‹ De la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne: Étude médico-légaleChapitre 34 sur 41 · PS · texte numérisé non relu

PS

I1 semble probahle que, dans le cas rapporté ici, il s'agissait de : nécrose embolique de l’hypophyse. |

L'histoire de cette femme peut done se résumer ainsi: bien portante jusqu'à 36 ans, elle fait une nécrose septique de l’hypophyse par septicémie puerpérale, qui donne lieu à l'apparition de la ménopause, à de la faiblesse musculaire ,des vertiges, des pertes de connaissance, de l’anémie, de la sénilité précoce; puis ce qui reste de la glande s’atrophie peu à peu et, quand l’organe devient insuffisant, la malade meurt dans le coma.

OBSERVATION XVII

PéÉry et CoUrBIN, 1921 (résumée)

Il s’agit d'une femme ayant présenté de la céphalée pendant huit jours, puis une paralysie de la sixième paire, enfin une réaction méningée terminale. Mort.

A l’autopsie, utérus gros, mou, plein de pus verdâtre, sans grosse lésion. Pie mère congestionnée. Deux petites traînées verdâtres de 1 centimètre sur le bord externe gauche du chiasma débordant sur sa face inférieure et contre le tronc basilaire. La section de la tige hypophysaire au ras de la tente dure mérienne est suivie de l'issue d’une sorte de bourbillon verdâtre. Le diaphragme duremérien enlevé, on tombe sur un liquide puriforme d'aspect crémeux qui remplit la selle turcique; il est impossible de trouver la glande. A l'examen, amas de staphylocoques agglutinés.

La congestion gravidique de FOTOS son hyperactivité auraient joué là un rôle d’ pal

Ces deux observations (16 et 17) montrent bien l'influence de l'infection puerpérale sur l’hypophyse. Dans le premier cas, il semble bien que la lésion hypophysaire soit la seule cause de la mort, puisque tous les autres organes étaient sains; mais-dans l'observation 17, il convient de faire remarquer que, bien que le rôle de la suppuration hypophysaire ne

res

soit pas douteux, l’infection généralisée a contribué puissamment à amener la mort.

OBSERVATION XVIII G. MaranoN et G. Pinros (de Madrid), 1917 (résumée)

Par accident, un enfant de 13 ans, assis sur un tabouret, reçut une balle de pistolet au niveau de la région frontale supérieure. La balle pénétra sur la ligne médiane, en direction sagittale et suivant une obliquité de haut en bas. Le jeune garçon ne perdit pas connaissance, ne ressentit aucune douleur, saigna à peine et continua de jouer.

Un mois après, les parents remarquèrent que leur fils urinait beaucoup et avait toujours soif. Quelques mois plus tard, son ventre grossissait.

Actuellement, dix-sept mois après l'accident, il existe une infiltration graisseuse de la paroi abdominale, ainsi qu’une atrophie et une régression des organes sexuels, et une polyurie insipide de 6 à 7 litres par jour. Le psychisme est à peu près normal, sauf une légère arriération; il n'y a pas de troubles nerveux; les réflexes sont normaux, les pupilles sont égales et réagissent bien. Le fond de l’œil est normal, il n’y a pas d’hémianopsie bitemporale. On note un peu de frilosité, de la mélanodermie en taches diffuses de la face et du cou, ainsi qu’un certain degré de tachycardie (90).

La radiographie montre que le projectile est fiché par sa pointe sur l'ouverture de la selle turcique; il ne pénètre point dans la cavité.

L'injection d’extrait hypophysaire réduit la quantité d'urine émise à un litre par jour. Le lendemain de l'injection, la polyurie reparaît. On tente une opération. La mort survient au bout de vingt-quatre heures.

Le point d'entrée du projectile est entre les deux hémisphères cérébraux, il n'y a aucune trace de son passage à travers les centres nerveux qui sont intacts jusqu’à ce qu’on arrive au fond du ventricule moyen. Là se trouve le projectile, enfoncé dans le

sens de la tige hypophysaire; autour il y a une forte capsule fibreuse, englobant le tissu de la tige jusqu'au lobe postérieur de l’hypophyse: la tige hypophysaire sortit adhérente au projectile quand on en fit l’extraction. F

L'hypophyse n’était”ni lésée, ni comprimée, mais sa communication avec le ventricule moyen était interrompue. Il s’agit là d’une dystrophie adiposo-génitale avec polyurie.

Le syndrome adiposo génital fut produit avec une rigueur

expérimentale. Engraissemant après l'arrêt du développement génital. L'obésité hypophysaire identique à l’obésité hypogénitale ne serait la conséquence de la lésion de l’hypophyse que par l'intermédiaire de l'insuffisance glandulaire provoquée du testicule. La section de la tige pituitaire fut suivie des mêmes accidents que la lésion de la glande. La sécrétion interne de l’hypophyse passe du moins en grande partie dans la tige pituitaire pour se déverser dans le liquide céphalo-rachidien du ventricule moyen (Cushing). Dans le cas actuel, la production fibreuse avait interrompu la structure de la tige. Il y avait beaucoup de fibres détruites dans le lobe nerveux, une zone de ramollissement avec surcharge de pigment, en somme des altérations indiquant un état anormal de la glande bloquée par le projectile.

OBSERVATION XIX

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