CHAP. IX
es
■;|a wtj-as'-^fc-;
0 0 0 0 2=="=" o o co lO o o o in -rH -^ ira iio
c3 5 cS —
t. t. t- fci ;-
a, — £- a eu Ch D-
>ID -c •» "as >4) •!/ "©
c2 :S cS cd et cd eâ
en "3
QJ
ir-
CB
Œi -— on •— t« "S
tn
CJ
la
Nous avons vu, lorsque nous avons étudié le compte des instruments, la chaîne des services productifs du chantier de bois scié, etc., qu'il reste toujours une frange extérieure de revenu non compensé produit par la machine capitaliste. Nous venons maintenant d'atteindre cette même sorte de frange extérieure en étudiant le compte des personnes, pourvu qu'il s'agisse de personnes réelles. Cette frange extérieure consiste en ce que les économistes ont habituellement désigné sous le nom de « consommation )>. Tous les autres services sont purement préparatoires par rapport à ces services et ils passent d'une catégorie de capital à une autre. Ainsi le revenu provenant de placements, lorsqu'un dépôt est fait dans une banque, devient une dépense par rapport au compte de la banque, le compte de la banque donne du revenu en payant des actions et des obligations, de la nourriture, etc., mais, dans chaque cas, le même article est inscrit comme dépense par rapport à ces catégories de capital ou à d'autres catégories. Dans tous ces cas, l'individu ne reçoit aucun revenu qui ne soit en même temps une dépense. Ce n'est que lorsqu'il consomme les aliments, qu'il porte les vêtements, ou qu'il se sert du mobilier qu'il reçoit un revenu.
On peut se demander si la frange que nous avons atteinte est la frange extérieure finale, ou si nous devons faire un pas de plus et considérer les services que nous venons de mentionner comme de pures interactions entre la richesse externe d'un homme et son propre corps. C'est la question que nous discuterons dans le prochain chapitre. Nous nous contentons ici de laisser la chaîne des services au point où ces services atteignent la personne du bénéficiaire.
Jl
Le stade auquel nous avons laissé le revenu, dans le chapitre précédent, peut être appelé le stade des services objectifs définitifs. En d'autres termes, c'est le stade où la richesse du monde objectif finit par exercer son action sur la personne qui reçoit le revenu. Le revenu final est celui dont l'économiste se met ordinairement en quête, et c'est aussi celui que représentent les statistiques ordinaires des budgets ouvriers. Il résulte clairement de ce qui a été dit, que dans ce revenu net final toutes interactions entre articles de richesse externe tombent, — toutes les transformations de productions, telles que les opérations minières agricoles et industrielles, comme aussi toutes les transactions d'affaires ou échanges. Dans tous ces cas, en effet, les débits et les crédits se présentent inévitablement par paires d'articles égaux et opposés. Les seuls articles qui survivent sont les usages personnels définitifs de la richesse, ordinairement appelés « consommation ». Appelons-les plutôt services objectifs dont on peut jouir (enjoyable objective services). Les principales sortes de services objectifs dont on peut jouir, sont les suivantes : services de nourriture, services de logement et de chauffage, services d'habillement et de parure personnelle, services de domesticité
personnelle, services d'amusement, d'instruction, de récréation, services de satisfaction de vanité.
Les économistes reconnaissent ordinairement que nous ne devons pas nous en tenir au stade de ce revenu objectif (1). Il faut faire encore un pas avant d'arriver à la fin du processus. Il est vrai que les seuls services objectifs qui aient quelque importance pour l'homme sont les services préparatoires par rapport à des satisfactions subjectives. Les services subjectifs définitifs passent par le corps humain. Nul agent ne peut les fournir en dehors du corps. Tout ce que peuvent faire les personnes ou les choses extérieures à l'homme, c'est de stimuler son organisme corporel. Les services que l'on désigne sous le nom de services d'amusement ou d'instruction ne peuvent eux-mêmes amuser ou instruire directement l'esprit ; ils ne peuvent qu'affecter le corps. Un livre instructif, par exemple, ne rend simplement et seulement ses services que parce qu'il reflète la lumière dans l'œil du lecteur. Il faut que ces stimulations du nerf optique soit transmises à travers le système nerveux avant qu'une instruction mentale ait lieu. De même un piano ne saurait de lui-même produire aucune sensation musicale. Il produit simplement des vibrations externes, qui, par l'oreille et le nerf auditif, produisent en dernier lieu une sensation. Tout ce qui est son, vue, goût, odorat, toucher provient de réactions du système nerveux en présence d'excitations externes. Un homme qui prend un bain turc a reçu un revenu dont on peut jouir dans le sens objectif, mais tous les services de l'eau, du linge, des garçons et autres agents coopérants, en même temps qu'on les crédite à ces agents, doivent, si nous considérons l'homme lui-même comme un capital, être regardés comme lui étant
(l)Cpr. Fetter, Principles oj Economies, New-York, 1904, chap. Vi.
débités. Ils ont simplement pour effet de nettoyer et de stimuler sa peau. Ils sont un revenu provenant d'agents extérieurs, revenu absorbé par son corps, afin que cet homme puisse plus tard éprouver des sensations agréables ou en éviter de désagréables grâce à la santé dont il jouira. De même, l'usage des vêtements et du logement empêche la survenance de la sensation de froid, mais leur service objectif immédiat consiste tout simplement à empêcher la dissipation de la chaleur du corps, tout comme le soin et la protection similaires d'un cheval sont des desservices, par rapport à lui.
Lorsque l'on prend un remède, ce remède peut, au point de vue objectif être compté comme une part du revenu, de même que les aliments, le vêtement et autres articles d'usage ordinaire. Mais il est clair que les services du remède sont (ou sont supposés être) la réparation du corps, et, quoiqu'ils soient crédités au remède, ils devraient être débités au corps, tout comme les services d'un charpentier sont crédités au charpentier, mais sont débités à la maison qu'il répare. C'est ainsi encore que les services d'un dentiste, loin de produire des satisfactions immédiates, ont pour le moment un effet tout opposé, mais il en résulte plus tard un meilleur service des dents d'une personne. Ces services sont crédités au dentiste, mais ils sont débités au corps.
La « consommation », ou usage des aliments, quoi qu'elle soit un service des aliments est un desservice du corps. Les aliments sont en effet par rapport au corps, comme le combustible par rapport au fourneau et comme les réparations par rapport à une maison. Le revenu final consiste en la satisfaction subjective de l'appétit et en les autres satisfactions que l'absorption des ahments permet au corps de fournir à l'esprit. Ces satisfactions comprennent non seulement le plaisir immédiat du palais, mais la production de sensations agréables ou l'éloignement de sensations désagréables un peu plus tard. En d'autres termes, la consommation des aliments en conservant la santé et
en entretenant la vie permet au corps de fournir un revenu meilleur et plus durable à l'esprit dans les années qui suivront, tout comme les réparations faites à une maison lui permettent de fournir un logement pendant longtemps encore après que les réparations ont été faites.
Ces exemples et d'autres encore nous montrent que si nous considérons le corps comme un instrument de transformation en même temps que nous créditons de leurs services respectifs tous les agents extérieurs, tels que la nourriture, le vêtement, l'habitation, le mobilier, les parures et autres articles qui, s'il est permis de parler ainsi, assiègent le système sensoriel d'un homme, nous devons aussi débiter le corps de ces mêmes articles. Dans ce cas, les seuls articles de crédit qui survivent, après que ces débits et ces crédits égaux ont été compensés^ sont les satisfactions finales qui en résultent dans l'esprit humain. En d'autres termes, pour que le monde extérieur devienne pour l'homme un monde effectif, le corps humain doit être considéré comme le dernier instrument de transformation. De même qu'il y a une transformation graduelle de services par la ferme, par le moulin et par la boulangerie, de même il y a une transformation finale par le corps lui-même. Le corps est une sorte d'usine, dont les produits sont le seul revenu final non compensé du consommateur. Dans un tableau complet des procès productifs, la machine humaine ne saurait passer plus inaperçue que les machines qui manipulent le blé pendant ses premiers stades.
Donc, tout revenu objectif est entièrement eiïacé ou rendu négatif aussitôt que nous appliquons notre comptabilité au corps humain. Les services dont se compose ce revenu vident, pour ainsi dire, leur contenu dans le corps humain, mais le dernier résultat n'est réellement atteint
que lorsque ce résultat émerge dans le courant de la conscience.
Nous définirons donc le revenu subjectif comme 'le courant de conscience d'un être humain. Toute sa vie consciente, de sa naissance à sa mort, constitue son revenu subjectif. Les sensations, les pensées, les sentiments, les volitions et tous les faits psychiques font, en réalité, partie de ce courant de revenu. Toutes les expériences conscientes qui sont désirables sont des articles positifs de revenu, ou des services ; toutes celles qui ne sont pas désirables sont des articles négatifs, ou des desservices. C'est à dessein que nous avons évité de dire que le revenu subjectif consiste on plaisir ou en amoindrissement de peine. Ces termes ont été employés par les économistes dans un sens très large, et c'est cet emploi qui les a impliqués dans une inutile controverse avec les psychologues. II vaut mieux éviter de semblables disputes et se contenter de dire simplement que les faits subjectifs désirables sont des desservices. Cette assertion est conforme à la définition des services et des desservices, telle que nous l'avons donnée en premier lieu et elle ne nous lance pas dans une théorie psychologique du plaisir ou de la douleur (1).
Il n'est pas nécessaire non plus de prendre part aux rontroverses qui concernent les rapports entre l'esprit et le corps. Nous n'avons rien à voir avec la cause et l'effet, mais avec les moyens et le but ; quelle que puisse être d'ailleurs la cause des états mentaux, le corps humain est certainement l'intermédiaire au moyen duquel le bien de
(1) Par exemple, on a dit de la fondatrice de l'Ordre du Sacré- Cœur : « Son amour de la douleur et de la souffrance était insatiable... La douleur seule, disait-elle continuellement dans ses lettres, rend ma vie supportable. » Bougand, Histoire de la bienheureuse Marguerite-Marie, Paris, 1894, pp. 171, 265. Cpr. aussi, pp. 386, 387. Passage cité par William JaiMES, Varieties of Religious Expérience, 1902, p. 310.
la richesse externe est en définitive communiqué à la conscience du possesseur de cette richesse.
Les deux sortes de revenu final, le revenu physique et le revenu psychique, ou encore le revenu objectif et le revenu subjectif, sont l'une et l'autre parfaitement justifiées dans leur propre sphère. D'ordinaire, le revenu physique et le revenu psychique sont égaux en valeur. Un pain qui fournit des services pour une valeur de dix cents donnera vraisemblablement pour dix cents de satisfaction immédiate. Lorsqu'on jouit d'un concert musical pour une valeur de un dollar, il importe peu que nous disions que les services des musiciens en produisant des vibrations valent un dollar, ou que le plaisir que ces vibrations procurent à l'esprit vaut cette même somme. Lorsqu'on paye un loyer pour une maison, ce loyer est ordinairement regardé comme étant aussi la mesure de l'agrément subjectif que Ton se procure par lui.
Néanmoins, il existe divers points où les évaluations du revenu subjectif et du revenu objectif diffèrent, et parmi ces points, il en est trois qui sont assez importants pour qu'il soit utile d'y insister.
Le premier cas, c'est celui où la transformation dans le corps demande un temps considérable. Ici, les deux espèces de revenu ne correspondent pas. Par exemple, l'instruction reçue par un apprenti comme préparation à Texercice de sa profession est un service qui consiste à donner à son corps une certaine dextérité manuelle, afin que cette même dextérité lui serve quelques années plus tard à accroître son pouvoir d'obtenir un revenu. L'apprentissage constitue, en quelque sorte, un placement sur le corps, placement qui sera remboursé plus tard (avec intérêt), tout comme la plantation d'un arbre est un placement sur l'arbre, afin de
s'assurer ses produits pendant des années ultérieures. A l'époque de la plantation de l'arbre, il n'y a pas de revenu net, car le travail crédité au planteur de l'arbre est débité à l'arbre ; ce n'est que lorsque, dans les années suivantes, l'arbre porte des fruits ou tout autre produit, que la plantation produit un rendement (retiirn). De même, le travail d'enseignement de l'apprenti devrait être crédité au maître et débité au corps de l'apprenti ; les satisfactions finales n'apparaîtront que lorsque la connaissance acquise produira son effet. Tout cela ne peut être porté avec exactitude que dans une comptabilité complète comprenant le revenu subjectif.
Le même principe s'applique à tout dressage (trainingj ou éducation en vue d'une profession. Lorsqu'un jeune homme étudie le droit, la médecine, le journalisme, la musique, ou lorsqu'il se prépare à quelque autre profession, il opère un placement sur sa propre personne dans l'espoir que les sommes ainsi placées lui seront finalement remboursées (avec intérêt). On peut dire la même chose de l'éducation physique. Les hommes qui réussissent le mieux sont la plupart du temps des hommes qui, comme le président Roosevelt, ont eu, dans leur première jeunesse, la sagesse de fortifier leur corps et qui ont, par suite, augmenté leur pouvoir de production dans leurs années de maturité.
Le deuxième point auquel le revenu subjectif s'écarte du revenu objectif se rencontre dans des professions dont l'agrément ou le caractère répugnant fait que leur rendement en revenu psychique diffère considérablement de leur rendement en revenu objectif. C'est ce qui est fréquent en matière de travail. A proprement parler, en ce qui touche le revenu objectif, il n'est pas tenu compte de la fatigue du travailleur. L'ouvrier qui gagne 2 dollars par jour obtient
un revenu objectif deux fois plus grand que celui qui est obtenu par un ouvrier gagnant 1 dollar par jour. Cependant si l'ouvrage du premier est difficile, pénible ou dangereux, il peut très bien se faire qu'un grand nombre de personnes préfèrent recevoir le revenu nominalement plus faible que de supporter ces inconvénients. Ce sont là des faits qui ont souvent embarrassé les économistes et on a souvent demandé s'il n'était pas juste de faire des réserves en ce qui concerne les professions désagréables, telles que la profession de bourreau, et s'il est exact de dire qu'un ouvrier qui gagne 500 S par an à la sueur de son front gagne autant en réalité qu'un capitaliste qui, sans aucune fatigue, retire annuellement 500 S de ses actions et de ses obligations. On sait maintenant sans en douter ce qu'il faut répondre à ces questions. Tant qu'il s'agit du revenu objectif, il ne doit être fait aucune réserve. C'est-à-dire que les rendements obtenus par le travailleur doivent tous être comptés comme bruts et non comme nets, sans qu'aucune déduction soit opérée au sujet de ce que l'on appelle <■( angoisse mentale •> ou sentiments pénibles. Le revenu objectif s'arrête au seuil du corps du travailleur. Il ne dépasse jamais cette limite et il ne comprend pas ce que le corps transmet à l'esprit (1). Mais, en passant au revenu subjectif, nous éviterons quelques-unes des inexactitudes manifestes que l'on com-
(1) La seule façon dont une personne contribue à ce revenu objectif, c'est, comme cela résulte des explications que nous avons données, au moyen du travail qu'elle accomplit sur les objets externes, afin que ceux-ci puissent, à leur tour, lui rendre des services. Le revenu objectif comprend donc tous les résultats de ses propres exercices corporels, en tant que ces résultats lui arrivent par la voie (via) de ces agents extérieurs. Par exemple, un agriculteur sème du blé qui est vendu et qui lui donne un certain revenu. Les services de l'agriculteur ouvrent ici un circuit qui passe par la propriété agricole, par les récoltes, par le blé, par les produits de la vente du blé, par les marchandises dont on peut jouir qui sont acquises au moyen de ces produits, et enfin de nouveau par sa propre personne, personne à laquelle servent ces marchandises.
met d'ordinaire dans les comparaisons statistiques, qui opposent le revenu d'un capitaliste à celui d'un travailleur, ou qui opposent les uns aux autres les revenus de différents travailleurs qui ont les uns une tâche difficile et les autres une tâche facile. Pour obtenir le revenu d'une personne, il nous faut retrancher des satisfactions subjectives les efforts subjectifs que l'on fait pour les atteindre. Un travailleur qui reçoit 2 dollars par jour peut travailler si péniblement pour atteindre ce résultat, qu'il y aura lieu de déduire 1 S 50c. pour l'effort, tandis que tel travailleur qui reçoit un dollar par jour ne devra peut-être en déduire que 25 cents. L'homme qui gagne nominalement 2 % recevrait alors un revenu net de seulement 50 cents par jour, tandis que celui qui gagne nominalement 1 dollar recevrait un revenu net de 75 cents. De même, dans la comparaison entre le revenu du capitaliste et le^ revenu du travailleur, nous devrions dire que le travailleur qui reçoit 500 % par an, avec une dépense d'efforts évaluée 250 dollars, ne reçoit que la moitié du revenu d'un capitaliste qui, durant la même période, obtient sous forme de dividendes ou d'intérêts une somme de 500 $ sans efforts d'aucune sorte.
On peut demander s'il est possible de faire une évaluation du travail. A un point de vue pratique ou statistique, cette évaluation est difficile, sinon impossible. Cependant on peut obtenir certaines données. Un domestique qui demande de l'ouvrage tient compte non seulement des salaires qu'il recevra, mais aussi de la difficulté du travail et il consentira à accomplir des tâches exceptionnelles ou désagréables que sous la condition d'une augmentation déterminée de ses salaires. Dans ce cas, nous pouvons dire que l'augmentation de salaire nécessaire pour obtenir le consentement du travailleur représente subjectivement, pour lui ou pour elle, la difficulté plus grande du travail. De la même manière, un fonctionnaire de l'Etat qui peut, à n'importe quel moment, se retirer du service moyennant une demi-solde, se décide à se retirer on peut dire qu'il con-
sidère la difficulté de son travail comme équivalent dans son évaluation à la moitié du revenu qu'il reçoit pour ce même travail.
En général, nous pouvons dire que la véritable méthode pour l'évaluation de l'élément désagréable impliqué dans le travail d'une personne, consiste à déduire du revenu brut la somme que le travailleur consentirait à sacrifier pour éviter l'élément désagréable. C'est-à-dire qu'on suppose qu'il se représente une alternative qui est considérée par lui comme équivalent dans son esprit aux conditions actu3lles dans lesquelles il travaille, mais qui en diffère sur d?ux points, savoir : en ce qu'elle est affranchie du travail ou de la fatigue de l'effort, et en ce qu'elle est privée d'une certaine portion de salaire ou rémunération. Par exemple, si le travailleur qui reçoit 2 dollars par jour pour un travail de huit heures estime que c'est là l'équivalent d'un salaire de 1 S 50c. sans travail, il se trouve avoir fait virtuellement une déduction de 50 cents par jour pour la fatigue de son travail.
Nous sommes maintenant parvenus au moment où il est utile d'insister sur un point qui a une très grande importance, mais qui est rarement bien compris. Ce point, c'est que la plus grande partie de ce qui est appelé « coût de production >) n'est, en dernière analyse, nullement un coût. Nous avons vu, en employant la méthode des couples, que chaque article objectif de coût est aussi un article de revenu, et que, dans le total final aucun article objectif de dépense ne survit à la compensation. Ce principe demeure vrai, soit que nous arrêtions notre comptabilité au seuil du corps, restreignant cette comptabilité à une énonciation du revenu objectif, soit que nous retendions jusqu'à lui faire embrasser le corps, pour qu'elle énonce ainsi un
revenu psychique. Ceux qui ont pris l'habitude de baser leurs théories d'économie politique sur l'hypothèse que le « coût de production » est un article essentiel et définitif, feront bien de réfléchir attentivement à cette proposition. Elle signifie cfue dans un tableau complet de la production il n'existe nullement un coût dans son sens objectif. Tout ■ce que l'on désigne ordinairement sous le nom de coût n'est à proprement parler un coût que par rapport à •d'autres comptes. Cela est vrai, par exemple, du coût de matière première. Il coûte de la farine pour produire du pain ; mais tout ce que la farine, coûte au boulanger constitue un revenu pour le meunier, Il en est de même des salaires. L'employeur considère la paye .comme du coût de production, tandis que le travailleur la considère comme un gain.
Le fait que tous les coûts objectifs sont aussi toujours •du revenu objectif, et, par suite, disparaissent dans la sommation finale, est quelquefois vaguement pressenti dans les livres d'économie politique, surtout dans les traités relatifs à la terre et à l'intérêt, quoique les points de vue soient toujours variables et incertains. On s'est livré à de longues •discussions sur le point de savoir si la rente fait partie du €oût de production. Un grand nombre d'auteurs ont répondu négativement à cette question (1). Boehm-Bawerk a aussi soutenu que l'intérêt n'était pas un élément du coût de production. Il résulte clairement de ce qui a été dit que tout payement de rente ou d'intérêt, tout en étant im coût pour celui qui paye, est un revenu pour celui qui €st payé. Le revenu objectif total de la société consiste entièrement en artides positifs, tels que l'usage des aliments et des meubles, le logement fourni par les maisons et autres services directs de la richesse. II n'existe pas d'articles né-
(1) Cpr. Iss remarques intéressantes de Jevons, dans la préface de son ouvrage ia'itulé : Theorj of Poli'ical Economy, 3^ éd., 1888, p. xLviii ; trad. franc., p. 46.
LE REVENU
gatifs dans le compte du revenu social qui survit sous forme de ^ coûts de production ».
Cependant, lorsque nous revenons au revenu subjectif, nous trouvons que le cas est un peu différent. En considérant l'organisme humain comme un capital sur lequel le monde extérieur exerce son action et qui lui-même exerce une action sur le monde interne de la conscience, non seulement nous faisons avancer d'un pas la frange non compensée de services et nous obtenons comme revenu net les satisfactions subjectives provenant de l'usage des aliments, des vêtements, des meubles, de l'habitation, etc., mais encore nous jugeons nécessaire d'y comprendre aussi les efforts subjectifs que font des êtres humains pour accroître ces satisfactions.
C'est ainsi que, pour nous référer encore au compte-revenu de l'homme de loi, nous voyons que son revenu net se composait de l'usage de sa maison, valant 100 S, de l'usage du mobilier, valant 50 S, de l'usage des aliments d'une valeur de 150 S et d'autres usages ayant une valeur totale de 2.500 $, ce qui nous donne un total de 2.800 $. Mais si nous faisons entrer dans notre compte la propre personne de l'homme de loi, il nous faudra inscrire, en plus des articles précédents du revenu, les articles suivants :
Sowce de capital
Personne.
Revenu
Sadsfaclions du logement 100 [P]
Satis factions de l'usage du mobilier 50 [Q]
Satisfactions de l'usage des aliments 150 [R]
Satisfactio7is provenant d'autres usages 2.500 [SJ
DJpense
Logement . . .
Usage du mobi-
lier
Co.isommalion
de nourriture.
Autres usage-;.
S a cri fi ce de
travail ....
Parmi ces articles additionnels, les uns sont des articles
subjectifs, tandis que les autres sont des articles objectifs. Les premiers sont indiqués par des lettres en italiques. Il est évident que les articles objectifs, qui sont ici débités à la personne de celui qui reçoit, ont des contre-parties égales et opposées dans les comptes que nous avons donnés au chap. IX, § 10. Ces mêmes articles y furent inscrits comme crédits et constituaient la « frange non compensée » du revenu objectif final. Ils furent désignés par [B], [C], [D], [0]. Maintenant, cependant, après l'introduction des nouveaux articles, ils se compensent avec les débits des lettres semblables, /', c, t/, o ; mais une autre frange non compensée fait son apparition, et c'est [P], [Q], [R], [S], articles qui sont entièrement subjectifs. Ces articles, nous les avons, pour plus de commodité, inscrits sous les mêmes chiffres que leurs prototypes objectifs. Leur somme s'élève donc aussi à 2.800 $. Mais là aussi apparaît un coût de travail subjectif [t] de 500 S pour exprimer le travail personnel et la fatigue de l'homme de loi dans l'exercice de sa profession. Le résultat, c'est que son revenu objectif net n'est pas égal au revenu objectif de 2.900 S, mais n'est que de 2.300 §.
Donc, en parvenant à cette étape finale de nos recherches, nous nous apercevons que le seul dernier article de coût est le coût du travail, ou, si le terme « travail » n'est pas lui-même assez large, nous pouvons nous servir des mots peine, inquiétude, fatigue, ennui et toutes les autres expériences subjectives non désirables par nature et qui sont nécessaires pour s'assurer des expériences désirables (1). C'est pourquoi, dans un certain sens, les socia-
(1) Il peut être utile d'insister sur la distinction entre l'ouvrage et le travail, distinction qui a été si bien indiquée par le professeur J.-B. Clark. L'ouvrage accompli consiste en les services rendus, et il constitue une chose positive ; le travail consiste en les effets nécessaires pour accomplir ces services, et il est négatif. L'ouvrage est objectif ; le travail est subjectif. A proprement parler, un emploj-eur ne paye pas un homme pour son travail, mais il le paye pour son ouvraare.
2i4'' DEUXIÈME PARTIE. — LE REVENU
listes sont tout à fait dans le vrai, lorsqu'ils disent que le travail est le seul véritable coût de production, quoiqu'il soit difficile de justifier certaines conclusions qu'ils déduisent de cette proposition.
La troisième différence entre le revenu subjectif et le revenu objectif est due au fait que certaines expériences agréables ou désagréables sont directement dues au caractère du corps lui-même. Une grande partie de notre revenu subjectif est due à notre condition de santé ou de maladie. Un homme doué d'une bonne constitution a un courant de conscience plus agréable, c'est-à-dire un plus grand revenu subjectif qu'un homme doué d'une moins bonne constitution. Les peines et les souffrances de la maladie trouvent place ici dans la comptabilité complète du revenu et de la dépense. 11 est évident que l'homme riche qui avouait qu'il échangerait volontiers tous ses millions pour un corps jeune et vigoureux, peut recevoir un vaste revenu objectif, mais il n'a pas autant de revenu subjectif que Walt \Vhitmann qui possédait à peine un dollar.
Que ces articles subjectifs no doivent en aucune façon être dédaignés par l'économiste qui a si longtemps peiné au sujet des phénomènes objectifs superficiels, c'est ce qui apparaît clairement, lorsque nous considérons qu'un corps sain est chose absolument essentielle, quand il s'cgit de recevoir le revenu de la richesse externe et d'en jouir. L'homme qui a la vue assez courte pour perdre sa santé à la poursuite de ce qu'il appelle la richesse, ne tardera pas à dépenser cette richesse pour réacquérir la santé. Nous n'avons qu'à visiter les villes d'eaux du Colorado et de la Californie, pour être frappé du nombre d'hommes d'affaires qui se sont trouvés dans ce cas. Les économistes, en fixant exclusivement leur attention sur des phénomènes physiques, ne tiennent aucun compte de l'élément le jdus
essentiel, à savoir, la vigueur de la vie humaine. La v( ritable « richesse des nations >;, c'est la santé de leurs irdividus. Une nation qui se compose d'individus faibles, malades et à courte vie, est pauvre, si on la compare à une nation dont les habitants sont du type opposé. C'est pourquoi les préceptes de l'hygiène moderne, des règlements sanitaires et de la médecine préventive, toutes choses qui tendent à accroître le pouvoir du travail et le pouvoir de jouissance, ont une importance économique plus grande que la plupart des préceptes de luxe et d'effémination, communément observés par la « richesse ».
Nous voyons donc que l'expression « revenu subjectif » signifie simplement toute la vie consciente d'une personne. Chaque article de ce revenu arrive par la voie (i^ia) du corps de la personne.
En ce qui touche la mesure des articles qui entrent dans ce courant psychique, il faut appliquer les principes qui ont déjà été appliqués à la mensuration des autres grandeurs. En premier lieu, tous les événements pareils se mesurent par un simple calcul. En second lieu, il faut, autant que possible, les soumettre à une évaluation en termes de monnaie, comme lorsqu'il s'agit de services objectifs. Pour accomplir cette évaluation, il suffit simplement que l'individu réponde à cette question, à savoir, quelle somme il consentirait à payer pour une jouissance obtenue au moyen de la richesse externe, comme une boite de bonbons ou un cigare. Si l'événement est tel qu'il ne puisse se rattacher à des marchandises achetables, il est nécessaire d'imaginer un échange, alors même qu'un échange effectif est impossible.
Nous avons maintenant suivi la méthode des couples depuis le bilan relatif à un article particulier de capital, ou à un groupe d'articles, jusqu'aux entiers biens-capital d'un individu ou d'une société. Cela nous a conduit inévi-
216 DEUXiÈiME PARTIE. — LE REVENU
tablement à considérer le courant psychique des événement comme revenu final, tous les articles agréables étant du côté du crédit et tous les articles désagréables du côté du débit. Mais les méthodes qui ont été indiquées nous donnent aussi le moyen de nous arrêter à n'importe quel point antérieur. Il existe deux points antérieurs qui sont à la fois logiques et commodes. Le revenu final objectif en est un ; l'autre n'existe que dans une civilisation très développée, comme celle qui existe actuellement dans l'Europe occidentale et en Amérique, et il consiste en le « revenu monnaie », qui nous est si familier, d'un individu, c'est-à-dire en ses recettes et monnaie provenant de toutes les sources du capital, déduction faite des dépenses en monnaie qu'il a fallu faire pour obtenir ces recettes. Le revenu d'une personne, si on le calcule au moyen de ces trois méthodes, différera ordinairement très peu, quoique en théorie, et parfois même en pratique, il puisse différer considérablement. Tant que nous savons ce que nous entendons par ces diverses sortes de revenu, et tant que nous comprenons les relations qui existent entre elles, nous sommes libres de considérer n'importe laquelle d'entre elles comme « revenu » à la place de celui-ci. Mais il nous est difficile de comprendre l'une d'elle, sans avoir au moins quelque idée des deux autres.
Ayant ainsi achevé notre examen de la sommation des éléments de revenu, nous pouvons, sans inconvénients passer à la classification de ces articles. Ils se divisent naturellement en trois groupes. Le premier groupe comprend les articles de revenu qui sont positifs et non négatifs, c'est-à-dire les expériences agréables du revenu subjectif, car ces expériences, comme nous l'avons vu, sont les seuls articles positifs définitifs qui ne soient pas compensés. Le deuxième groupe comprend des articles qui sont négatifs,
mais non positifs, c'est-à-dire des expériences psychiques désagréables, et ce groupe se compose de deux classes : 1° Le travail et la fatigue qui sont employés en vue de se procurer du revenu par des voies objectives, en d'autres termes, la peine du producteur ; et 2° Les impressions désagréables produites dans la conscience d'un individu par un état anormal du corps, comme les souffrances physiques {aches), les peines, et des maux de toutes sortes, mais auxquels on ne s'est pas volontairement soumis en vue d'un rendement futur. Le troisième groupe comprend ce que nous avons appelé des interactions, c'est-à-dire des articles qui sont à la fois positifs et négatifs selon le point de vue auquel on se place. Les deux premiers groupes sont entièrement subjectfis, et le dernier est entièrement objectif. Le troisième groupe, celui des interactions, constitue de beaucoup la masse la plus considérable des articles qui font partie du compte-revenu et il comprend tout ce qui entre dans la tenue des livres pratiques. Ce troisième groupe peut se subdiviser en deux groupes : 1° celui des interactions extérieures au corps humain ; et 2° celui des interactions entre la richesse externe et le corps humain, c'est-à-dire des interactions qui ont été désignées sous le nom de « services objectifs définitifs ». Le tableau suivant nous permet de voir les autres subdivisions :
Services purs subjectifs).
( travail (coût de production) Desservices purs (subjectifs) ] . . , ,- - ,
^ V r» j ^ j ^ peines et autres désagréments
I nourriture Services '^ j entre la richesse objective et \ vr-tenaent
le corps du possesseur ser- \ logement vices objectifs définitifs; • • • / amusements
[ instruction, etc.
/ production I transport entre des articles ob- ; commerce jectifs j [ réclame
Interactions
etc.
organisation
indemnités
TROISIIJIE PARTIF
( npUal cl Revenu
• Nous venons d'apprendre ce que sont le capital et le revenu et comment se mesure chacun d'eux. Nous avons vu que le mot capital ne se restreint pas à quelque portion particulière ou à quelque sorte de richesse, mais qu'il s'étend à n'importe quelle richesse ou même à toute la richesse qui existe à un certain moment précis, ou encore aux droits de propriété sur cette richesse, ou enfin aux valeurs de cette richesse ou de ces droits de propriété. Nous avons vu aussi que le revenu ne comprend pas seulement le revenu monnaie, qu'il ne consiste pas en un afflux de marchandises, qu'il n'est pas un composé de marchandises et de services, qu'il n'est pas nécessairement acquis d'une manière régulière et qu'il ne doit pas nécessairement laisser le capital
intact {unimpaired).moLis qu'il consiste simplement en les services de la richesse, et que, de même que le capital, le revenu peut être mesuré soit par la pure quantité des divers services rendus, soit par leur valeur. Nous avons vu que dans la sommation, tant de la valeur-capital que de la valeurrevenu, il existe deux méthodes permettant de compenser les articles négatifs et les articles positifs, et que ces deux méthodes s'appellent la « méthode des balances » et la y< méthode des couples )\ Par la méthode des balances, les articles négatifs de tout compte individuel sont déduits des articles positifs du même compte, et la différence, ou balance, nous fait connaître le capital net (ou le revenu, selon le cas) dont s'occupe le compte, que ce capital (ou ce revenu) soit le capital net (ou le revenu) d'un propriétaire particulier, ou d'un article ou groupe particulier de capital. D'un autre côté, la méthode des couples compense les articles par paires et elle se fonde sur ce fait que, en ce qui touche le capital, tout rapport d'obligation a un côté crédit, aussi bien qu'un côté débit, et que, en ce qui touche le revenu, toute interaction est à la fois un service et un desservice.
Nous avons fait remarquer que la méthode des couples, pleinement appliquée, nous fait connaître en quoi consistent en définitive le capital et le revenu. Nous avons vu qu'une .«semblable sommation, appliquée au capital, fait disparaître graduellement tous les droits partiels, tels que les actions et les obligations, et laisse subsister comme résultat final la richesse en capital concret d'une communauté ; et que lorsque la méthode des couples est appliquée à des comptes de revenu, les « interactions » qui y sont impliquées disparaissent, laissant sans compensation une frange extérieure de services et de desservices. Si la méthode est poussée aussi loin que possible dans le monde des services objectifs, elle ne laisse subsister que les services directs ou définitifs de la richesse objective, en tant qu'ils affectent l'organisme humain ; tandis que si la méthode est poussée encore un
pas plus avant, elle ne laisse, comme courant de revenu final que l'expérience agréable ou désagréable de la conscience humaine. Comme résultat de notre étude, nous voyons que ce que Ton appelle coût de production n'a aucune existence réelle comme élément du courant de revenu objectif, et que, par suite, les seuls coûts de production qui ne soient pas aussi des éléments de revenu sont l'effort subjectif {subjective labor) et la fatigue de ceux qui sont occupés dans la production.
Nous avons vu que le capital et le revenu sont sous bien des rapports analogues et sont aussi étroitement corrélatifs ; que tout capital produit un revenu et que tout revenu découle iflo'.vs) du capital — au moins lorsque le mot « capital » est employé dans son sens large, sens qui comprend les êtres humains. C'est pourquoi la vieille proposition des économistes, à savoir, que le capital est la richesse qui produit du revenu, est correcte, quoique l'idée qu'une telle définition est restrictive et ne doit s'appliquer qu'à certaines sortes de richesse, soit incorrecte.
Puisque le capital et le revenu ont entre eux des rapports si étroits, il devient nécessaire d'examiner en détail quels sont ces rapports. Les principales relations entre le capital et le revenu sont représentées par quatre rapports (ratios). Comme nous l'avons déjà vu, le capital et le revenu peuvent l'un et l'autre être mesurés soit en quantité, soit en valeur. Il suit de là que la relation entre le revenu et le capital qui le produit prend quatre formes différentes selon que le revenu et le capital sont mesurés en l'une ou en l'autre de ces deux manières. Voici quelles sont ces quatre formes du rapport revenu-à-capital (income-to-capital) :
1° Le rapport entre la quantité de services par unité de temps et la quantité de capital qui fournit ces services peut
être appelé productivité physique du capital. Ainsi, si 10 acres de terre produisent, dans une certaine année, 60 hushels de blé, le rapport entre le revenu et le capital pourra être exprimé par 6 bushelspRT acre et par an. C'est là la productivité physique. De même, si 10 métiers à tisser tissent 500 yards de drap par jour, le rapport entre les services et la quantité de ce capital, ou la productivité physique des métiers, sera de 50 yards par métier et par jour.
2° Le rapport entre la valeur du revenu provenant du capital et la quantité du capital peut être appelé la productivité-valeur {value productivity). Ainsi, si 10 acres de terre produisent un rendement net annuel d'une valeur de 200 S, la productivité-valeur annuelle sera de 20 S par acre. C'est là ce que l'on désigne ordinairement sous le nom de rente foncière. Les mêmes principes s'appliquent à la rente d'une habitation ou de tout autre article de capital. Nous trouvons un autre exemple de productivité-valeur dans les salaires des travailleurs.
3° Le rapport entre la quantité de services rendus par le capital et la valeur du capital peut être appelé son rendement physique (physical-return). Ainsi, si une valeur de 100 S de capital appliquée à la terre sous forme, par exemple, d'outik agricoles augmente la production de la terre d'un bushel, le rendement physique annuel de ce capital est 1/100 de bushel par dollar employé. Ceux qui étudient l'économie politique classique sont familiers avec cette notion de rendement physique à propos de « doses » de capital employées au profit de la terre.
4° Le rapport entre la valeur des services et la valeur du capital qui les fournit peut être désigné sous le nom de rendement-valeur. Ainsi si une maison valant 10.000 $ produit dans une année donnée une rente nette de 1.000 §, k rendement-valeur est de dix pour cent par an. Un exemple important du rendement-valeur nous est évidemment fourni par le taux de l'intérêt.
Nous avons ainsi les quatre rajDports suivants :