OBSERVATION VII
Mort subite par rupture d’un anévrisme de la carotide interne. (Obs. publiée par Bisor dans le Journal de Médecine publié par la Société des Sciences médicales
et naturelles de Bruxelles.)
Mme D... 46 ans, demeurant à Mortagne (Orne), avait toujours eu une santé florissante jusqu’en 1826, année où elle éprouva pour la première fois, à la suite de la mort ue de son mari, des chagrins profonds qu’elle chercha à dissimuler. Son caractère vif devint fort irritable et un jour, après une violente colère, elle ressentit une forte ee douleur de tête, profonde et correspondant à l’œil gauche. :4 La douleur diminua mais ne disparut pas entière- EP ment et elle alla consulter les praticiens les plus éminents de Caen qui la rassurèrent.
Lorsque, quatre mois après, elle: sentit tout à | coup une douleur poignante à la tête, poussa un cri aigu et expira quelques minutes apres. AG 20
AuropsiE. — Base du crâne remplie de sang, l'artère
. carotide interne, à son passage près de l’apophyse clinoïde du sphénoïde, rompue et béante au milieu d’un renflement de la grosseur d’une petite noix. Ce renflement était entièrement composé d’une tunique celluleuse, les deux autres tuniques étaient complètement détruites. L'auteur
de l’observation dit que probablement la première mem-
brane se trouva rompue pendant un accès de colère, que la tunique musculeuse, dilatée chaque jour, finit par céder en 1827, et qu’alors la tunique celluleuse, plus susceptible de distension, forma une tumeur qui, en sou-
levant le nerf optique sous lequel elle était située, tirailla RE l’œil en le rétractant dans l’orbite.