METHODE DES COUPLES
Résidence 70.000 $
Effets personnels.. 20.000 S
Exploitation agr!-
,cole 50.000 $
Actions de chemins
de fer 30.000 $
Obligations de chemin de fer 20.000 S
Les totaux sont les mêmes dans les deux méthodes, mais dans la méthode des balances, nous voyons la part de ce capital total qui est possédée par chaque individu, tandis que dans la méthode des couples nous voyons les divers articles des biens-capital ( capital- goods) dont se compose ce total, à savoir, la résidence, les effets personnels, l'exploitation agricole et les actions et obligations de chemins de fer.
Il est bon de signaler ici la différence qui existe entre le compte de personnes réelles et le compte de personnes morales (jictitious). Pour une personne réelle, l'actif peut excéder et excède ordinairement le passif, et la différence
constitue la balance-capital de cette personne. Ce capital ne doit pas être regardé comme un passif, mais comme une balance ou différence entre le passif et l'actif. D'un autre côté, pour une personne morale, comme, par exemple, une corporation ou une association, le passif est toujours exactement égal à l'actif ; car l'article de balance appelé capital est aussi véritablement une obligation de la personne morale à l'égard des actionnaires réels que n'importe quel autre élément du passif. En fait, une personne morale est un pur mannequin tenant une comptabilité, détenant un certain actif et devant tout ce qui le compose à des personnes réelles. Les teneurs de livres, il est vrai, appliquent la même méthode dans les deux cas ; mais s'ils agissent ainsi, c'est parce qu'ils considèrent, pour la commodité de la comptabilité, le compte, même d'une personne réelle, comme se rapportant à une entité fictive. La personne commerciale et la personne réelle sont séparées. Ainsi, si le commerce de X présente une balance de 10.000 $ en faveur de X, il inscrit celle-ci comme article de passif dans son compte et il considère son commerce comme lui devant cette somme. On ne saurait rien objecter à un semblable procédé. Mais nous devons nous rappeler que lorsque nous disons que le commerce de X doit à X 10.000 S, nous admettons implicitement que le réel X, dans son propre compte, possède un droit du montant de cette somme contre son « commerce ». En d'autres termes, nous sommes forcés, pour être logiques, d'ouvrir un compte séparé au nom de X et de faire passer la balance de 10.000 $ dans la colonne opposée. Ainsi :
Commerce de X
ACTIF I PASSIF y
Divers 50.000 S Dû à d'autres 40.000 S
Dû à X 10.000 S