PREFACE
d'un sujet, toutes les objections qui peuvent se présenter. Notre hut a été de nous en tenir à un ordre déterminé, de façon que chaque pas en avant prépare la voie pour celui qui suivra ; mais ce plan a nécessité le renvoi de certaines matières ou delà de la limite où la conscience de leurs difficultés aurait pu commencer à troubler le lecteur. C'est pourquoi nous demandons au lecteur de vouloir bien suspendre son jugement jusqu'au moment où il aura achevé la lecture de cet ouvrage et même, si cela est nécessaire, de relire les parties où il aura, pour la première fois, rencontré ces difficultés. Ce que nous disons là concerne surtout la doctrine du revenu, dont le concept constitue la matière centrale de ce livre. Parmi les critiques bienveillants auxquels le manuscrit a été soumis, un grand nombre ont, au premier abord, refusé de donner leur assentiment aux conclusions du chapitre vu, mais tous ont invariablement retiré leurs objections après avoir lu le chapitre XIV.
La nature du revenu est un sujet qui, jusqu'ici, n'a pas reçu, dans la littérature économique, toute l'attention qu'il méritait. Le revenu joue un rôle important dans tous les problèmes économiques : c'est pour le revenu que le capital existe ; c'est pour le revenu que le travail est "effectué ; et c'est la distribution du revenu qui constitue l'inégalité entre les riches et les pauvres.
Et ce n'est pas seulement pour l'économiste théoricien que ce sujet offre de l'intérêt. Il s'adresse aux hommes d'affaires et à tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de réforme sociale, aussi bien qu'aux classes spéciales des teneur» de livre, des agents comptables et des mathématiciens. Ce livre est ainsi disposé que le lecteur ordinaire peut, si bon lui semble, laisser de côté les parties purement techniques, telles que les appendices et peut-être encore le chapitre xvii. Nous conseillons à tous les lecteurs d'apporter une attention particulière à la lecture des chapitres vi, VII, IX et XIV.