‹ De la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne: Étude médico-légaleChapitre 3 sur 41 · A CT · texte numérisé non relu

A CT

Mais Lucien et J. Parisot ont montré que les recherches expérimentales ne permettent pas de voir une relation fonctionnelle entre le thymus et le corps thyroïde, car:

—1° La thyroïdectomie entraîne un retard dans la croissance

et l’involution précoce du tone et non l'hypertrophie de cet organe;

2°, L’ablation du thymus ne provoque aucune réaction vicariante de la thyroïde.

On est donc conduit à admettre que, dans certains cas, dans la maladie de Basedow, il y a une simple persistance du thymus.

Dans le rachitisme, où l’on a voulu faire intervenir un hypo- fonctionnement du thymus, on trouve tantôt de l’atrophie, tantôt de l’hypertrophie du thymus. Il s’agit donc plutôt d’une viciation dans le fonctionnement de la glande, d’un dystonctionnement, suivant l'expression adoptés.

Signalons que, pour certains auteurs (Dustin, de Bruxelles),

le thymus agirait comme un centre de régularisation et de

répartition des nucléines et de leurs dérivés dans l’organisme. Il agirait surtout par fixation, sous forme d'éléments figurés, de substances du groupe des nucélo-protéides.

CONCLUSIONS

Quoi qu'il en soit, de ces quelques considérations de physiologie et de physiopathologie, on peut conclure que:

1° Le thymus n’est pas indispensable à la vie;

2° Le thymus a une action favorisante sur la nutrition; il joue en particulier un rôle important dans le métabolisme du calcium, et aussi (Sajous) dans celui du phosphore;

3° Il a une action retardante sur les organes génitaux et le tissu chromaffine;

4° Il a un rôle antitoxique, assez faible du, reste.

TO EN Pois DU THYMUS AUX DIFFÉRENTS AGES DE LA VIE

Avant d'aborder la question de la mort thymique, nous allons chercher à préciser quel est le poids du thymus aux différents âges de la vie.

On sait que le thymus se développe dès les premiers jours de la vie intra-utérine, s'accroît de la naissance jusqu’à la deuxième année, puis régresse ensuite.

Son poids à la naissance serait de 5 gr. d’après Testut, de 3 à 5 gr. pour Cruchet, de 16 er. pour Meckel, de 10 gr. pour Balthazard, de 10 gr. pour Youkowsky de Saint-Pétersbourg, de 13 gr. pour Lucien et Collin.

Il s’accroitrait ensuite légèrement jusque vers la deuxième année, puis à partir de cet instant décroitrait, pour disparaître chez l'adulte, ou persister à l’état de vestiges.

Mais le thymus peut persister nettement chez des sujets adultes. Vamanoï sur 360 sujets de 25 à 50 ans, morts pour la .plupart de la grippe, a constaté, dans 94 cas, soit dans 26 % des cas, la persistance d’un thymus parfaitement développé macroscopiquement et microscopiquement facile à identifier.

Chez tous ces sujets, il n'existait aucune trace d’état thymico-lymphatique. Donc, la notion classique suivant laquelle le thymus s’atrophiant après la puberté ne forme plus chez l’adulte qu’un petit amas graisseux où le microscope seul décèle quelques lobules glandulaires, est beaucoup trop absolue.

Pour Hammar même, le thymus n’est pas un organe transitoire, il persiste toute la vie et continue à fonctionner, bien qu'à la puberté, le parenchyme commence à subir une réductioii importante. Pour cet auteur, à la naissance, le thymus pèserait 13 gr.; de 1 à 5 ans, 26 gr. environ; de 6 à 10 ans,

Pour nous, nous nt nine hypertrophié touf aus dont le poids atteint ou dépasse 20 grammes, en fairemarquer, avec le professeur Pierre Parisot, que le poids trouvé est toujours inférieur au poids réel sur le vivant,

ne r sur le cadavre les liquides filent vers les parties déclives ; : thymus perd donc, de ce fait, certainement un certain poids.

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