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DES CAUSES DÉ LA MORT SUBITE DASS LA DOTHIÉKESTÉEIE

Nous avons ici deux problèmes à résoudre : en premier lien, quel a été le point de départ des accidents mortels; en secon4 üeu, la mort est-elle due à des troubles fortuits, n’ayant avec la fièvre typhoïde aucun rapport, ou bien, faut-il la regarder

(1) Traité des maladies iufectieuses, par Griesipser; traduction Lemaître, p. 303. ' ■

porte tes obserrations meurent tous, au: lûngtîème jour, et deux d’entre eux dans uni^etat-tellement satisfaisant qu’on arait considéré la fièvre typheiiie, -codime à peu près terminée; Qu’un veuille voir dans ees'*faits une affaire:de coïncidence, peù'importe ; -il n’en est pas moins essentiel de: les:-mettre en •reliefi . . ' : , : .

• Keustrouvons en second lieu, (diez presque tous

-nos malades, un symptôme eomnum, c’est l’état convulsif qui a précédé ou accompagné la mort;

leptiformes (obs.'S), leplus smiventdes:convulsions -s'emparent de la figure, des membres supérièuns, ou

bile ou rapide, par syncope ou par asphyxie. Par synèope,-si comme le fait obseirer Trousseau (1), le cœur surpris pour ainsi dire par l’arrivée du eaillot, 'cesse tout à coup de battre et arrête ses contractions ; par asphyxie, si l’altération siège sur les rameaux de l'artère pulmonaire, '

Or, chez nos malades, rien d’analogue n’a été signalé; nous.n’avons affaire, en ce qui les concerne, ni a des einbplies, nf a des asphyxies. En effet, les différentsobsei^ateurs qui ont pratiqué les autopsies.

milieu de eette dysp née excessive , de cette congestio n térisent l’asphyxie.

Je prévois cependant une objection, je viens de parler d’embolies volumineuses, on me demandera ce que je fais de l’embolie capillaire? Les travaux si nombreux de ces dernières années, et surtout, l’excellent mémoire de M. le D' Feltz (2), lui ont

(1) Clinique médicale, t. III, p. 670.

(2) Strasbourg, Oes embolies capillaires, 1868 Étude cli-

^igné une plane trop importante, dans l’étiologie des morts subites, pour qu'il me soit permis dépasser sous silence la discussion de ce genre de léâons dans le sujet qui nous occupe. Certainement, la connaissance de l’embolie capillaire nous a donné l’explication de phénomènes jusqu’alors ine^)lica-

Nousavonstrop souvent une singulière tendance; dèsqu’une découverte nouvellese présente, ilsemble que ce fait particulier soit applicable à tous les.ç^ douteux, inconnus ouineompris. Quel rôle n’ajj^q pas fait jouer aux nerfs vaso-moteurs ! jA peina ayons-nous été en possession de cette magni^ue conquête physiologique, que chacun s’est mis à l’œuvre, aûn de rechercher comment on pourrait ol&ir au nouveau venu la prépondérance qu’il semblait: devoir' oceuper.en pathologie et en thérapeutique. L’emboHe capillaire a joui d’un privilège analogue; elle nous a été d’un grand secours,il faut en convenir; elle explique l’un des modes les plus fréquents de l’infection purulenteet le processus des £d)cès métastatiques,'et nous savons actuellement que les embolies capillaires du cerveau et du poumon peuvent devenir, par un mécanisme fort bien exposé par M. Feltz, une cause de mort subite, liais cen’ed pas une raison pour avancer que l’embolie capillaire résume toute l’histoire de l’infection purulente, pas plus qu’elle n’explique tous les cas de mort subite dont la cause paraît incertaine^ et je ne suis pas de l'avis de l’un de mes honorables confrères, qui me

En supposant qu’elles aient pris naissanceaunivean de l’intestin grêle, ce qui ne serait pas impossible, elles suivraient la route des vaisseaux porte, et on les aurait retrouvées dans le foie, organe asse* patient du reste pour qu’une pareille lésion soit impuissante à entraîner rapidement la mort.

Si d’autre part, on objecte que des embolies capillaires ont pu s’arrêter dans le poumon ou dans le cerveau, il faudra rechercher leur lien de formation, et supposer quelque part, dans le système veineux ou dans le système artériel, des altérations qu’on n’a jamais retrouvées à l’autopsie, et qu’on n’avait jamais eu raison de soupçonner pendant la vie; un seul sujet avait présenté des signes d’altération cardiaque, et justement chez lui l’endocarde fut reconnu parfaitement sain.

Pour réSimer cette discussion, je dirai que, chez nos maladesf*ce n’est pas l’embolie qui a été cause

secousses convulsives, et emportant le malade avec une brusquerie sans égale? Si je ne craignais pas d’émettre une opinion qui ne parait pas tout d’abord assez motivée, je placerais le point de départ de l’arrêt du cœur dans les altérations de la muqueuse intestinale, et voici les raisons que j’invoquerais à l’appui de cette thèse.

Il est une classe de syncopes qu’on a longtemps appelées idiopathiques. Grâce à un usage trop fréquent qui consiste à se payer de mots, quand il serait plus simple d’avouer une ignorance légitime, on avait décoré du nom d’idiopathiques, les troubles fonctionnels qu’on pensait ne devoir être rattachés à aucune lésion appréciable, de même qu’on a trop

catastrophe imprévue et à la vue < tée de noir. Ces faits n’ont rien d’ Certains individus redoutent tel bistouri, qu’une piqûre insignifiai en syncope; on connaît l’histoire

chezuD de ses atois atteint d’apoplexie pulmonaire, et le professeur Natalis Guillot, qui avait été mandé en consultation, déclaraqu’une saignée était nécessaire. «Ne me saignez pas, dit le malade, car j’ai la convictioB que vous allez, me tuer..w Comme la médication paraissait, fort urgente, cm ne tint pas compte de celte pusillanimité un peu exe^érée et l’on passa outre.. Mais la lancette avait à peine produit sa piqûre, que L’individu pâlit, il,y eut un arrêt complet des mouvements du cœur, etl’on crut pendant deux grandes minutes que le malade allait mourir. M. Brown-Séquard le saisit alors par les pieds, le plaça sur ses épaules et le tint la tête en bas pendant quelques instants, il parvint à le rappeler à îa vie.

. Forestus cite un fait analogue; il s’agit d’un homme qui tombait en syncope, toutes les fois qu’on devait le saigner.

Lazare-Rivière nous raconte qu’une demoiselle mourut de plaisir en signant u n contrat de mariage avec un homme qu’elle aimait beaucoup, et Henri, de Heer. parle dè^ursoimes qui se trouvaient mal dès qu’elles entendaient le coassement des grenouilles ou le son des cloches. Ce serait encore le moment de citer ce moine vénitien qui tombait en syncope à l’odeur d’une rose (1). ~~~

Quand on ht L’intéressant mémoire que .M. la D’ Guérard a pubhé dans les Aïotales ihÿgiène (2),

, (i> Voir k thèse, de Mon^„ 18». miœéro 80.

■2) .tnnales d’hvgiène, 1843, t. XXIX.

maxillaire et corde du tympan), un mouvement s’il s’ag^it d’un muscle, et une élaboration psychique spér ciale, si la transformation s’opère, au niveau de cellules cérébrales, dont la localisation est encore peu

Dans les divers exemples que j’ai rapportés, la sensationV premier acte de l’action réflexe, a suivi des chemins différents, tels que les nerfs olfactifs, optiques, auditifs, ouïes nerfs sensitifs périphériques;

de là valvule iléo-cæcâle (1).

Ces résultats patholog'iques sont du reste en rapport avec les expérimentations faites sur les ani-

Séquard a trouvé que c’est en arrêtant subitement les battements du cœur. Si l’on écrase rapidement l’un ou l’autre des ganglions semi-lunaipes, mais'

â)le, on voit quelquefois le cœur s’arrêter complètement, sinon presque toujours le nombre deses battements diminuer d’une manière notable. C’est là très-probablement une âclion réflexe, ayairt lieu de: ^ la manière suivante : l’excitation parides ganglions

’ semirlunaires, : gagne la moelle épinièpe, surtout

par l’intermédiaire du grand nerf splaindinique,' monteàlamoelle allongée, d’où elle descend au eœur par les nerfs vagues. Ce qui rraid très-probable cette manière de voîr,ciest que, après avoir coupé soit les nerfs grands ^lanchniques, soit les nerfs vagues, lauteur n’a jamais vu d’arrêt ni de diminulio» notable des mouvements du cœur quand il a éçrasé les gangli<ms semi-lunaires. »

C’est donc un fait positif que l’excitation du nerf sympathique abdominal diminue souvent paraction réflexe les mouvements du cœur et peut entraîner

n’est pas exclusivement composé de filets du sympathkjue; le nerf vague possède aussi des ramifications intestinales, puisqu’il est un des éléments duplexas solaire; on pourrmt donc agiter pour le pneumogastrique la question qui a été résolue pour le sympathique, et se demander s’il ne serait pas capable, par ses rameaux centripètes, d’être un point de départ d’action réflexe et de jouer un rôle dans legenred’axîcidentsque nous avons s^nalés; Les travaux de ces derniers temps, et les expérimentations qui ont été entreprises au sujet des pneumogastriques ont mis en lumière des phénomènes inat-

M. P. Sert a cherché à expliquer les morts subites qui surviennent dans les circonstances suivantes (1);

On prend un animal, le canard, je suppose, qui est remarquablepar sarésistance vitale, on introduit d’abord une canule dans sa trachée, puis on sectionne les deux nerfs pneumogastriques à la région

cette expression, tant critiquée, ne paraît pas aussi inexacte qu’on s’est plu à le dire. L’attention doit être particulièremènt appelée sur cette cause de mort subite dont les médecins ne se sont point encore occupés. L’auteur est persuadé que, dans beaucoup de cas oCi l’on a attribué la mort à l’asphyxie, à la syncope, la raison yéritable en était dans cette sidération du nœud vital par excitation périphérique. C'est peut-être la raison de la mort qu’on a parfois observée après la cautérisation ammoniacale du pharynx, et lors de l’introduction dans le larynx de corps étrangère qui étaient incapables, par leur volume, d’oblitérer complètement les voies aériennes, etc.

Ce mécanisme ne me paraît pas devoir être invoqué dans la production de la mort subite dans la fièvre typhoïde. D’abord rien d’analogue n’a été

obtenu par l’excitation du pneumogastrique abdominal ; ensuite les rameaux de ce nerf sont singulièrement raréfiés au moment où ils abordent les dernières portions de l’intestin grêle, enfin l’excitation du nerf vague au cou doit être d’une grande intensité pour entraîner les résultats de sidération et d’épuisement. Or, aucune de ces conditions ne sont réalisées dans nos observations de mort subite.

En fin de compte, nous restons devant cette opinion qui nous paraît la plus vraisemblable. Chez les malades enlevés subitement dans le cours de la dothiénentérie, l’ excitation est partie de la muqueuse 4Au^. intestinale, et les nerfs centripètes du sympaHiiqu e ^

l’ont conduite jusqu’aux cellu les de la moe lle et du ^ ,

bulte. .4 ce niveau, la sensation a été transformée ^ . en mouvement quiasuivi,suivantlescas, des routes ^ un peu différentes; tantôt le p neumog astrique a été seul en cause, ce qui a donné lieu à des syncopes qui ont pu n’être pas mortelles du premier coup ; tantôt les ner fs respiratoires ont été pris en même temps, ce qui a déterminé soudainement et à la fois l’arrêt de la respiration et du cœur; enfin, dans la majorité des cas, les cellules du nerf faci al ou de s nerfs des mem bres ont reçu une e.xcitation simultanée, ce qui explique les convulsions qui ont accompagné la mort. Ces convulsions, partielles ou généralisées, survenues chez un malade atteint de dotbiénentérie, doivent être prises en très-sérieuse considération; plusieurs fois nous les avons vues précéder la mort subite; elles indiquent l’excitabilité

exagérée de l’mdrTÎdlf et la tendances la propagation des actions réflexes-; elles averSssenf de la gravité'dn pronostic, et engagent te raédeein à modifier son traitement.

En réfléchissant à ces exemptes dé mort' suhite dans-la fièvre typhoïde, nne question Se présente nafurellementàresprit: voilà une maladie composée de divers éléments; c’est, d'une part, une manifestion locale, t altépa.tion: spécifique dfe la muqueuse

dents mortels qui surriennent dans les circonstances suiTantes VaiBement, nous dit Graves, le typHus paraît être à son déclin, car la convalescence peut s’établir, et le malade n’est point encore à Tabiâ du dan^r, il peut y avoir une rechute, il peut être abattu de nouveau par une maladie non moins dan- ^reuse que la première ; il peut e nfin mourir subitement, dans l’espace de quelques minutes. Les fonctions du cerveau et du cœur peuvent être soudainement enrayées, et la mort survient inopinément. Il arrive souvent, par .exemple, qu’un convalescent tombe en syncope pour être resté trop.ion^ temps debout, et si l’on ne. vient pas promptement à son secours, la vie ne tarde pas à s’éteindre.

L’état de faiblesse qui succède aux maladies aiguës ou épuisantes, surtout lorsque le sujet est ffi^posé aux syncopes, doit être surveillé avec le plus g^rand soin. Pendant l’épidémie de 1826, il y eut ‘5 ou . 6 .décès dans des circonstances analogues' ; des convalescents furent frappés de mort pour s’être levés imprudemment ou pour s’être promenés trop longtemps dans leur chambre, ou pour avoir essayé d’atteindre seuls leur vase de nuit » [1}.^ .,

Mais, remarqudns-Ie, ce genre de niort n’.a rien de spécial au typhus ; il s’observe parfois dans un oerlain nombre de maladies aig^uës et épuisantes, comme le dit Graves, dansla variole et dansla fièvre typhoïde ellé-même, .chez les gens anéantis par pni-

(t) Graves, Clinique méd., traduet. Jaccoud, 1.1, p. 83t.

sieurs semaines d’une dothiénentérieàforme gravé. Quelle différence, avec cès. accidents fôutoyants, survenant au milieu de quelques convulsions, dans les formeshénignes, au moment de la conyàlescenœ, et chez des individus encore pleins de force. ' ’

Or, cette mort brusque s’observe parfaitement chez des individus légèrement malades en apparence, n’ayant qu’une entérite simple, avec ou sans diarrhée, avec ou sans ulcérations intestinales. J’ai déjà parlé de ces observations, qui sont consignées dans la thèse de M. Pihan-Dufeilhay; on a vu qu’Andràl avait été frappé d’un fait analogue. 11 existe plusieura cas de mort subite dans des occlusions intestinales, avec ulcération de la muqueuse sans perforation (.1).

Tous ces exemples nous rendent témoins, de l’excitabilité particulière et redoutable de la muqueuse intestinale.

La fièvre typhoïde, par la réunion des deux éléments, est donc exceptionnellement bien douée, sous le rapport des causes qui peuvent donner lieu à ces accidents : là rien ne manque ; l’état typhoïde et infectieux prépare le terrain morbide, et Taltétion intestinale n’attend qu’une occasion pour faire

Peut-être me reprochera-t-on, de charger le budget déjà bien lourd de la dothiénentérie, et puis comment se fait-il, qu’avec des altérations si fré-

(2) Medical examiner, roi. VII, 1831, p. 39S.

quentes, on ait des conséquences funestes, relativement si rares? ' .

Je sais bien ce qui arrive quand on cherche à trop prouver ; voilà pourquoi je considère comme fort dang^ereux de vouloir trouver quand même le dernier mot de toutes choses. Quoi qu’il en soit, ce serait une faute d’avoir si longtemps insisté sur la maladie, sans presque s’occuper du malade ; nous savons comment agit la première; il faut savoir, comment le sèeond réagit ; il se peut,d’une manière générale, qu’on ait exagéré l’importance de l’idiosyncrasie, derrière laquelle on s’est retranché souvent dans les questions obscures; mais il n’en faut pas moins reconnaître la valeur réelle.

Vingtenfants,je suppose, ont des vers intestinaux, et un seul est pris de convulsions; cent personnes peuvent boire impunément des boissons froides, même après un exercice violent, tandis qu’une autre surviendra qui, du premier coup, sera frappée de mort; bien des gens traversent sans encombre les différentes phases d’une fièvre typhoïde qui semblait redoutable, quand un individu, dont l^état n’inspirait aucune crainte, va tomber comme fou-

Que de gens qui peuvent supporter sans délire des maladies fébriles intenses, tandis que d’autres, au moindre accès de fièvre, sont pris de troubles nerveux, de délire et de convulsions.

Chez eux, l’hérédité et la question de la mutation des névroses, qui intéressait si vivement Trousseau,

jouent sans doute un grand rôle; mais, gue cet état parÜGuJier au sujet soit héréditaireou acquis, il doit tenir en éveil Inattention du médecin, qui cherche toujours à.démêler, dans une scène morbide, quel est lecôté faible.de sca malade, afîi) de prévenir le mal.et de le conjurer s’il est .possible. Aussi., quand, çhez.un dndividu atteint de dothiénentérie, il nous aniveca d^apprendre qu’il a été sujet dans son enfance .à aies attaques -d’éclampsie, on bien qu’il fait partie d’une &roille où .existent des névroses convitl aires, mous devrons itoujoursméserver Je .pronostic, prévoir la brusquerie ,et ,1a .gravité .des accidents et les prévenir., soit en évitant toutes les causes qui peuvent irriter trop fortement la nuigneuse intestinale .malade, soit en dimi nuant,, au moyen de remèdes qjpro,priés, tels que le .-bromure de potassium, rexcitabibté.des.oentres nerveux.

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Histoire naturelle. — Quels sont les tissus qui eonstituent les végétaux? Existe-t-il quelque analogie entre la structure de ces tissus et ceux des animaux? Quelle est la nature des substances contenues dans le tissu utriculaire des végétaux? Pathologie externe. — De l’irido-choroïdite aiguë. Pathologie interne. — De la péritonite chronique. Pathologie générale. — Des crises.

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De fà rupture ârlificiéllè''des

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