‹ De la mort subite dans ses rapports avec les glandes à sécrétion interne: Étude médico-légaleChapitre 37 sur 41 · ASS ET · texte numérisé non relu

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pour une cause ou pour une autre, la mort s’ensuivra. Mais, là encore, il nous faut distinguer plusieurs cas:

1° Il se produit une lésion aiguë, brutale, de la glande; par exemple les vaisseaux se rompent, une hémorragie se déclare, arrêtant brusquement le fonctionnement de la glande; dans ce cas, le plus simple, la mort immédiate s ’ensuit.

2° Ou bien la glande (nous prenons toujours la surrénale comme exemple),est le siège d’une altération chronique (telle que la tuberculose); tant que la portion indispensable, le onzième du poids total des surrénales, est respectée, la vie peut continuer, mais survienne une influence étrangère minime, effort musculaire exagéré, infection légère, etc., alors brusquement les glandes deviennent déficientes, des accidents d'insuffisance aiguë éclatent, entraînant la mort.

Ce que nous disons pour les surrénales, peut s'appliquer aussi, jusqu'à un certain point, à d’autres glandes (par exemple les parathyroïdes, l’hypophyse) indispensables à la vie.

Par contre d’autres glandes, telles que les glandes génitales, ne sont pas indispensable à la vie, leur suppression partielle ou totale sera incapable de provoquer la mort.

Deuxième cas. — Une glande à sécrétion interne peut ne pas présenter de grosses lésions telles que celles que nous venons d'envisager (hémorragie, tuberculose ou cancer, etc.), mais présenter par contre des troubles fonctionnels plus ou moins importants (sécrétion insuffisante ou au contraire hypersécrétion, ou plutôt disfonctionnement). |

Or, d’autre part, nous avons vu dans notre introduction les relations étroites qui unissaient les glandes à sécrétion interne au système nerveux organo-végétatif: (sympathique et parasympathique).

Mais, d’un autre côté, le sympathique et le parasympathique

commandent au fonctionnement d’organes indispensables à la vie, comme le cœur par exemple.

Il peut donc se faire que la perturbation dans le fonctionnement d’une glande tenant sous sa dépendance le sympathique ou le parasympathique, amène un trouble de tonicité de ces nerfs, d’où enfin en dernier ressort arrêt d’un organe indispensable à la vie (syncope cardiaque par exemple).

C'est peut-être le cas pour le thymus. Si l’on admet que cet organe sécréte normalement une hormone vagotonique, un hyperfonctionnement de cette plande pourra, en déversant en excès une substance toxique dans la circulation, retentir sur le pneumogastrique et amener ainsi une mort subite par syncope cardiaque, bien qu’à l'examen anatomo-pathologique de la glande, les lésions puissent sembler assez discrètes.

On voit donc combien la question du mécanisme pathogénique de la mort subite peut être délicate pour le médecinexpert, étant données les obscurités qui existent encore dans la physiologie et la pathologie des glandes endocrines. è

Quoiqu'il en soit, on peut conclure que:

1° Certaines glandes à sécrétion interne sont absolument indispensables à la vie. La suppression de leur fonctionnement, soit brusque, soit lente par lésion chronique, peut amener la mort subite ou rapide.

2° Certaines glandes à sécrétion interne, par leurs rapports étroits avec le système nerveux organo-végétatif, et en dernière analyse avec des organes importants tels que le cœur par exemple, ont un rôle tel qu'une perturbation de leur fonctionnement peut entraîner des phénomènes graves et même

la mort.

Conclusions médico-légales

Il ne s’agit ici que de conclusions générales, puisque nous avons fait des considérations médico-légales spéciales à chaque chapitre. Fa |

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