute lésion matérielle, il ne peut y avoir qu'une lésion dynamique, c'est-à-dire une lésion de l'innervation, c'est toujours en définitive à celle-ci qu'il faut rapporter la mort dans ces cas, soit que l'innervation ait été sidérée dans son ensemble, c'est-à-dire que la cause de mort ait porté sur le principe vital lui-même, sur l'&me, soit que l'innervation d'un organe important ait seule été frappée, et que la mort soit alors le résultat de l'arrêt de la fonction qui lui correspond. Ainsi donc trois g:enres de mort, apoplexie nerveuse, syncope nerveuse, asphyxie nerveuse, dans lesquels on ne devra trouver aucune raison matérielle de la mort, à moins pourtant que celle-ci n'ait pas été assez prompte, car alors on pourrait rencontrer dans l'examen des organes les signes indicateurs de l'état de souffrance des fonctions dans lesquelles la vie se sera le plus longtemps prolongée. Mais ces signes ne doivent pas être confondus avec ceux d'une lésion matérielle primitive, et ils n'impliquent en rien l'essentialité de la cause de la mort. De plus, ces trois modes de mort peuvent se composer entre eux; il est même assez difficile de les isoler. L'apoplexie nerveuse seule peut être q uelquefois reconnue; quanta la syncope et à Tasphyxie de même nom, il parait impossible de les distinguer l'une de l'autre dans tous les cas où elles déterminent la mort subite ; aussi les auteurs ont réuni ces deux affections en une seule, ils en ont fait l'asphyxie idiopathique. II est clair qu'il n y a pas de distinction à établir dans les cas où l'innervation tout entière parait avoir été sidérée; ces cas se confondent nécessairement avec les précédents et sont compris sous la même dénomination.

La possibilité de la mort subite par cause immatérielle, ou par lésion essentielle des fonctions, étant admise d'une part, et l'influence de la grossesse, de Taccouchement et de ses suites comme cause de Iroublei fonctionnels chez la femme, étant d'autre part un fait généralement incontesté, il ne me restait plus qu'à rechercher, en en donnant des exemples, quelles sont les circonstances dans lesquelles ces troubles

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éts fonction s peufent se développer avec assec de grevîlé peur éMiier lieu à Id mort subite.

Je n'ai trouvé aucune observatîou dans laqneKe la mort ait pu, d'une nitfiière indubitable, être rapportée à l'apoplexie nerveuse mute; mais éaus plusieurs cas authentiques cette affection a donné lieu ^ ^les Mci«* <knts assez graves pour que la malade n'ait dû la Tie qu'à la prmnpititlaNte M à rinteiligence des socoors qui lui ont été adiotnistré^. Uue* Ahs même, une femme qui venait d'échapper à une première attaque éùM le traitement avait été bien dirigé, a succombé à um seconde dms ipelques inslants, parce que le médecin, qui s'était mépris sur la nature en mal, avait fait une saignée. L'apoplexie nerveuse offre, en effet, la plus grande analogie avec l'apoplexie par épanchement, et Téiat puerpéral paraît prédisposer également les femmes à ces deux affeotions m semblables en apparence et pourtant si différentes d'origine.

On a déjà pressenti que pour moi Texpression asphyxie iékfpathique ne correspond point a une seule entité morbide, mais que le» auteurs m&semblent avoir désigné sous ce nom des affections variées, dont la nature n'est pas encore bien déterminée, qui se développent sourdement eil dont la terminaison est une mort instantanée et imprévjae, sansqu'etle puisse s'expliquer par aucune lésion organique apparente. Ici donc, comme dans l'apoplexie nerveuse, le caractère anatomîque de la mata* die est de n'en pas avoir. On a, H est vrai, |)arléde la flaccidité anormale du tissu du cœur et de la vacuité des cavités de c^^t organe, mais ces caractères négatifs et qui peuvent être le résult.'^t de plusieurs causes» ne me paraissent pas différer assez essentiellement de ceux de ta syn* cope simple pour constituer une espèce morbide à part, d'autant plus que dans Taspbyxie idiopathique la mort est presque toujours sjncopale. L'étal graisseux du cœur, signalé aussi dans quelques observationa» ne saurait être regardé davantage comme un caractère patbognomfque. Cette dégénérescence du tissu du cœur peut être tout au plus considérée comme une prédisposition à la syncope. La mort par asphyxie îdîopatfaique ou par quelque affection voisine de la syncope étant admise; elle doit se produire assez souvent dans l'état puerpéraL cela me paraît ressortir des considérations très étendues dans lesquelles f ai diercbé à apprécier l'influence des modifications anatomèques et pliy-^ siologiques que cet état détermine.

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Uoe douleur kninodérée et suCfisaaiment prolongée ttte^ en prodniseiil an affaissement général et rapidement progressif des forces ner^ veoaes. Mais dans ces cas la mort n'est pas asses soudaine poar qo'on ne puisse, avec quelque .atletitionven saisir les signes précurseurs et suivie leurs progrès. Il est du reste souvent assex difûcile de dire si ak>rs la mort a lieu par asphyxie ou par syncope, car elle est le plu souvent très prompte à partir du moment où Tépuisement nerveux se Bunifeste, et il j a presque toujours des symptémes graves du c6té dm eisur et du cèté du poumon en même temps, quelquefois mèm^ du o6té du cerveau. Un accouchement très long, très laborieux, peut donner lieu à ce genre de mosl, tl en existe un grand nombse d'exemples, et j ai dû choisir pour les commenter quelques-uns de ceux qui, parla rapidité de Tévénoment» rentrent le plus directement dans le cadrées ee travail. Nous ne savons pas trop quelle modification intime une de»» leur vive et prolongée exerce sur le système nerveux, et pourquoi elle use les forées et détermine parfois une mort rapide; mais le fait est incontestable, et comme dans ces cas la filiation des symptèmes est presque toujours possible et la cause de mort manifeste, j'ai commencé l'étude de Tasphyxie idiopatbique des femmes en couches par quelques ré^^ iexions sur l'influence de la douleur comme cause de mort subite puerpéraie. Il me faut cependant observer que dans la constilution indivis diielle il y a de grandes différences relativement à la serfsîbilité, ce que j'ai exprimé, en disant que la capacité de chacun pour la douleur n'étaii pas la même. Ceci ajouté aux diverses circonstances qui sont de nature à diminuer la résistance vitale chez une femme en couches, permettra-, je l'espère, de comprendre coBoment la mort peut survenir pendant un travail qui est en apparence peu laborieux ou peu de temps après, sans qu'il soit nécessaire d'invoquer pour l'expliquer une autre cause que l'excès de la fatigue et de la douleur. Soutenir les forces par une alimentation légère el par quelques cordiaux, lorsque le travail se pro» longe, évitera la femœe.une partie des angoisses de Taccouch ornent, m la plongeant dans une anesthésie incomplète, et qui par cela même pe«l Être prolongée plusieurs heures, sans que j'en ai jamais vu résut* ier aucun inconvénient; tels sont les moyens qui, maniés avec pnU dence, me paraissent devoir mettre à l'abri d'un accident dans les cas où la constitution chétive de la femme ou toute autre circonstance le pourraient faire redouter.

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0401 «ordret, A.E.

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