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De la mort subite dans la fièvre typhoïde

Je choisis pour sujet de ma thèse un petit point de pathologie qui ne me paraît pas avoir été exploré, et qui pourrait q>eut-être modifier un peu la question du pronostic dans la fièvre typhoïde.

Or, d’une manière générale, on sait quelle importance il faut attacher à cette question si délicate du pronostic dans les maladies; c’est à tel point qu’Hippocrate, qui nous, a laissé un long et intéressant chapitre à ce sujet, ne craint pas de dire : « Le meilleur médecin est celui qui sait connaître d’avance ; pénétrant et exposant au préalable, près des malades, le présent, le passé et l'avenir de leurs maladies, expliquant ce qu’ils omettent, il gagnera leur confiance, et, convaincus de la supériorité de ses lumières, ils n’hésiteront pas à se remettre à ses soins (1).»

C’est encore cette grave question du pronostic que Trousseau soulève dans, ses leçons cliniques,

Hippocrate, (Euvres complètes, traduct. Littré. Paris, tSiO, t. II, p. IH.

18e#. —Dieotafby. 1

quan^ il .nous j)arle de ees accidents terribles inattendas (pii vpeuTent ^ présenter flans îîa j plus capricieuse des lièvres éruptives,la scarlatine.

Pour ce qui est de la fièvre typhoïde, la mort survenant d’une nmoière rapide dans !le;jcours de l’affection, n’est pas un fait extrêmement rare; des hémorrhagies intestinales abondantes, des perforations de' l’intestin, et les péritonites suraiguës qui en sont la conséquence, peuvent emporter le malade dans un très-court espace de temps, alors même qu'il s’agit de fièvres typhoïdes, dont la marche avait été si naturelle êl les' symptômes si bénins, que rien ne laissait présager une aussi funeste terminaison. Ce sont là des exemples dé mdrt rapide qui nous ont appris à compter âvèc éüx, et qui pous rappellent qu’il faut sans cesse se tenir sur la réserve; ils éclatent parfcis brusquement, ils se manifestent par des troubles violents qu'on peut rarement conjurer, et quand nous recherchions les lésions à l'autopsie, nous les trouvons si bettes, et le rapport de cause à effet est si évident, qü’il me paraît inutile d’y insister.

Mais, à côté de çès cas, où nous vpyons les malades emportés d’une manière rapide, c’est-âdire en quelques heures, il en est d’autres où, sans cause connue et sans prodromes, en peu de minutes et mênie en quelques secondés, dans le courant d’une fièvre typhoïde, le plus souvent au moment de là convalescence, un individu meurt comme foudroyé sous nos yeux, sans qu’il nous soit jiqr-

mi& d’intervenir d’une manière eîEoaœ, et sans qu’il nous soit possible de retrouver à l'autopsie lés causes de cet accident.

C’est-ce dernier côté (fe la question que je désire étudier, c’est l’hisioire be la mort subite dans la EîÈvEE TïEHOïDa que jp vais essayer de tracer.

OBSERVAdlON ï'.- .

te ô'dü nïoisid’août: 1867^ un jeune garçon de quinze- ans, ayant bmgonrs Kabité Pteis, arrivait au vingtième jour d’une fièvre typhoïde, dont; les symptômes avaient été assez bénift&î rien d’anorraial Èe signaler dans- la. marche de la maladie; on n’avait eu-à combattre ni accidents nerveux, ni complications d’aucune espèce; le jeune malade commençait à prendre quelques aliments légers; et le médecin de là famille, ainsi que lès deux médeâns consnltants, qui :ce jour-là.sè trouvaientrém nis, pouvaient en-toute assurance porter un pronostic favorable. -,

Ils étaient encore à causer dans le salon, quand la sœur du maladé-aceourt en toute hâte, et ouvre la porte en s’écriant : « Venez vite, mon frère vient d'avoir: une atfàiqtfe. •»' On- laiaiiit sans'p«-(ire: un instant'; on se rend auprès-du jeune homme qa’on venaït'de quitfer Jw^ère en si-lKm état,.oWarrivé'; mais trop tard : il était mort.

On se- dhute dé la- stupéfaction des méiteoita-eb

Cette mort subite me frappa d’autant plus, que je compte la famille de ce jeune homme au nonÆre de mes meilleures relations, et il fut d’autant plus difficile d’en expliquer la cause que l’autopsie ne fut point pratiquée.

Les faits isolés s’oublient facilement, et cet exemple serait peut-être resté pour moi lettre morte, sans une singulière coïncidence qui allait me mettre en face d’un fait analogue.

Observation IL

; d’un malade qui, subitement, venait 'une attaque.

D’après ce renseignement un peu vague d’un garçon de salle, je pensais, chemin faisant, que j’allais trouver un homme sous le coup d’une hémorrhagie cérébrale ou d’une attaque d’épilepsie, mais je me trompais fortement; je compris en entrant dans la salle qu’il s’y passait un fait grave, et je ne fus pas peu surpris d’apprendre que le ma-

je demandai des renseignements sur la nature et la cause de l’accident, et voici 6e que j’appris.

Cet homme, âgé de 3S ans, était au vingtième jour d’une fièvre typhoïde; jusqu’alors, tout s’était

l^eeiïœ et de si sortie prochainei;— Ce-jorurdàiî'. c’était un jeudi, sa femme étæt Tenue, le vorr;: il aTuitcausé quelque temps a-Tce elle; et l’avait même pBée dan descendre chez.' le; conderge de liliàpital^ afâiid'achieter; quelques^ biscuits;.

lîeatldiiàn, e 0 «gii;.eet homnœv sausÆreTioepaaTdeÿ,

sans prafâtar la. moindee plamtei sassiecb sur sbnrr lit; les.THainsv les tœas sont-^itésnêaiïvnlsiTement;. c’estenivaiD quiore hdipariè;. üme.répMtd-pas'i.ssi face; pâlitp; eb. pendànlr; qu’un gar^n va . chercha;; riirten>ede;garde,.iirêtombe.mori;;sarson oreilléri,

A ce;-récita je- recoœnais:dèssâceidaris! tout- à fait analagàies!;à; ceux qui,: huit jours: avant, avaient ■ emporté' le jeune-X;... Séance tenante, je; sonde le'cadavre; etquoique læqnestion deiliurénBe:ne peutêtre mise en cause, j’examine l’urine: il n’y avait'

Dans e® easdumoins-nous avions l’autopsie-pour nensiëdairér;; elle, fat pratiquée trentcKfpatre hem— resiaprès la mortj avec; le concours de: mon col-^légueeSti fiagotf tous les organœ furent saecesâ-vement eacannnésî maisi;à part, le: volume exagéré-de la rate.efc faltéraüon.>ides glandes de PeyereiK vafede-jîicatriBation, il noos fut impossibie de décamnar des lésions ayant pu. occasionner cette mort subite. Le cerveanretlebulbe; étaient complètement', sams, et leurs-vaisseaux perméables; ik avait! d’épanchement d’aucun gœrev -paaeÆhâaorrhagie; inteslinalei. pas. de: perfbratiûo,. pas Æemfentie! pul— monoiee , pas dei d^énérescaaeei graisseuse - d»;

annscle cardiaque. Cette autopsie, par sa-vateor ué-

.galive, présentait un grand intérêt; elleuous mou-

.'trait que les.eauses de la-mort poovaienfcêtre 'reïiiereliées aiUenrs que dans des altérations appréciables, mais elles restaient, jtKqu^àiimuvel 'ordre, iinconnues.

Obsertation IH.

Deux mois ne s’étalent pas écoulés, que je fus encore témoin d’un troisième fait a peu près ana- -logue. Le .3 .du mois d’octobre, une jeune femme, uouveliement mariée, était soignée â riiôpitdl Saint- Antoine, au a“ 4 de la salle Saint-Jean, pour une Æèrrelpphoïde dont les symptômes arwiient été fort -graTes; ^agitation, 4e-délire avaient été combattus ■par le musc, et le dévoiement, qui avait été eonsldftable au début, avait fini peu à peu par s’amender. —^On était arrivé a la fin du trois'ième-sefStënaire, etïamalade, dont la convalescence eommen- ■çait à s’établir, mangeait avec plaisir quelques -bouchées de viande et de pain.

Le 12 du même mois, elle eut, dans la raafinëe, quelques instants dedéiire, bien passagers du reste, puisque, dans le jour, elle vit sa mère et son mari, et put causer quelque temps avec eux.

Mais, vers le soir, soudain elle appelle -l’infirmière a son secoure, elle demande un verre-d’eau, met la main sur sa gorge, comme cherchant A-se débarrasser d’un obstacle qui la gêne, puis devient

que ce soit d’appréciable.

Toutefois, trois faits analogues venaient par ha- sard de se présenter presque coup sur coup; les deux premiers étaient identiques dans tous leurs détails; de part et d’autre, une fièvre typhoïde de moyenne intensité, même brusquerie dans les accidents convulsifs, même rapidité dans la marche, même terminaison, la cause devait être la même; restait à savoir quelle était cette cause. Ces observations étaient intéressantes au double point de vue de la gravité du pronostic dans là fièvre typhoïde, et de la recherche des causes de la mort; je les publiai dans la Gazette des Hôpitaux du 19 octobre 1867, et j’exposai le mécanisme qui me paraissait avoir déterminé la mort subite chez ces différents malades ; ce n’est pas le moment de soulever ce dernier côté de la question ; je me réserve de le traiter longuement dans la deuxième partie de cette thèse, et je continue l’exposé des faits cliniques.

Observations IV, V.

Trois mois après ce que je viens de raconter, vers la fin de novembre, deux individus atteints de dothiénentérie, périrent de la même façon, à l’hôpital de la Charité. — Il ne m’a pas été possible dé retrom ver leurs observations détaillées, mais voici ce qui fut publié dans un compte-rendu de la Gazette des hôpitaux (1). « Signalons deux cas de mort subite, survenue pendant la convalescence de fièvres typhoïdes, dans lé service de M. Bouillaud. Une seulé autopsie a pu être faite; elle n’a pas révélé la cause de la mort. Il n’existait aucune perforation intestinale, aucune embolie; le sang était dilBuent dans le coeur et dans les vaisseaux principaux; pas d’autres lésions nulle part, que celles d’une fièvre typhoïde en voie de guérison. » Or, l’autopsie fut pratiquée par lé ehef de clinique du service, M. Cornil, qui porte, on le sait, un soin tout particulier dans les recherches anatomo-pathologiques, et l’on se trouva, comme par le passé, devant des morts subites survenues sans cause appréciable, dans la convalescence d’une dothiénentérie.

Sur ces entrefaités, le Journal de médecine de Lyon publia, dans le numéro du mois de mai 1868, au sujet des observations que j’avais consignées dans la Galette de Paris, un article que je reproduis ici :

(t) Trois décembre 1867.

O Cette mort subite n’est pas d’une extrême rareté. Ceux qui ont suivi la<dinique du professeur Teissier pendant le semestre d’été de 1867, en ont pu obseawer deux cas : la fièvre tvjdioïde «n’avait pas été grave, et le malade ffâraissaitioucheràsaebiiM valescence j dans ees deux cas, comme dams eetix de M. Dieulafoy, la cause de la mort n'a pu -Stré

Je demandai quelques détails à ce sujet à M, Humbert Mollière, l’un des internes les plus distingués des hôfâtaux de Lyon, et il eut l’extrême obligeanoe de rechercher et de m’envoyer les divers documénts qui avaient trait an saj^; V'oici d’abord line observation reeueillie par M. le D' Faivre, alors chef de clinique dans le service de M. le professeur Bamband.

Observation ’Vl. ' ■

Une jeune fille âgée idé vingt ans, alsacienne de naissance, et d’une eonstitntioB vigonrense, entra dans le courant ide l'hiver de 1865 à l’Hôtel-Oieù de Lyon, salle de la clinique médicale; cette fille traversait Lyon avec un militaire dont elle était la maîtresse, quand elle fut prise des symptômes d’une fièvre typhoïde, qui sundt son cours sans le moindre accident et sans ancune complication. La malade anriva sans encombre jusqu’au vin»^ tièmc jourde sa dotbiénentérie, époque à laquelle la convalescence commença à se dessiner franchement. Le jour-là, le chef de service, au moment de

OESERrATION VII.

Voici encore un fait du même genre survenu dans le service de M. le professeur Teissier.

Dn garçon boucher, âgé de 18 ans, nommé Samuel Kaymond, entre le 8 juin 1867, dans les salles de la clinique, avec tous les symptômes d’une dothiénentérie; il. a 88 pulsations par minute; la céphalalgie est intense, le sommeil fort agité, la stupeur bien marquée, et la diarrhée coïncide avec le gargouillement dans la fosse iliaque.

Iæ 12. Epistaxis fréquentes, ventre très-ballonné, langue sèche et fendillée, râles sibilants disséminés dans les deux poumons; on ne trouve pas de taches rosées lenticulaires.

Le 13. Pouls à 104, sans dicrotisme; le dévoiement persiste, le malade délire légèrement.

Le 15. Pouls à 104 et dicrote, râles toujours nombreux, subdélirium pendant la nuit; pas de gonflement de la rate; on aperçoit au-dessous de l’ombilic quelques taches rosées lenticulaires. A dater de ce moment, les symptômes s’amendent, le pouls tombe à 96, et le 20 au matin, au moment où l’on examine le malade, on constate une amélioration assez notable ; moins de stupeur dans le regard, moins de ballonnement du ventre, les râles diminuent, et le pouls ne s’est pas élevé.

Soudain la scène change ; pendant que le chef de service et les assistants étaient à causer autour du

d'une hémorrhagie ou d”une embolie.

C’est.à ce dernier cas qu’il est fait allusion dans l’article du journal de Lyon, M. le D''Soulier étant témoin de ce qui venait de se passer.

OnSERViTION VIII.

Cette observation a été recueillie à l’Hôtel-Dieu de Lyon, dans le service de M. Rambaud, par M. le D' Perroud, alors chef de clinique, actuellement chef de service dans le même hôpital.

Joséphine X..., âg'ée de 25 ans, d’un tempérament lymphatique, et exerçant la profession peu lucrative de raccommodeuse de tulle, entre à l’hôpital, le 15 octobre 1861, dix jours après le début de sa maladie.

jour'fe malade reçoit' la visite de s»-' soènr; elîë eausait! fort tranquillement a'vec elle, quand soudain elle peusse-deux: cris, elle a dans les bras- quelques' mouvements convulsifs, les ponees étah-t ramenés dans tes inains, et fa inurt survient deux nâmites après.

If autopsie fiiteomplétenient''nÆgativer la plupart’ des plaques de Peyer étaient cicatrisées, la ratevoi-'

-laiiiineas& et jramcJlie, Jies eoc^esfionnés.

Ii’iutérais était sam^lesplexus^amfiQÎforsaesétai^t gorgés de sang', le foie^ét^t-étrar^lé vers sa baæ, ;ee cfiii est fréquent chez les femmes qui ont afrisé ,du nJorsetj mais on ne trouve jû péritonite, ni perforation intestinale; le jcœur était dans un état parfait, les poumons, le cerveau et les méninges ne dénotaient rien d’anormaL .. „

, OnsEaviiios IX. . ,

Une jeune fille âgée de 16 ans, nommée Marie J,ulKen„ entre le î -septepabre 1865,. dans le-.servioe de M. Perroud, salle Saint-Eucher, n’ 7,

Ito début, des .sjfinptômes remonfr ,à huit jours environ ; dès son entrée, JamaMe se plaint de vertiges et de itaasées; le lendemain .survint un vomissement, et à partir du troiEdème, jourla idiar- .rhée s’établit. La toux est légère et l’expectoration peu abondante : il y a çà et là des râles sonores dans les,deux poumons; mais, comme le yentre n’est pas ballonné, comme il n’y a ni gargouillement dans la fosse iliaque ni taches rosées .sur l’abdomen, on réserve le diagnostic.

Le9,Épistaxis abondante, pouls dicrote; à 96, la langue est saburrale et rouge, on note l’apparition . de plusieurs taches rosées lenticulaires.

Le 12. Quatre selles diarrhéiques; nouvelles épisttods, la stupeur et l’accablement du malade sont peu marqués.. . , ' ; î . ,

distinguer les bruits anormaux qui se passent à l’intérieur du cœur, de ceux qui ont leur siège à l’extérieur de l’organe. On connaît la vive impulsion qu’ont donnée, au diagnostic des maladies du cœur, les travaux de notre éminent maître M. Bouillaud.

M. le D'Potain, dont j’ai l’honneur d’être l’interne en ce moment, poursuit depuis longtemps cette étude du diagnostic entre les bruits intra et extra-cardiaques ; et par bruit extra-cardiaques, il ne faut pas comprendre seulement .'certains frottements bâtards, à tiiribre soufflé, qui siègent dans le péricarde, il faut encore avoir en vue, ces bruits de de souffle bien caractérisés, nettement accusés, qui se manifestent pendant plusieurs jours, pour disparaître à un moment donné, et qui, parfois aussi, j)ersistent indéfiniment.' Ces bruits de souffle, qui coïncident le plus souvent avec une absence complète de symptômes morbides cardiaques, semblent suivre les oscillations des phases respiratoires ; c’est une afiaire de pression, de contact ou de frottement entre le cœur et les poumons, et, quoique les faits ne soient pas encore assez nettement établis pour qu’on puisse les ériger en principe, on peut assurer* que le cœur et le poumon, dans certaines circonstances, modifient mutuellement leurs bruits physiologiques et pathologiques respectifs.

.4insi, quand on ausculte le poumon au-dessous de la région claviculaire, du côté gauche, on entend, dans quelques circonstances, une respiration nettement saccadée, et chacune de ces saccades eorres-

pond à une systole cardiaque. Qu’on isole par sa -pensée une seule de ces saccades, et l’on aura la sensation d’un souffle systoUique. Cest par un mécanisme analogue que se produisent certains bruits de souffle extra-cardiaques ; le siège de leur maximum d’intensité ne coïncide souvent avec aucun des orifices du cœur,, ils n’ont aucune tendance à se propager, ils meurent où ils ont pris naissance. 11 semblerait d’abord, en admettant que le souffle eût son origine dans une disposition particulière du poumon à l’égard du cœur, il semblerait, dis-ÿe, que l’arrêt momentané de la respiration dût supprimer le bruit de souffle, .Mais, en général,il n’en est rien. Nous assistons quelquefois à d’autres phénomènes, qui touchent ceux-ci de bien près i les mouvements du cœur déterminent dans certaines circonstances, des bruits sonores, des rMes, des craquements, alors même que le malade retient sa respiration ; pourquoi une cause analogue ne produirait-elle pas un bruit de souffle? Chose singulière, ce fait n’avait pas échappé à la merveilleuse sagacité de Laënnec, il est vrai de dire qu’il se contente de le signaler (1).

Si j’insiste aidant sur une question qui n’a rapport que d’une façon bien incidente au sujet de cette ■ thèse, c’est qu’il est rare de retrouver aussi bien que dans l’observation X un contraste plus frappant: d’une part, un bruit de souffle, perçu depuis plusieurs jours et jusqu’au moment dé la mort; et d’au-

(t) Voir à ce sujet la thèse de M. Choyau, mai 1869. Des Bruits pleuraux et pulmonaires dus aux mouvemeuts du cœur.

Le 5. Nouvelles taches ; la malade n’a pas de délire, mais la prostration est grande et l’insomnie complète.

Le 7. Mêmes symptômes, pouls à 130.

Ije 9. Epistaxis abondantes ; l’insomnie et le dévoiement continuent.

■ Le 10. On signale un peu de surdité; les râles sibilants et sous-crépitants sont toujours nombreux dans les deux poumons; il n’y a rien d’anormal du côté du cœur ; le volume du foie et de la rate ne présente aucun accroissement.

Le 12. Pouls à 138; la surdité continue ; la malade est comme indifférente à ce qui se passe autour d’elle ; elle a eu pendant la nuit beaucoup de délire.

Le 15. Pouls à 116; la langue est fendillée et noirâtre, la face pâle et la peau sèche ; encore une épistaxis.

Le 17. La nuit a été un peu meilleure ; la stupeur paraît moins grande, mais il y a eu trois selles diarrhéiques depuis la veille.

Le 18. La malade, dans la matinée, se lève pour allerà la garde-robe,puiselleditquelquesmotsàses voisines et meurt subitement dans son lit, sans que rien pût faire présager cette brusque terminaison.

.4 cause de l’opposition faite par la famille, l’autopsie n’a pu être pratiquée.

Oeservatiox XL

M. le D'Jeannin vient d’observer tout récemment, a Monle^ra-les-Mines, dans le département de

Saône-et-Loire, un fait qu’il a ea l’obligeance de me faire connaître. . , -

11 s’agit d’une petite fille âgée de 10 ans, d’une intelligence assez vive, d’un tempérament lymphatique, d’on' caractère doux, mais impressionnable. La mère de cette enfant, femme nerveuse et hystésique, a mis au monde trois garçons, dont le plus • âgé n’a que it ans, et tous, dans leur première enfance, ont été sujets à de violentes convulsions; la jeûne fille, seule, n’a pas été atteinte d’éclampsie.

Le -4 du mois de février 1869, cette enfant se plaint de céphalalgie, de douleurs dans la région lombaire; elle est inquiète, et tombe facilement dans la somnolence; la peau est sèche et chaude, le pouls à 115; et l’ahdomen présente au toucher une sensibilité exagérée. Au dire des parents, cet état remonte à huit jours environ, la langue est saburrale, la constipation opiniâtre; on prescrit comme médication un lavement avec 20 grammes d’huile de ricin.

6 février. Le mal de tête est toujours violent et accompagné d’un léger délire, la douleur de ventre semble se locaUser dans la fosse iliaque droite, il est facile de déterminer des gargouillements en ce point, le pouls, dicrote, est à 120.

-8 février. Depuis l’administration du lavement purgatif, les fonctions digestives sont régularisées.

12 février. Les pupilles sont extrêmement dilatées, et l’on s’aperçoit qu’il est survenu un léger strabisme interne de l’œil gauche; la langue est sèche, rouge, et fendillée, le ventre, légèrement •

ballonné, est couvert d’un assez g^nd nombre de taches rosées lenticulmres; un nouveau symptôme apparaît : c’est la dysphagie; enhn, la diarrhée commence à se montrer. Dans la soirée, les parents observent, à un moment donné, une violente agi-

nouveau ne survient dans la première partie de la journée, les aliments du matin ont été très-bien supportés; les parents entrevoient déjà la g’uérison de leur enfant, quand soudain, vers deux heures, elle est prise d’une attaque convulsive, analogue à celle du 12; puis, dans la nuit, les symptômes, qui avaient disparu, se montrent de nouveau; dysphagie, strabisme de l’œil gauche, soubresauts des tendons, en un mot, tout le cortège des troubles nerveux reparaît à la fois.

Le 18. A huit heures du malin, le médecin trouve l’enfant plongée dans un sommeil lourd et profond, les lèvres sont peu colorées, le pouls est petit et serré ; tout d’un coup, pendant l’examen de la malade, le bras droit est le siège d’une secousse, la face pâlit, la respiration s’arrête, les pupilles sont dilatées, et des convulsions surviennent dans les membres avec prédominance du côté droit.

Deux attaques analogues éclatent encore dans la journée du 18; on constate vers le soir, sur le cou et sur la poitrine, une éruption e.xtrêmement abondante de miliaire pellucide. Durant la nuit, l’enfant repose plusieurs heures, à différents inter-

peu de potage, mais vers sept heures et un quart une première attaque se déclare, suivie d’une seconde, puis d’une troisième; soudain les convulsions cessent, la respiration s’arrête; il n’y a plus de pouls, l’enfant est morte.

ÜBSERVATIOX Xll.

Voici trois observations que je dois à l’obligeance de M. le D'Bouloumié, médecin-major à l’hôpital militaire de Toulouse :

Pendant l’épidémie de fièvre typhoïde, qui vient de sévir à Toulouse vers la fin de l’année 1868, le nommé Mayer cannohier au 18' d’artillerie, entra àrhôpital-militairepourunedothiénentérie qui ne présenta d’abord aucun symptôme alarmant.

Le 10 du mois de septembre, vers trois heures et demie, le malade fut pris brusquement de mouvements convulsifs de la face, accompagnés de plaintes inarticulées; et cet état, qui se prolongea quelques secondes, fut bientôt suivi de perte de connaissance, avec pâleur, immobilité du visage et suspension de la respiration : c’était une mort apparente. Des frictions énergiques furent pratiquées sur le tronc et les membres, et après deüx minutes d’insensibilité absolue la respiration se rétablit peu à peu et la face se colora légèrement.

Le médecin de garde, qu’on avait mandé, trouva le malade dans le déeubitus dorsal et poussant des cris plaintifs; tous les muscles du visage étaient en 1869. — Dteulafoy. 4

— se —

mouyenaent; labouehe se fermait et s’ouvraitalternativement, fespupilles dilatées éfeient ioseaisibles àja lumière, les membres étaient agités parde petites, c(aïvulsions,,et au milieu de cette scène,ee pouls restait calme, sans dépasser Ï5 pulsations par mifi nute. Le malade fut couvert de synapismes, prit une n ation éthér ée, et ne recouvra connaissance qu’un quart d'beure environ après le début des accidents; toutefois, la parole était lente, la langue sèche, et la prostration ressemblait assez à celle qui suit une attaque d’épilepsie. I,e soir, vers six heures, c’était au moment de la contre-visite, x;et homme demanjfe à boire, mais à peine ad-il porté son verre à labouçbe, qu’il est pris.de convulsions dans les muscles du visage; il pâlit, le, pouls devient insenaible, la respiration s’arrête, et il meurt.

Ces accidents furent extrêmement rapides; a’est

d’une grande utilité au moment où nous diseuterons les causes de la mort.

■ OÉSERrATTOîT ÎIIF.

On garçon, petit et vigoureux, te noriBnéVivez, •fusilier au 72' régiment de ligne, ehtreteT du mois de novembre, dans le même hôpital militaire pour une fièvre typhoïde, dont f invasion remonte à six jours; c'était un de ces exemples de dothiénentérie légère et bénigne, que quelques médecins appellent une fièvre muqueuse, et qui ne demandent en général d’autres secours que ceux dé l’homoeopathie.

Le malade avait franchi le troisième septénaire, lorsque le 24i dans la soirée, il est pris, sans cause connue, de quelques mouvements convulsifs, suivis immédiatement d’une syncope, qui fît d’abord supposer^’il étaà mort, car elle ne dura pas moins de six minutes. Cependant, grSce aux soins immédiats, dontil fut entouré, le malade revint à la vie.

Mais le lendemain matin, pendant que les médecins

la veille, puisqu’il se prolongea près de huit minutes; toutefois ce second accident fut conjuré comme le premier, et la maladie marcha rapidement vers la convaleseence : cette amélioration ne fut pas de longue durée ; car le 27 au soir, ce pauvre garçon, sans cause appréciable et sans prodromes, tombe en syncope et meurt.

L’autopsie fut pratiquée. Du côté de l’abdomen, engorgement des ganglions mésentériques, légère hypertrophie de la rate, foie normal; les ulcérations intestinales sont peu nombreuses et à peu près cicatrisées; le poumon et le cœur ne présentent rien d’anormal; les centres nerveux sont entièrement sains, à l’exception des lobes antérieurs qui sont le siège d’une congestion assez intense.

Observation XIV.

Pendant la même épidémie, on eut encore à signaler un autre cas, sur lequel je n’ai pu me procurer que quelques documents ; il s’agit d’un jeune homme entré à l’hôpital pour une dothiénentérie de moyenne intensité. Rien de grave ne se présente ; les symptômes et la marche de la maladie sont normaux ; mais, vers la fin du troisième septénaire, le malade est pris tout d’un coup de quelques mouvements convulsifs, et quand l’infirmier s’approche de lui il le trouve mort.

L’examen anatomique ne fit découvrir aucune lésion, autre que celles d’une fièvre typhoïde ordi-

naire, arrivée à la fin du troisième septénaire, il y avait un lombric à la fin de l’intestin ^êle. '

Quand on lit ces quatorze observations de mort subite dans la fièvre typhoïde, survenue pour la plupart dans des cireonstances tellement analogues, qu’elles sont comme calquées les unes sur les

autres, et quand on songe qu’elles ont été recueillies dans un espace de temps très-limité, on est forcé de convenir que ce mode de terminaison, dans la

en France, et nulle part il n’est fait allusion au genre de mort que je viens de signaler.

Il en existe cependant des exemples, mais à titre de faits isolés, etauxquels on n’avait pas pris garde; voici, par exemple, deux observations consignées

Oesertatiûn XV.

Je copie textuellement la quatrième observation de Chomel (1). - -

Boulan^r, maçon, tgé de 27 ans, habitant Paris depuis cinq ans, d’une bonne constitution, éprouve le 2â février, sans cause appréciable, ùn fi-ïsson suivi de douleurs à la région épigastrique avec des nausées, des vomissements, inappétence complète, soit vivè, cépbialalgia, deux épistaxis et dévoiement; il reste quelques . jours sans traitement et est couché le 28 février salle Sainte-Madeleine,, n” 32.

Le huitième Jour de la maladie, prostration sans stupeur, lèvres rouges et sèches, langue rouge, séché et couverte d’un léger enduit muqueux ; chaleur. sèche à fa peau ; pouls fréquent ;■ deux selles liquides dans les vingt-quatre heures; toux assez fréquente, respiration normale par toute la poitrine, mais avec, râle sibilant en arrière. .Vbdomen légèrement météorisé, indolent à la pression, avec quelques taches rosées lenticulaires.—Saignée de 12 onces, petit-lait, lavements émollients.

Le neuvième Jour, le malade dit ne plus souffrir du tout, cependant la chaleur de la peau reste âcre; le sommeil est agité et pénible ; les traits du visage sont altérés; la langue sèche'est couverte d’un enduit blanchâtre; le pouls fréquent.

Le dixième jour, stupeur et prostration très-pro-

(1) Chomel, De la fièvre typhoïde, 4' obs., p. 90.

raies; oa se porte vers son lit, il était déjà mort.

Autopsie faite quarante-trois heures après la mort.

Habitude géiiérale. Face naturelle, embonpoint médiocre.

Crâne. — Le cerveau et ses membranes. n’oBrent rien d’anormal. .

Poitrine .—Les poumons sont parfeiitement sains; le cœur, de volume ordinaire, ne contient que du sang liquide.

Abdomen. —L’œsophage est sain ; la muqueuse de l’estomac est rouge, épaissé et peu ramollie sur presque toute son étendue. Le duodénum et le jéjunum paraissent sains, mais à la fin de ce derm'er on voit apparaître quelques plaques gaufrées, rpnde s et ulcérées sur presque, toute leur surface Ha muqueuse qui les entoure ne paraît pas altérée; puis àmesureque l’on s’avance vers le cæcum, on voit les plaques qui étaient d’abord fort éloignées se rapprocher, augmenter de largeur et les ulcératitîôns diminuer, puis disparaître. Les sept ou huit premières sont seules ulcérées, les suivantes en offrent encore quelques traces, mais ensuite elles'sont très-saillantes, larges, blanches, offrant un rebord

les entoure n’offre aucune aîtération . notable dans son épaisseur, sa résistance et sa coloration. Dans les deux premiers pieds dé l’iléum, follicules isolés, en^rgés, blancs comme les plaques elles-mêmcis, non ulcérés et qui augmentent de volume et de nombre à mesure que l’on avance vers le cæcum. Les gros intestins n’offrent aucune altération notable. Les ganglions mésentériques sont gros comme de grosses noisettes et ramollis; à l’intérieur ils contiennent un peu de pus. La rate a bien deux fois son volume ordinaire. Le foie et lés autres organes ne présentent rien d’anormal.

Cette observation nous offre un état particulier de l’estomac sur lequel nous voulons arrêter d’abord pendant quelques instants votre attention : c’est la réunion des trois circonstances anatomiques considérées généralement comme caractérisant l’inflammation des muqueuses, savoir : la rougeur, le ramollissement et l’épaississement; car si la rougeur seule delà muqueuse gastrique peut dépendre d’une congestion passive qu’il est très-difScile, pour ne pas dire impossible de distinguer de la rougeur inflammatoire; si le ramollissement de la muqueuse est attribué par quelques patogistes à des causes autres que l’inflammation, tous sont d’accord pour considérer les trois altérations qu’elle nous a offertes chez ce sujet, savoir ; la rougeur, le ramollissement général et l’épaississement, comme l’e-xpression anatomique de son état inflammatoire.

même pas dans les considérations dont il fait suivre cette observation ; il était bien autrement préoccupé de l’état inflammatoire de la muqueuse stomacale qui dominait en ce temps-là toute la patholog’ie , et l’on voit avec quelle complaisance ii décrit les nuances, les rougeurs, les ramollissements et les épaississements de la trop fameuse muqueuse gas-

leur continuelle, de la cephalàlg'ie, un grand abàfr tement physique et moral ; il a du dégoût pour lés aiiméntset ne va pas à la selle; Entré ài la Charité le 25, îl présenta tous les caractèrès'd’unê Sé^re dite bilieuse {deuxgrains d'émitigue furent'adrninî^trés): te malade ne vomit-pas, et alla plusieurs ^is à la selle; Dansla nuit il sua abondamment. Cependant^ lé' lendemain 26 ; la fièvre persistait ; la- langue était rouge.' Jusqu’au 31, Pétât du malade resta à peu près le m'ême. Il avait du dévoiement ; il suait chaque nuit ; il ne prit que 'des tisanes adoucissantes. Dans la nuit du 30'au 31 (quatorzième jour), il'eut une épitaxiâ'abondanlé, et en même temps tous les autres Symptômes s'amendèrent. Cette hëmoirhagie pouvait être raisonnablement regardée -comme un mouvement critique.' Dans la journée, le malade se trouva assez bien; la fîèiTê était très-modérée: Vers midi il se leva' pour aller à la selle; à peine éfâit-il' rémonté dans' son' lit qu'il cessa tout à coup de'respirer et de vivre. • Ouverture du cadavre. Le cadavre, ouvert le iende-' main, ne nous présenta aucune lésion qui pût rendre raison d’une mort aussi prompte. Le cerveau et la moelle épinière, attentivement examinés, furent trouvés dans leur état naturel : le cœur avait les, proportions qui constituent son,état-physio)o-^ gigue, un peu de sang noir liquide remplissait ses cavités ; l’aorte et les autres gros vaisseaux étaient sains; les poumons,’parfaitement crépitants, présèh-

talent à peine un léger engouement à leur partie postérieure; le sommet du poumon droit contenait cinq ou six gros tubercules crus sans hépatisation autour d’eux. Aucun corps étranger n’existait dans le larynx ni la trachée. La face interne dé l’estomac ,ét£dt,dans toute son étendue d’un blanc légèrement rosé. Détachée des tissus suhjacent^ la muqueuse était d’épaisseur et de consistance naturelles. Dans l’étendue dé quelques^travers de doigt au-dessus du cæcum, la muqueuse, de l’intéslin grêle p'ré-

geur autour d'elles ; le cæcum était rouge, le reste du gros intestin était blanc. -

Quelle fut maintenant la cause de la mort subite, imprévue de ce malade? L’anatomie resta impuissante pour répondre à cette question.

Parmi les cas de mort subite, que ue peut expliquer aucune lésion appréciable, le suivant nous paraît être un des plus remarquables :

Un garçon de quatre à cinq ans, entré à l’hôpital des Enfants, ayant la teigne depuis quelques mois, fut atteint d’un catarrhe pulmonaire et de diarrhée. Cette double maladie céda en peu de temps aux moyens adoucissants. L’eiîfant toussait encore un peu, il n’avait plus de dévoiement; il se levait et se promenait chaque jour. Le 23 août 1821, il était gai comme à l’ordinaire; il se lève, va à la selle puis se placé sur une chaise, disant qu’il va dormir. On croit qu’il dort en effet. &pt à huit minutes après il aveiit cessé de vivre.

Le cœur, dans les cas de ce grenre, cesse-t-il tout à coup de battre? Ainsi meurent instantanément les individus frappés d’une forte commotion électrique, les animaux empoisonnés par l’acide hydrocyanique, etc.

■ Quoi qu’il en soit, les observations de ce genre doivent nous rendre bien circonspects pour prononcer si telle lésion observée dans un cadavre doit être réellement considérée comme la cause de la maladie et de la mort. D’un autre côté, l’ouverture des corps découvre quelquefois, dans les organes les plus importants à la yie,des altérations considérables qu’aucun symptôme n’avait annoncées. Combien n'est pas difficile la tâche de celui qui cherche à soulever un coin du voile dont la nature enveloppe ses œuvres, soit qu’elle tende à créer, à consei-ver ou à détruire. «

taient assez iien, s’cbservent rarement ; eUès ont lieu Je plus souvent dans la seconde période et de préférœce chez des femmes anéniK[ues,.quelquefois au milieude convulsion s. Dans ces circonstances, on ne trouve sur Je cadavre qu un peu d'oedème pulmonaire aig^u, ou même absolument rien qui puisse éxpliquer la mort rapide; des observations certaines ont montré, du reste, que beaucoup de-œs cas de mort tiennent à des oblitérations de rartère pulmonaire par des coagulations sanguines détachées des parois veineuses (1); «

.Tai achevé l’exposé des faits cliniques, nous sommes sufSsamment édifiés sur la mort subite dans la fièvre typlmïde;il s’agirait maintenant d’en rechercher les causes et le mécanisme, de savoir qiièlle valeur il faut attacher aux convulsions ultimes dans ce genre d’accidents, et quel enseignement le médecin peut retirer de ces dilférentes notions, au point de vue.du pronostic et du traitement,

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