ESSAI DE DIAGNOSTIC
Peut-on établir une entité clinique répondant à ce type d’hydrocèle tuberculeuse primitive, nous ne le croyons pas; car rien ni dans l’âge, ni dans le volume ne nous fournit d'éléments précis. Une fois sur quatre environ, on ‘doit rencontrer une hydrocèle tuberculeuse primitive. Mais seul, l'examen direct et l’inoculation sont capables de nous affirmer la nature bacillaire de ces exsudats. Toutefois, nous ferons une réserve touchant cette dernière méthode, car nous avons vu que dans quelques cas la virulence du bacille de Koch était très atténuée et que malgré la négativité des résultats, il fallait considérer l’'épanchement comme tuberculeux.
Plusieurs des opérés examinés plus de douze ans après la date de l’intervention n'avaient aucune lésion épididymo-testiculaire, leur état de santé paraissait excellent et rien ne pouvait témoigner de leur atteinte tuberculeuse ancienne.
Au point de vue opératoire, toutes les observations d’hydrocèle tuberculeuse simple (sans lésion épididymo-testiculaire) sont unanimes pour reconnaître que la séreuse est épaissie, mais qu'il n'y à jamais de fausses membranes ni de néo-membrane, comme il est habituel d’en rencontrer dans les pleu-
ro-luberculoses dites primitives. Il est bien évident que cette affection succède à une inoculation, soit hématogène, soit lymphogène, et la vaginalite séreuse tuberculeuse ne doit pas faire exception à cette règle.
Qu'il s'agisse d’une réaction de défense contre un agent de virulence atténuée, cela nous paraît très vraisemblable, d'autant plus que les résultats des inoculations mentionnés ci-dessus (Widal, Ravaut, Courmont, Barjon et Cade) furent négatifs. I] faut, de toute nécessité, suivre une technique absolument précise pour mettre en évidence ces bacilles dont la virulence faible se prête mal aux inoculations démonstratives. Au point de vue chirurgical, un fait semble à première vue particulièrement troublant, c’est l’absence de fistularisation, lorsqu'on pratique le retournement de la vaginale avec ou sans résection, c’est une notion sur laquelle nous nous devons d’insister.
Est-ce un fait nouveau ? Tous les chirurgiens qui ont la pratique de l'extirpation des abcès froids
ihoraciques, par exemple, n’en seront nullement sur- Pris; un certain nombre de c faitement après extir fistule.
es abcès guérissent parpation complète sans laisser de
D'autres Al8UMenis viennent fortifier notre manière de voir: ce sont les guérisons per primam obtenues dans les épididymectomies manifestement tuberculeuses ; enfin nous ne sSaurions oublier de rap-
peler une nôtion sur laquelle peu d'auteurs ont atti-
aux Aie e ci dû à dre relativement | basse de cette région qui en général est à 6 à 8° au-dessous de la température centrale.