TOTAUX
Pour les autres cas, il n'y avait pas d'astigmatisme. Le premier fait qui frappe une personne habituée à examiner l'astigmatisme cornéen, c'est le nombre et l'import^mce des différences constatées entre l'astigmatisme des deux yeux. Il est hors de doute que, sur un même nombre de sujets pris au hasard, les même phénomènes ne se répètent pas aussi souvent.
Dans notre statistique, les cas sans différence sont en effet en petit nombre, 22 seulement, soit la proportion de 16,7 0/0. Dans la statistique de Nordenson sur 222 sujets (yeux de toute réfraction), les cas sans différence entre les astigmatismes des deux yeux atteignent le chiffre de 177, ce qui donne une proportion de 52,7 0/0. L'écart entre ces deux résultats est donc frappant.
Si nous passons maintenant aux pourcentages indiquant la proportion des écarts d'une part chez les antimétropes, et d'autre part chez les examinés de Nordenson (yeux de toute réfraction) , nous constatons ce qui suit :
Antimétrope» Sujets de Nordenson
Ecart de 0,25 à 0,75. 48,2 94,8
Ecart de 1 à 2 29,1 5,1
Ecart à partir de 2 22,4 0
Les écarts entre les astigmatismes des deux yeux, chez les antimétropes, sont donc beaucoup plus forts que ceux notés chez les sujets pris au hasard.
En nous reportant au tableau des différences astigmatiques, nous voyons qu'une différence au plus de 0,25 D d'astigmatisme s'est rencontrée 14 fois du côté de l'œil myope et 11 fois seulemement du côté de l'œil non myope. L'addition des chiffres des deux colonnes montre que la différence en plus de l'astigmatisme se trouve plus fréquemment du côté de l'œil myope, puisque nous notons 64 cas en faveur de ce dernier, alors que pour le congénère nous n'avons rencontré que 56 cas.
Un examen détaillé nous apprend : 1° que la différence dans le degré dioptrique de l'astigmatisme de 0, 25 à 0,75 D s'est rencontrée autant de fois sur l'œil myope que sur le non myope; 2° qu'à partir de 1 jusqu'à 2 D (c. a. d. différences moyennes), l'œil myope à la prépondérance (17,5 au lieu de 11,6 pour l'œil non myope) ; 3° que pour les différences à partir de 2 D, l'œil myope offre un pourcentage un peu plus élevé (11,6 0/0) que celui de l'œil non myope (10,6 0/0). En conséquence, pour les faibles différences, l'astigmatisme le plus fort a été localisé aussi souvent sur l'œil myope que sur l'œil non myope ; pour les différences moyennes et fortes l'astigmatisme le plus élevé a été localisé plus souvent sur l'œil myope.
Au sujet des fortes différences dans les degrés astigmatiques constatées du côté de l'œilmyopenons dirons qu'elles coïncident sauf une exception, avec des taies. Etencore ladirectionderastigmatisme.pourleseulcas où la taienesoitpas indiquée, nous fait-elle supposer, comme nous le verrons plus loin, une kératite ancienne n'ayant laissé aucune trace.
La forte différence de 7 dioptries entre l'astigmatisme cornéen des deux yeux a été rencontrée sur l'œil non myope d'un homme de 31 ans ayant à droite un astigmatisme de 0o:t0,15 un rayon de courbure de la cornée de 7,45 et une myopie de 4 D ; à gauche, un astigmatisme de 30°±7 , un rayon de courbure de 7,40. On remarquait sur cet œil la présence d'une laie.
. 9. — Direction de l'astigmatisme cornéen.
Continuons cette étude en déterminant la direction de l'astigmatisme, c'est-à-dire en recherchant quel est le degré d'angle qu'il présente avec le méridien vertical de l'œil. A l'exemple de M. Javal, nousplaçons le zéro de lagraduation au niveau de ce méridien et les degrés consécutifs vont de gauche à droite pour l'un et l'autre œil.
Dans le tableau ci-dessous, nous indiquons la direction de l'astigmatisme pour chaque division myopique que nous avons adoptée.
Degré d'an- M <-!, 50 ded,50à3 de3à6 de6à9 de9àl2 > 12
gle.
OM ONM
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CM ONM
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CM ONM