‹ De la mucocèle du sinus frontal à évolution orbitaireChapitre 7 sur 21 · CET TES · texte numérisé non relu

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guration et la direction générale que lui a assignées M. Poirier, est encore divisé en deux par une cloison. Il peut arriver aussi que l’orifice supérieur soit réduit à l’état d’une simple fente.

La muqueuse est une dépendance de la muqueuse pituitaire; elle présente des glandes dont l'étude nous intéresse. Ces glandes sont, d’après M. Sappey, au nombre de 20 à 25 par centimètre carré de la surface dela muqueuse. M. Ranvier nous apprend encore que « ces glandes sont franchement tubulaires, elles n’ont pas d’autre canal sécréteur que leur tube cellulaire intra-épithélial. Elles s’enfoncent d’abord directement

“dans la muqueuse, puis arrivée dans ses couches profondes elles s’incurvent pour pouvoir se loger dans l’espace restreint qui leur est réservé. Elles sont tapissées d’une seule couche de cellules, dans l’intérieur desquelles se trouvent des granulations pigmentaires. Les glandes se terminent par un cul-de-sac au fond duquel sont accumulées des cellules plus petites que les autres, qui se colorent d’une manière plus vive sous l'influence du picrocarminate, de la purpurine ou de

l’hématoxyline et forment là un groupe qui n’est pas

sans analogie avec le croissant de Gianuzi des glandes salivaires à mucus. » e

La sécrélion de ces glandes est sous la dépendance des nerfs de la région qui, d’après les recherches de Cloquet, viennent du sus-orbitaire. Le professeur Izani a également décrit dans la muqueuse du sinus frontal un réseau nerveux venant du grand sympathique et dont les filets terminaux présentent des renflements ganglionnaires:

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ÉTIOLOGIE ET PATHOCGÉNIE.

L’étiologie de la mucocèle du sinus frontal est une question délicate à laquelle il nous sera difficile de répondre d’une façon pleinement satisfaisante.

En effet, pour faire une étude complète de cette importante question, il nous aurait fallu un grand nombre d'observations, des analyses bactériologiques et des vérifications morgagniques. La rareté de l’affection et sa bénignité, puisque bien traitée elle ne se termine pas par la mort, sont nos seules excuses.

C'est aussi une question complexe. Pour nous, la mucocèle est due à une inflammation de la muqueuse - de revêtement du sinus et du canal frontal ; mais cette inflammation est produite par des agents divers, et il y a autant de mucocèle que d’espèces d’agents infectants.

Si bien que son étiologie est aussi compliquée que celle de larthrite, par exemple : tout au moins nous pouvons dire que la mucocèle est produite par une infection à virulence atténuée; car une infection à virulence plus active aurait produit l’empyème.

La mucocèle est une maladie d’origine microbienne.

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