‹ De La Mort Subite Dans les Dilatations congénitales de l'EsophageChapitre 4 sur 13 · LIRE CRE · texte numérisé non relu

LIRE CRE

Un malade présentant des signes manifestes de neurasthénie avait succombé subitement et l’autopsie avait dévoilé

une dilatation très marquée du conduit œsophagien.

Dans un premier chapitre nous rapporterons ici quelques observations de dilatation congénitale de l’œsophage, puis après une rapide esquisse de l’étiologie et de la symptomatologie de l'affection, nous essayerons de déterminer les différents mécanismes qui président à la mort subite

observée dans plusieurs de ces cas.

Mais avant d'entrer daus le détail, qu’il nous soit permis de dire à nos maîtres de Paris notre profonde reconnais-

sance pour tout le bien qu'ils nous ont fait.

Que M. le D' Letulle, professeur agrégé, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, reçoive nos plus sincères remerciments pour son exquise bienveillance qu'il nous a si souvent permis d'apprécier, et ses enseignements cliniques

qui nous seront si utiles.

Que M. le D' Peyrot, professeur agrégé, chirurgien à l'hôpital Lariboisière veuille bien agréer l’hommage de notre vive reconnaissance pour tout le bien que nous lui devons.

M. le D'‘Vibert voudra bien aussi recevoir tous nos

remerciments pour sa bienveillance à notre égard.

DT

Nous sommes enfin heureux en cette occasion de pouvoir exprimer nôtre reconnaissance envers M. le. professeur Brouardel, pour son amabilité et pour l’honneur qu'ils nous à fait en voulant bien accepter la présidence de notre thèse.

OBSERVATION I æ-

Neurasthénie. Mort subite. Dilatation congénitale de l'æsophage et des ventricules latéraux

Par le D' Maurice Letulle, agrégé, et M. Meslay, interne . des hôpitaux. (Bulletins de la Société Anatomique de Paris. Tome VIIL. révrier-Mars 1894. Fascicule n° 6, page 193).

P...., âgé de 43 ans, entre dans le service le 3 Décembre 4893, se plaignant de douleurs de tête dont le début remonte à trois ans et demi environ, mais exacerbées depuis trois mois.

Le 20 Septembre, en effet, à la suite d’une chute du haut d’une échelle, le malade avait été pris d’une contracture douloureuse de la nuque avec irradiations jusqu’à la région frontale, le long de la voûte crânienne. Tous ces troubies ont persisté depuis lors.

L'examen méticuleux du malade permet de constater l'intégrité absolue de tout l'organisme, La colonne cerviale,

en particulier, est simplement immobile, $ans aucune

Page 1