‹ De la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne: Étude médico-légaleChapitre 36 sur 41 · CONCLUSIONS MÉDICO-LÉGALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS MÉDICO-LÉGALES

Ces observations montrent l'importance, pour le médecin légiste, d’être au courant de ces faits, qui ne sont certes pas très fréquents, mais qui néanmoins existent.

Mais faisons remarquer qu'ici, sauf de très rares cas, on ne peut plus parler de mort subite ou rapide. Les lésions de l’hypophyse, que nous avons rapidement passées en revue, occasionnent en effet des syndromes à évolution ordinairement très lente, caractérisés par des symptômes qui peuvent attirer l’attention du médecin traitant et lui permettre d’établir son diagnostic.

Parfois aussi (obs. 1, 10, 12), la mort peut survenir assez rapidement, d’une façon imprévue, alors qu’on s'attendait à une évolution beaucoup plus lente. Donc intérêt pour le médecin légiste.

Enfin, il est d’autres cas (obs. 16 par exemple) où la mort se produit chez des individus n'ayant présenté aucun sÿymptôme particulier de lésion hypophysaire et où l'examen cli-

nique n’a absolument rien révélé. L’autopsie seule donne la

cause de la mort en montrant une lésion de l’hypophyse, glande indispensable à la vie.

Donc, bien que ces cas soient rares, il y a un intérêt évident pour le médecin légiste de pratiquer un examen macroscopique et histologique de l’hypophyse, surtout dans les cas où l’on ne trouve pas la cause de la mort.

Conclusions générales sur le mécanisme pathogénique de la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne.

Nous formulerons ici très brièvement quelques conclusions très générales sur le mécanisme pathogénique de la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne, tout en résumant ce que nous avons vu au cours des différents

chapitres.

Disons tout de suite d’abord que des facteurs mécaniques peuvent intervenir (hypertrophie notable du thymus, de la thyroïde, etc.) dans certains cas. Mais, en ce qui concerne spécialement les troubles fonctionnels des glandes endocrines, on peut très schématiquement poser la question de la façon suivante :

Un sujet atteint d’une affection d’une glande à sécrétion interne peut mourir subitement, soit parce que la sécrétion de la glande fait défaut brusquement, soit pârce que cette glande

étant en rapport étroit avec des organes importants tels que

le sympathique et le parasympathique, l’altération de la glande

retentisse sur ces organes importants et, par leur intermédiaire, produise la mort.

Premier cas. — Supposons une glande à sécrétion interne dont le fonctionnement normal soit indispensable à la vie, fait prouvé par la clinique et la physiologie; par exemple la surrénale. Si la sécrétion de cette glande fait brusquement défaut

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