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sot à son cours). = « ta mort subite est une terminaison
rapide, notamment imprévue de la vie, produite par une Ne à
& 2 cause interne, inconttter. d'ordre bhyiolsiqne" ou patholo-
A gique. REG Co La mort bee est un événement qui frappe, non ‘seulement 1e public, mais aussi la justice qui en recherche la cause; 1: celle-ci est souvent difficile à trouver. De tous temps, cette ; | question de la mort subite a été à l’ordre du jour. = Aussi ne devons-nous pas nous étonner de voir successi- ANRT UHR AE TE | vement invoquées, pour l'expliquer, les découvertes faites, ta Mec Bees Soft grâce à l'anatomie pathologique, soit grâce | à FD, CRE mentation physiologique. À LS . Tour à à tour on a fait jouer un rôle à la Eos tien à l'hé- l | morragie, à l’embolie, aux maladies du cœur, du cerveau ou “DTA fs EX" 08 poumon, suivant qu’on croyait à la prépondérance plus | ou moins grande de l’un ou l’autre de ces organes. Les phéee nomènes d’inhibition, dont la découverte est due à Brownà Sequard, ont paru fournir en maintes circonstances l’expli-
oi
cation d’une mort subite, suspecte, qui faisait lé sujet d’une expertise. Tous les cas ne pouvant certes pas recevoir une explication satisfaisante, on a été amené à mettre à contribution les découvertes récentes de physiopathologie et notamment on a fait l'étude des troubles fonctionnels des glandes à sécrétion interne.
. Cette question a déjà fait l’objet de nombreux travaux d'ordre général, les applications médico-légales par contre ont été plus rares, et souvent la solution du problème qui s’est posé devant le médecin-expert est restée douteuse. ;
Aussi nous avons pensé qu'il pourrait être intéressant de rassembler le plus possible d'observations de mort subite ou rapide, dans lesquelles, en dehors même de toute expertise médico-légale, l’action des glandes à sécrétion interne avait été invoquée'et établie de façon nette, et à étudier pour chaque glande les causes de mort subite.
Durant ces dernières années du reste, l’importance vitale des glandes à sécrétion interne dans l'organisme a été bien mise en lumière.
Les études expérimentales se sont multipliées ainsi que les observations cliniques et anatomo-pathologiques.
Il ne saurait être question ici d’esquisser même un résumé des travaux parus sur ce sujet. Disons seulement que l’étude des glandes à sécrétion interne est à la fois histologique, chimique et physiologique.
Le véritable critérium physiologique de la fonction de sécrétion interne, c’est la présence d'un produit spécifique dans le sang veineux d’une glande (Gley).
Dans le produit de sécrétion, on trouve:
1° Des substances nutritives (glycose, fibrinogène, graisses, etc...) ;
ce SonÉ les: tn (Gley): È Pt Des substances qui excitent-le: fonctionnement ; ce: sont NT | s: Te eue A Le PAPA } à CU ee AÉRIENNES DT SE Ur HE : | ' à sit x. M
sy D A lp de
ent ère soit rex ou soit | sta | ne AP rfonctionnement. Mais le plus souvent la chose n'est pas issi simple, et il s’agit plutôt d’une viciation fonctionnelle encore appelée dysfonctionnement. Ainsi par exemple: dans Spas Me
ss me
la maladie de Basedow, il s’agit d’une dyshyperthyroïdie, MURS re c'est-à-dire d'un fonctionnement ‘exagéré et vicié, plutôt que ; RARES
d'un hyperfonctionnement purs À af Lee so
L'étude des sécrétions endocriniennes a montré la parenté | étroite. qui unit le système nerveux sympathique et para- 70) sympathique aux glandes à sécrétion interne. Celles-ci sont or en effet sous la dépendance étroite de celui-là. FA y SU Ex TE système nerveux organo-végétatif se compose QE Ba-, jh ë risot et Richard): à |
1° De centres supérieurs siégeant dans les hémisphères D RAT RE ‘cérébraux et les couches optiques ; ra en LT ee 2° De centres axio-nerveux siégeant dans la moelle et la
+ ss
moelle allongée ; se __3° De fibres nerveuses périphériques ; ù 4% D’appareils viscéraux locaux: | Il existe deux voies de conduction pour l’influx nerveux:
| È une voie sensitive et une voie motrice. ; h
Pour le para-sympathique, l’arc sensitif est constitué par j les voies sensitives aboutissant au noyau bulbaire du Rene É ouau noyau rachidien du nerf pelvien.
L'arc moteur comprend des fibres préganglionnaires longues et des fibres postganglionnaires courtes, qui partent du? bulbe et aboutissent aux organes. £
Pour le sympathique, l’arc sensitif est constitué par les voies sensitives habituelles de la vie de relation : puis des centres sympathiques médullaires de la corne antérieure; l'impression se réfléchit par l'arc moteur vers les organes ou les glandes.
Le sympathiqe se distribue à l'appareil cardio-vasculaire, au derme, aux muscles lisses et aux splincters, et aux glandes endocrines. :
Le parasympathique se distribue au tube digestif et aussi aux glandes annexes, à l’appareil respiratoire et aux glandes annexes, à l’appareil vésical et au cœur.
Au point de vue physiologique, le sympathique agit sur lè système vaso-moteur, sur la nutrition et le fonctionnement des tissus; il règle le métabolisme général de l'organisme, et favorise la destruction des réserves.
Le parasympathique contrôle le fonctionnement de l’appareil digestif et de ses annexes; il règle le mécanisme de la respiration et la sécrétion des glandes contenues dans cet appareil. Il exerce un pouvoir d’arrêt sur la contraction du cœur Il tient sous sa dépendance les glandes endocrines qui ont un rôle assimilateur. Enfin, il assure l’évacuation de l’appareil génito-urinaire.
À létat normal, sympathique et parasympathique s’équilibrent. Mais, chez certains individus, l'influence de l’un des deux systèmes prévaut. Pour mieux mettre en évidence cette rupture de l’équilibre, on a recours aux épreuves endocriniennes.
L’injection sous-cutanée d’adrénaline, à la dose de 1 mil-
| LR +e Sa 4 Sa Te PAR *; Chez d’autres sujets prédisposés, iafécton de I centi- ND ARE
gramme où même d’un demi-centigramme de pilocarpine, % | À provoque des crises sudorales, de la salivation abondante, Res | CONTRATS k 'tachycardie marquée, des nausées, des vomissements, de La diarrhée, etc. par excitation du RS ARE ce sont | ne les vagotoniques.
Disons tout de suite que ces deux types, décrits par Eppinger et Hess, sont beaucoup trop schématiques, et qu’aujour-
d’hui on s'accorde à admettre que, dans nombre de cas, au lieu de la prédominance nette de l’un des deux systèmes, il Fe œ : existe un déséquilibre portant à la fois sur le sympathique et * : e ee __ sur le parasympathique, qu’on désigne aussi sous le nom de : : 13 4 dystonie végétative (J. Parisot et Richard). | es se Certains auteurs (Caro, etc.) ont voulu diviser les glandes : Ÿ | à sécrétion interne en deux groupes: celles qui exciteraient D” le sympathique: thyroïde, hypophyse, surrénales, et celles
qui le ralentiraient: pancréas, parathyroïdes, ovaires.
D Mais, ni l’expérimentation, ni l'observation clinique atten- 6 À
4 tive ne permettent de classer les glandes endocrines ainsi en
| ces deux catégories. | :
Les glandes à sécrétion interne ont, par l'intermédiaire du
4 Ar: système nerveux organo-végétatif, une influence énorme sur
| tous les échanges nutritifs en général: sur le métabolisme des 4 hydrates de carbone (par exemple l’ablation de la thyroïde, détermine une limitation dans l'assimilation des hydrates de
De carbone), sur le métabolisme des corps azotés (par exemple,
SG
on note de l’augmentation des sécrétions azotées dans les
lésions de l’hypophyse) sur le métabolisme du calcium (expé-
riences de Erdheim pour les parathyroïdes, de Lucien et Jac-
ques Parisot pour le thymus).
On peut dire avec J. Parisot et Richard:
Les glandes endocrines interviennent dans la nutrition générale, le maintien de la composition du milieu intérieur, la répartition du liquide circulant et la régulation du système nerveux.
Il y a donc une action certaine des troubles endocriniens sur le fonctionnement du système nerveux organo-végétatif et réciproquement, toute perturbation dans le tonus de celuici rententit sur les glandes endocrines.
Les glandes à sécrétion interne ont des rapports très étroits les unes avec les autres, plus ou moins bien connus encore.
Il existe une véritable synergie pluriglandulaire. Telle ou telle glande en état d'insuffisance entraînera une hypertrophie et un hyperfonctionnement de telle autre glande en rapport avec elle.
Par exemple hypertrophie de la thyroïde après surrénalec-
tomie, ou bien hypertrophie des cellules de l’hypophyse après thyroidectomie (J. Parisot et Lucien).
De même, l’ablation de la thyroïde entraîne aussi un fonctionnement exagéré de l'appareil insulaire du pancréas par suppression de l'effet inhibiteur de la sécrétion thyroïdienne sur le fonctionnement de cet appareil. Mais, comme d’autre part le pancréas a lui-même une action d'arrêt sur l’activité surrénale, la thyroïdectomie entraîne indirectement une diminution de la fonction du tissu chromaffine.
Au contraire, si l’on a une suractivité thyroïdienne, l’action modératrice de cette sécrétion sur le: pancréas s'exerce plus
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énergiquement ; il en résulte .une insuffisance ‘pancréatique et une hyperactivité du. système chromaffine (J. Parisot et
| Richard).
Mais il importe, avec Sézary, de bien distinguer les syn- dromes pluriglandulaires, décrits par Claude- et Gougerot, résultant de l’altération simultanée de plusieurs organes à
sécrétion interne, des syndromes endocriniens communs, non spécifiques, traduisant le trouble d’une seule glande, pas toujours la même. ;
Ainsi par exemple la mélanodermie: peut être. causée: soit par une insuffisance surrénale chronique, soit par une insuf-
fisance hépatique ou par des troubles ovariens ou testiculaires,
les surrénales étant alors indemnes. Les observations de ce genre ne sont pas rares. |
Ces quelques considérations, si rapides soient-elles, montrent le rôle de tout premier ordre des glandes endocrines dans l'organisme. Certaines sont indispensables à la vie (surrénales par exemple). Nous allons maintenant étudier dans quels cas elles peuvent amener une mort subite ou rapide.
Afin de faciliter l'exposé, nous avons étudié séparément les causes de mort subite en prenant chaque glande en parti-
culier (hypofonctionnement, hyperfonctionnement, hémorra-
gie, etc). Mais il est bien évident que dans un certain nom-bre d'observations, on trouve des altérations simultanées de plusieurs glandes endocrines et, dès lors, la difficulté est parfois assez grande pour trouver celle qui a été le siège de l’altération primitive, entraînant ensuite des troubles dans le fonctionnement des autres glandes.
Zondek a publié récemment des cas où, au point de vue clinique, se sont manifestés très précocement des symptômes indiquant une participation des diverses glandes à sécrétion
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interne et où, à l'autopsie, on trouva en effet des lésions pluriglandulaires sans qu’il fut possible d’incriminer - plus particulièrement l’une d’elles dans la production des accidents observés et de la mort.
Nous passerons sous silence l'anatomie et l’histologie des glandes à sécrétion interne, pour aborder, après un bref résumé physiologique, l'étude des syndromes et des lésions qui nous intéressent.
Nous n’envisageons dans ce travail que le thymus, les surrénales, le corps thyroïde, les parathyroïdes et l’hypophyse.
Ë Rte: ae — Sons de a pes RE 1° “es $ teurs mécaniques ; 2° facteurs de dysfonctionnement endocrinien.
— Circonstances étiologiques de la mort thymique. ga. Conclu- L Ë sions. — Considérations médico- A == Observations. Gba na RE
clusions. > < NT JO onto PU SERA
TEE | PaystoLoGrr ET sn CRUE de LAN PE A La physiologie du thymus est encore, à l'heure: iétielé Le HR RRE D 7! tres discutée. L'analyse chimique a montré l'existence d’un suc abondant à la naissance, puis qui diminue ensuite, mais on n’a pas encore pu isoler de ce suc ou du tissu thymique une substance chimique définie comme la thyroïdine ou ! Padré- Fe . Dr naline. | EH Re L’ablation totale du thymus chez l’animal entraîne un amaïigrissement, et assez souvent la mort en trois ou se se-
ee # maines, avec hypothermie, convulsions.
ee Thiroloix et Bernard, Friedbelen, Abelous et Billard, Ver & Ecké Traité et Lo Monaco, Karl Basch, Lucien et J. Pari- = sot ont fait de nombreuses expériences, d'où il ressort que le
thymus n’est pas indispensable à la vie, mais qu'il a une action directe sur la nutrition et la croissance et uné action indirecte sur la motilité et la pigmentation cutanée’ par lintermédiaire du système nerveux.
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Les manifestations sont d'autant plus accusées que l’ablation de l’organe a été faite sur un animal peu jeune et plus bas placé dans l'échelle animale.
Les expériences de Lucien et J. Parisot en particulier ont montré que deux mois après la thymectomie chez le lapin, l'animal en expérience pèse 500 à 600 grammes de moins que le lapin témoin.
Tous les os sont atteints, surtout ceux des ceintures. Il y a réduction de la taille et du volume des os.
A la radiographie, la structure de l’os est peu altérée, il y a seulement un léger amincissement des travées osseuses.
La teneur en chaux reste normale. |
L’atrophie porte non seulement sur le système osseux, - mais sur tous les tissus.
Le système nerveux, chez l’animal thymectomisé, traduit son atteinte par de l’apathie, de l’affaiblissement et une moindre résistance à la fatigue.
Il y a aussi diminution de la sécrétion urinaire, augmentation de l'élimination de la chaux et de l’urée, diminution de l’acide carbonique dans l’air expiré. |
Le thymus a aussi un pouvoir retardant sur le développement des glandes génitales.
Son action sur l'appareil cardio-vasculaire ‘est importante et mérite d’être citée: alors que la thymectomie n’entraîne aucune modification du cœur et des vaisseaux, l'injection d'extrait thymique produit une hypotension artérielle par paralysie des vaso-constricteurs et par action directe sur le cœur.
À forte dose, l'extrait thymique produit de l'agitation, de la dyspnée, de l’asphyxie, du collapsus, et la mort avec œdème et ecchymoses pulmonaires. Pour Svehla, la substance hypo-
tensive existant dans l’extrait thymique n’apparaîtrait qu'après la naissance, précédant le développement des sécrétions surrénales et thyroïdiennes.
Mais il importe de faire remarquer, avec J. Parisot, que cette substance hypotensive est commune à beaucoup d’organes lymphatiques.
Le thymus a aussi un rôle hématopoietique. En effet, le thymus, formation lymphoïde, fabrique des mononucléaires, et surtout avant la naissance, il produit des globules rouges et des polynucléaires; il se comporte comme un ganglion lymphatique, comme la rate. Après thymectomie, cette fonc-
- ion hémotopoïétique est facilement suppléée. La sécrétion
interne du thymus aurait aussi une action sur la pigmentatior des téguments.
Abelous, quelques heures après la thymectomie pratiquée sur une grenouille, a constaté chez celle-ci une décoloration de la peau.
On attribue aussi au thymus un rôle antitoxique, qui serait dû, suivant Hammar, aux corpuscules de Hassal.
Dans les infections, le thymus est congestionné, hémorragique (Roger et Ghika), tantôt gorgé de suc, tantôt pâle, dégénéré ; tantôt mou, diffluent ; tantôt scléreux, atrophié.
Le thymus réagit aux infections en multipliant ses mononucléaires, en fabriquant des hématies, des polynucléaires et leurs ferments antitoxiques. pe |
L’addition d'extrait thymique à une culture atténue la virulence de certaines bactéries.
Les infections chroniques (syphilis, tuberculose) déterminent une hyperplasie marquée et durable du thymus. C’est une réaction, du reste banale, de tous les organes hémo-lymphatiques vis-à-vis d’une cause commune.
La question du rapport du thymus avec les autres glandes endocrines est loin d’être encore ‘au point.
Cependant il convient de signaler l’antagonisme: du: HR mus avec les. surrénales, admis par:la majorité des auteurs.
En effet, l'extrait de thymus a, sur l'appareil cardio-vascu-
laire, des effets opposés à ceux de l’adrénaline. Ceci serait dü, d'après Wiesel; à ce que le thymus sécréterait une hormone vagotonique. De:plus, dans l’état qui a été décrit par Escherich, Paltauf, etc... sous le nom d'état thymicolymphatique, caractérisé par de la pâleur, de l’adiposité, la présence de gros ganglions, d’une grosse rate, d’un gros thymus, d’une hypertrophie de tous les organes lymphoïdes en général, les glandes surrénales sont souvent déficientes, ainsi que l’ont montré les recherches nécropsiques de Wiesel et Hédinger. Ce fait est important à retenir et nous y reviendrons dans le paragraphe de la pathogénie de la mort subite thymique.
Dans le myxœdème, le thymus est atrophié, sclérosé, mais jamais l'involution n’est absolument complète.
Au cours des maladies de la première enfance, et surtout de l’athrepsie, le thymus a une régression précoce. Histologiquement, on constate une dégénérescence ‘profonde. de l'organe (Lucien et J. Parisot). Les autres glandes eridoctines surrénales, parathyroïdes et thyroïdes sont aussi lésées, mais d’une façon moins marquée que le thymus. |
Certains auteurs, en particulier de l’école allemande, ont attiré l'attention sur l’hypertrophie fréquente du thymus au cours de la maladie de Basedow (75 %-des cas suivant certains).
Tantôt le thymus présenterait une augmentation du nombre des corpuscules de Hassal, tantôt une multiplication des cellules lymphoides (Friedman). Ce fait serait dû à une réactivation, à une stimulation d’origine thyroïdienne.